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Sujet : La sience du hadith chiite ? Une mascarade tragi-comique !

  1. #1
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    La sience du hadith chiite ? Une mascarade tragi-comique !

    es-selèmou 3aleykoum

    Excusez-le titre racoleur à l'américaine : la désertification du forum exige l'emploi de méthodes commerciales agressives anglo-saxonnes. On n'a presque pas le choix. La science du hadith chiite est une vaste mascarade pour plusieurs raisons, dont le détail se trouve dans les liens qui suivent. Ici, résumées et notées en vrac, se trouvent exposées quelques-unes d'entre elles.

    1) Les hadiths chiites ne mentionnent que très rarement le Prophète (psl), qui n'est pour eux qu'un tremplin vers Ali ; un personnage secondaire dont toute l’œuvre n'a, au fond, consisté qu'à épouser Khadijah (raa) pour enfanter par elle Fatima (raa), marier cette dernière à Ali (raa) et ainsi donner naissance à la lignée des 12 imams-dieux. Sa sounnah ayant été déclarée falsifiée, tout autant que le Coran qu'il nous a transmis, Mohammed (sws) n'a donc à peu près aucune autorité dogmatique ni législative dans le chiisme. Le meilleur des hommes n'est donc, chez eux, qu'une rampe de lancement et un faire-valoir pour Ali et sa descendance. Dans les faits, leurs hadiths ne sont que des paroles faussement attribuées aux 12 imams, principalement à Jafar es-seddiq, véritable savant musulman reconnu par ses contemporains mais transformé en dieu chiite et, de ce fait, calomnié par ses adorateurs.

    2) Leur science des narrations est intégralement pompée sur la nôtre dans le but évident de crédibiliser leur religion face à l'Islam ; de se doter d'un pendant chiite à une science du hadith qui est entièrement notre création.

    3) Les "authentificateurs" rafidhites confessent que si la rigueur sunnite devait être appliquée à leurs hadiths, aucun de ceux-ci ne serait qualifié d'authentique.

    4) Dans leur religion excrémentielle, vraiment caca-boudin de chez caca-boudin, il suffit, pour un hadith, d'être "beau" et en conformité avec leur doctrine pour qu'il soit accepté et fasse autorité.

    5) Vous n'allez sans doute pas en croire vos yeux ; c'est une vérité qu'on espère montrer dans le sujet "Le meilleur du pire de l'humour chiite involontaire" : un hadith chiite est rapporté par un homme venu de l'espace, un autre par un âne. Mais bon, tant que le hadith est beau et conforme...

    6) À cause de leur croyance selon laquelle la dissimulation de foi a été pratiquée par les 12 imams, les rafidhites eux-mêmes n'arrivent pas à distinguer la parole véridique de l'imam de celle qu'il aurait dite par dissimulation de foi. Leurs 12 dieux pratiquant le double-discours, on peut leur attribuer aussi bien la paternité d'une parole sincère que la paternité d'un mensonge tactique. Voilà un exemple précis. Jafar es-seddiq, sixième dieu pour les rafidhites, savant reconnu pour les musulmans, a dit, selon nous, que le mariage temporaire n'était rien d'autre que de la fornication. Mais, selon les chiites, ce même imam a rapporté du prophète (paix à lui) cette horreur : Un tiers du corps est sauvé du feu par un contrat de mout3a. Deux tiers du corps sont sauvés du feu avec deux mout3a, et tout le corps est sauvé du feu avec trois contrats. Laquelle des deux paroles contradictoires est celle réellement prononcée par l'imam ? Quand est-ce qu'il faut croire un homme qui a dit, d'après eux et d'après eux seuls, qu'il s'autorisait à mentir si les circonstances l'exigeaient ? Leur principe de dissimulation de foi leur retombe sur le coin de la figure. Dans notre religion, un prophète ne doit jamais mentir, pas même pour plaisanter, de façon à ce qu'on ne puisse jamais prétexter la plaisanterie pour invalider une narration qui nous serait déplaisante. Au passage, notez comment Jafar es-seddiq, homme suffisamment sincère pour se voir attribuer le surnom de "véridique" par les musulmans eux-mêmes, devient un menteur délibéré et un partisan de la fornication sous contrat.

    La suite est à découvrir dans les liens qui suivent en adressant un gigantesque merci à web.archive.org ; à Najm-dine, champion de l'Islam face au rafidhisme, rédacteur prolifique qui inondait les forums musulmans (Mejliss el Kalam, Islamie, Aslama) de ses démystifications du chiisme, en plus d'être très vraisemblablement l'un des auteurs du site anti-chiisme "al-taqiya.org" ; à Alkashif et à tous ceux qui, vigilants et dormant très peu, rappliquaient très vite quand il fallait démonter les hérésies chiites librement publiées sur le forum-poubelle "Mejliss el Kalam", et devaient faire ce travail de démystification en s'exposant à un bannissement par les modérateurs chiites 101 et 104, donc juges et parties (et qui m'avaient banni deux fois du forum pour mon activité anti-chiite).

    Vaste exposé à lire intégralement
    http://www.al-taqiya.org/la-science-...e-supercherie/

    Forme plus succincte, avec d'autres éléments d'information
    http://web.archive.org/web/200801111...d.php?t=249218

    Au sujet de Jafar es-seddiq et de son héritage scientifique
    http://web.archive.org/web/200806071...th-t41680.html
    Dernière édition par Pseudonym; 02/08/2018 à 00h12
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

  2. #2
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    es-selèmou 3aleykoum

    Un souci de rapidité de rédaction rend les textes moins travaillés qu'à l'habitude ; après relecture à tête reposée, il apparaît utile de clarifier la question de la contradiction entre la science du hadith et le principe chiite du mensonge légal (
    at-taqiya).

    Comme déjà dit ailleurs, la religion chiite est une religion qui comporte deux niveaux de
    baratin : le bobard des chiites envers les non-chiites d'un côté, et la salade des prêtres chiites vis-à-vis de leurs ouailles de l'autre côté. Le premier niveau sert à cacher la laideur de leur doctrine pour ne pas rebuter des masses musulmanes à conquérir. C'est leur principe bien connu de "taqiya", qui constitue "9/10e de la religion" selon Ja3far es-sediq (rA). Du temps des forums musulmans, pour défendre leur religion, cette taqiya était utilisée par les chiites quand, par exemple, ils essayaient de faire passer leur dogme de la falsification du Coran pour une hérésie isolée, ultra-minoritaire, alors même qu'elle est un de leurs principaux articles de la foi, article soutenu par plus de 1 200 hadith chiites. Le deuxième niveau de mensonge est encore pire, puisqu'il s'agit, pour les autorités rafidhites, d'inventer ou de colporter des légendes qui servent, la plupart du temps, à prouver le caractère quasi-divin des 12 imams. La chaine Youtube "Anti-Majos Production" en a quelques exemples à vous faire découvrir, dont certains particulièrement hilarants (et qu'on espère traiter dans le sujet sur l'humour chiite involontaire). Or, à partir du moment où le mensonge est autorisé, la science du hadith s'effondre d'elle-même, puisque cette science sert précisément à dissocier le vrai du faux. Par cette incohérence, les chiites se retrouvent dans la situation absurde où ils essaient d'authentifier une parole de leurs idoles, puis, après l'avoir authentifié, doivent encore chercher si elle était sincère ou non. Plus précisément, il s'agit pour pour eux, par l'"analyse" des chaînes de transmission de vérifier si la parole provient bien de l'Imam... tout en sachant que son contenu est potentiellement un mensonge, même si c'est bien l'Imam qui l'a prononcé. Dans le chiisme comme dans le paradoxe du menteur, il y a donc de vrais mensonges et de fausses vérités. Si un homme vous dit qu'il est menteur, croire qu'il est effectivement un menteur revient à lui faire confiance, alors qu'il ne faut pas lui faire confiance puisqu'il est un menteur. Si, au contraire, vous ne le croyez pas quand il se dit menteur, c'est que vous le pensez véridique, alors que s'il était réellement véridique, il n'aurait pas dit qu'il était un menteur. Comment les chiites tentent-ils de sortir de ce sac de nœuds dans lequel ils se sont empêtrés tout seuls ? Si l'une de leurs idoles professe par la parole une doctrine conforme à l'Islam et contraire au chiisme, nous, musulmans, dirons justement que leur dieux témoignent contre eux et rétablissent la vérité ; eux, rafidhites, diront que leurs dieux n'avaient dit cela que par taqiya. On retrouve ce cas figure dans la question du mariage temporaire. C'est, je crois, dans Questions qui ont guidé la jeunesse chiite vers la vérité (de Souleymane Al-kharrachi), livre pointant les nombreuses incohérences doctrinales du chiisme, que l'auteur rapportait la parole d'un chiite qui, à cause de cette taqiya, disait ne plus savoir quand est-ce qu'il lui fallait croire les hadiths de sa religion.

    Finalement, le
    s chiites, malgré leur développement d'un semblant de science du hadith, science principalement conçue pour faire bonne figure face à nous, peuvent toujours continuer à croire à un mensonge et à nier une vérité. Le chiisme, c'est nul. Nul, absurde et quelquefois très drôle.
    Dernière édition par Pseudonym; 02/08/2018 à 22h15
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

  3. #3
    Membre habitué Avatar de Pseudonym
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    es-selèmou 3aleykoum

    Dans le but de clarifier la position musulmane au sujet de Ja3far es-sediq (rA) et dissiper les troubles causés par les mensonges chiites à son égard, voici un résumé de ce qui est bon à savoir au sujet de ce savant, ainsi que des extraits d'une page d'un site anti-chiite ; page pour laquelle ne sera pas mis le lien à cause d'une présentation tendancieuse (ach3arito-soufie) de ce grand savant.

    1) Né à Médine même, il a pour grand-père paternel 3ali, surnommé Zayn el 3abidine, qui était le petit-fils de 3ali (raa). Pour grand-père maternel, il avait le petit-fils de... Abou bakr (raa), le deuxième homme le plus détesté des chiites après 3omar (raa). En conséquence, Aïcha (raa), la femme la plus détestée des chiites, qualifiée par eux de mécréante et hypocrite, était son aïeule, dont il a hérité du savoir via son grand-père. Le lignage de Ali, Omar et Abou Bakr était mélangé, les 3 mariant leurs descendances avec celle des deux autres pour la plus grande perplexité et le désarroi de chiites contraints de le reconnaître. Joli pied de nez également aux métissolâtres musulmans, adeptes du slogan implicitement raciste "les bébés métis sont les plus beaux", alors que les Arabes, les Compagnons, leur descendance pratiquent à fond la caisse le mariage endogamique, et réussissent ainsi la performance remarquable, vantée par Mohammed (psl) lui-même, de pouvoir tracer leur arbre généalogique sur plusieurs siècles.



    2) Il était un rapporteur de hadith plus que fiable ; des vrais hadiths du prophète (psl) et non des paroles de mécréance par lesquelles il autorise ce qu'Allah a interdit (le mariage temporaire, la taqiya) ou s'attribue des caractéristiques divines comme l'omniscience. Les Rafidhites ont inventé pas moins de 12 000 hadiths sur lui.

    3) Il était connu pour la vasteté de sa science, sa piété, sa fréquentation des savants et son lignage ascendant et descendant d'érudits. Il connaissait personnellement l'imam Abou Hanifa et l'imam Mâlik, qui ont rapporté des hadiths de lui.

    4) Il se désavouait des chiites qui faisaient de lui un dieu, lui attribuant notamment la rédaction d'un livre appelé "el-Jafr" ; livre contenant le passé, le futur, la Torah, l’Évangile. Petit cachotier, il n'a montré ce livre à personne, tout comme Ali n'avait pas voulu montrer le Coran originel, celui d'avant la falsification par les Compagnons ; tout comme Fatima (raa) n'avait pas voulu montrer le Coran, "trois fois plus grand que notre Coran et n'en contenant pas une seule lettre", que lui avait révélé l'archange Gabriel en personne. Ils savent tout sur tout et n'en disent rien : quelle famille de cachotiers, alors !

    5) Il se tenait à l'écart du Pouvoir.

    Ici sont intégralement copiés-collés deux paragraphes qui enfoncent le clou sur le total n'importe quoi de la science du hadith chiite en rapport avec les hadiths attribués à Ja3far es-Sediq.

    Le problème Kulayni

    Muhammad Ibn Ya'qub al-Kulayni (m. en 328H/941G) est l'un des trois grands savants chiites ayant compilé ce qui est appelé Les quatre sources secondaires (Al-jawâmi' ath-thânawiyya), ou tout simplement Les quatre livres, qui comportent les « hadiths » chiites.
    Les deux autres savants sont Muhammad Ibn 'Ali Ibn al-Husayn as-Saduq (306-381H/918-991G), et Muhammad Ibn al-Hasan at-Tusi (385-460H/995-1068G).
    Ces quatre livres qui rapportent les hadiths attribués à l'imam Ja'far et son fiqh sont :
    Al-Kâfî fi 'ilm ud-din, de Kulayni, (Ce qui est suffisant dans la connaissance de la religion)
    Man lâ yahduruhu al-faqîh d'as-Sadûq b. Babuya, (Celui qui n'a pas de juriste à sa disposition)
    At-Tahdhîb al-ahkam fi sharh al-munqi'a de Tusi, (La Rectification des dogmes)
    Al-Istibsar fima 'khtalaf min al-akhbar de Tusi, (Le Regard perspicace sur les divergences de la tradition)
    A ces recueils s'ajoutent des livres plus récents, moins fiables du point de vue de l'authenticité des traditions qui y sont consignées, comme les nombreux volumes de "l'Océan des Lumières" (Bihar al-anwar) de Mohammad Baqir Majlesi, théologien de l'époque safavide (mort en 1699), fortement décrié par les réformateurs modernes : ils lui reprochent d'avoir encombré la religion de toute sorte de croyances secondaires dont certaines, notamment les directives concernant la vie sexuelle, font rire aujourd'hui les esprits libertins.
    Kulayni, auteur d'al-Kafi est considéré comme « le Bukhari des chiites » concernant l'authenticité des hadiths qu'il rapporte. Son livre est divisé en trois grandes parties. Voici comment il intitule certains des chapitres de son livre :
    • Chapitre sur le fait que les imams savent quand ils mourront, et qu'ils ne meurent que par leur propre volonté.
    • Chapitre sur le fait que les imams ont la connaissance du passé et de l'avenir et qu'aucune chose ne se passe sans leur connaissance.
    Il rapporte dans ce chapitre la parole suivante qu'il impute à l'imam Ja'far : « Je connais ce qu'il y a dans les Cieux et la Terre, et je connais ce qu'il y a dans le Paradis et dans l'Enfer, et j'ai la connaissance du passé et du futur. »
    • Chapitre sur le fait que la Terre appartient entièrement à l'imam.
    Il y prétend que l'imam Ja'far aurait dit : « Ne sais-tu pas que la vie ici-bas et celle de l'au-delà appartient à l'imam ? Qu'il la dépose là où il le désire et l'enlève à qui il veut ? »
    Il y est écrit aussi que : « La visite du tombeau de Husayn équivaut à vingt 'umra et hajj. »
    • Kulayni rapporte dans son livre à propos du Jafr : « C'est le contenant, depuis Adam, des sciences des prophètes, des "conseillés", la science des savants précédents des Fils d'Israel. »
    On mesure ainsi toute l'étendue de la connaissance de l'inconnu attribuée faussement à notre imam, en contradiction frontale avec les énoncés coraniques les plus clairs. Qui d'autre que Dieu connaît le futur, a entre Ses mains toute la puissance, et peut décider de la sacralité d'un endroit ?
    Voici ce que l'on peut lire sur l'ouvrage Al-Kafi et son maître : « Al-Kafi est le plus précis et le plus complet des Quatre Livres. Sa compilation se fit durant vingt années pendant lesquelles son auteur passa sa vie à trier les hadiths, à les classifier et à vérifier leurs chaînes de transmetteurs. Et, étant donné qu'il était le contemporain des compagnons des imams et des conteurs (rapporteurs ou transmetteurs de hadiths) et qu'il tenait les hadiths directement de ces derniers, il transmet ces récits avec un nombre réduit de transmetteurs intermédiaires, ce qui croît la probabilité d'exactitude des hadiths relatés et inspire plus de confiance quant à leur authenticité. » (Bostani, Les sources de la noble sunna)
    Actuellement, beaucoup d'auteurs chiites considèrent que ce livre ne contient pas que des hadiths authentiques (authenticité selon les critères chiites, non sunnites). Selon l'un des comptages, il comporterait 9485 hadiths faibles pour 5072 hadiths sûrs (toujours sur des critères chiites), et quelque 446 hadiths moyens (acceptables). Ainsi, il y a environ deux fois plus de hadiths faibles (non crédibles) que de hadiths acceptables ! Rappelons encore que les critères sunnites d'authenticité des hadiths sont bien plus sévères chez Bukhâri, Muslim, Mâlik et les autres savants. Même la notion de tawâtur utilisée par Kulaynî dans la transmission de certains hadiths est battue en brèche par des auteurs chiites.
    D'autant plus que le livre de Kulayni est celui qui comptabilise le plus grand nombre de hadiths et de règles de fiqh imputés à l'imam Ja'far, comparativement aux trois autres, ce qui accroit la dangerosité de ce livre. L'oeuvre de Kulaynî a sans nul doute largement contribué à l'image faussement chiite de l'imam Ja'far. N'oublions pas qu'il a prétendu que l'imam aurait émis de doutes sur l'authenticité du Coran... Pourtant, on l'a vu, son travail ne fut pas des plus minutieux, ce qui met le livre et son auteur sur la sellette et lui enlèvent toute crédibilité. Mais, cela montre surtout l'étendue du désastre dont a été victime l'immense production intellectuelle du noble imam Ja'far.

    Le problème des autres sources

    La première source, et de loin la plus importante, est donc Al-Kafi de Kulayni. La deuxième source est le livre d'as-Saduq, Man la yahduruhu l-faqih. L'auteur du livre a carrément coupé et occulté la grande majorité des chaines de transmission des hadiths et avis qu'il rapporte. Se pose donc le problème de l'authentification de tous ces hadiths et avis qui ne peut plus se faire. La crédibilité de cette source est donc largement entachée.
    Voici ce qu'en dit 'Abbas Ahmad al-Bostani qui est lui-même chiite : « Ce livre, bien qu'il soit excellent, dans la mesure où il s'applique à présenter ce qui est authentique aux yeux de l'auteur, est quand même sujet à examen approfondi, sur un certain nombre de plans :
    1. L'auteur y a fusionné ses fatwâ (avis juridiques) dans certains hadiths, ce qui ne manquera pas de semer une certaine forme de confusion chez les chercheurs des générations futures, ne sachant pas si ce qu'ils lisent est un hadith ou un simple avis juridique de as-Saduq.
    2. Il y a des coupures dans certains hadiths et l'abrégement de leurs contenus.
    3. Le livre comprend certaines fatwâ étranges. »

    Concernant les deux livres de Tusi, le même problème de la non continuité des transmetteurs des hadiths et avis des imams alides se pose aussi. Parfois, les chaines de transmission ne sont pas mentionnées du tout. Il s'est basé le plus souvent sur le livre de Kulayni qui constitue pour lui la source première.
    Voici ce que dit 'Abbas Ahmad al-Bostani : « Il y a des hadiths qui n'ont nullement été émis par les Imams (paix et salut sur eux), mais par des charlatans et des menteurs qui les ont attribués injustement à eux, en les glissant dans les livres des compagnons des Imams ou par bien d'autres moyens diaboliques, en prenant soin, bien entendu, de rattacher à ces hadiths, des chaînes de transmission authentiques, pour les rendre vraisemblables. » (Les sources de la noble sunna)
    Nous ne pouvons malheureusement pas détailler les sources juridiques utilisées par l'imam Ja'far ni préciser les incidences de ses connaissances en tant qu'école juridique comme il est fait pour les autres imams. Et ceci, pour deux raisons essentielles :
    • Ce qui est rapporté de lui, comme fondateur d'école, par les chiites est basé, pour une large partie de leurs écrits fondateurs, sur Kulayni. Or ce dernier n'a aucune fiabilité auprès des savants sunnites au vu des mensonges grossiers qu'il a rapportés sur l'imam Ja'far. D'ailleurs, certains de ses mensonges ont aussi été relevés par d'autres savants chiites. Le même problème de fiabilité se pose pour les deux autres auteurs, Saduq et Tusi. La fiabilité des sources fait donc véritablement défaut et pose problème. Comment démêler le vrai du faux ? Un travail immense serait à faire. Il faut souligner, à ce propos, le gigantesque effort fourni par cheikh Abû Zahra dans son livre dédié à notre imam « Al-imam Ja'far as-Sadiq, sa vie, son époque, ses avis et son fiqh », dans lequel nous avons puisé un certain nombre d'éléments.
    • Une partie du legs de notre imam se trouve dans les écrits sunnites, mais cela ne constitue qu'un faible pourcentage de ce qui se trouve dans le chiisme duodécimain.
    • De leur côté, les sunnites n'ont pas fait ce travail de conservation des très nombreux avis de l'imam Ja'far ou des disciples qui ont perpétué son oeuvre. Ce qui nous est parvenu est trop peu important, alors qu'il est, rappelons-le, le plus grand imam de la famille alide, comme nous l'avons mentionné plus haut. Ceci peut s'expliquer par divers facteurs, et notamment la répression abbasside qui s'abattait régulièrement sur toutes les personnes affirmant leur amour et respect pour les descendants alides. Nous suffit-il de citer l'emprisonnement de l'imam Shafi'i et sa condamnation à mort par le pouvoir abbasside, qui aurait été tué n'était-ce le témoignage en sa faveur du grand cadi Muhammad Ibn Hassan Shaybani qui l'avait côtoyé au cercle de l'imam Malik. Nous suffit il aussi de citer l'accusation portée contre l'imam Bukhari pour chiisme et son exil pendant plusieurs mois.
    • Mais le problème de conservation n'est pas propre à l'imam Ja'far et aux savants alides car même chez les sunnites, beaucoup d'autre grands imams n'ont pu fonder d'école, ou s'ils en ont fondé, elles ont disparu. Il ne reste que quelques avis épars de ces savants comme Sufyan Thawro (le grand compagnon de notre imam), Layth Ibn Sa'd (Égypte) ou encore al-Awza'i (Liban) qui ont ou auraient pu fonder des écoles.
    Pour toutes ces raisons, malgré l'ampleur de la contribution scientifique et religieuse de l'imam Ja'far, la tradition sunnite ne rapporte qu'une partie, trop petite, de toute son oeuvre. Et l'apport chiite ne pouvant être considéré comme fiable, nous devons nous contenter des maigres informations authentifiées qui nous sont parvenues.
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

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