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Sujet : Jugement concernant l'enseignement de certaines sciences "sociales"

  1. #1
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    Jugement concernant l'enseignement de certaines sciences "sociales"

    Assalam 'alaikoum wa rahmatullah,

    J'espère vous allez tous bien. Jazakoum Allahou kheiran.

    Etant nouveau sur le forum (ou presque) excusez moi si une section convenait mieux qu'une autre ou si je n'ai pas respecté certaines démarches.

    Un frère actuellement en recherche d'emploi s'est vu proposé un poste à l'université pour enseigner à des "premières années" au sein des filières suivantes: Droit, Sociologie, et une autre filière liée à la santé.

    1) Peut-il enseigner des matières de sciences politiques à des étudiants en droit ?

    2) Peut-il enseigner des matières de droit à des étudiants en sociologie ?

    Si vous avez des choses précises je vous en serai reconnaissant.

    Barak Allahu fikoum
    Dernière édition par Taqiyedine; 17/09/2014 à 00h48

  2. #2
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh,

    Al Hamdulillah 'ala koulli hâl wa na'oûdhoû biLlahi min hâl ahli Annâr et qu'Allah nous Préserve de la situation des gens de l'enfer.

    J'espère que tu te portes bien in chaâ Allah ?

    Avant de répondre, j'aimerai, dans un premier temps , avoir ton avis sur ces trois questions ?
    هُم إخوةٌ سَكنُوا الفُؤادَ و بَلْسمٌ يَشْفي الحَزينَ
    Des frères qui habitèrent nos coeurs et les guérirent d'une profonde tristesse...http://www.youtube.com/watch?v=dhf9mv3ra1g

  3. #3
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    Alhamdulilah, la routine mon frère : )

    Les questions me semblent complexes, surtout pour quelqu'un qui ne connait pas les règles de fiqh comme moi, et qui ne sait pas comment traiter la question des implications - en gros quand celles-ci doivent-elles prise en compte ?

    Mais alhamdulilah.

    Le point que j'ai écarté, c'est celui de l'enseignement du droit à des gens du droit. J'avais lu une fatwa conditionnant l'enseignement du "droit positif" (càd, le droit en vigueur) à :
    -présenter en quoi cela contredit la char'ia
    -ne pas vouloir l'utilisation de ce droit.
    -et probablement, pas à une assise de futurs avocats (je présume). Elle était signée Ibn Baz.

    Je sais d'expérience, que la majorité pour ne pas dire la quasi-totalité, des étudiants en droit aspirent à des fonctions comme celle d'avocat - interdite dans notre religion du fait d'avoir recours de manière récurrente à des lois forgées. C'est la raison qui m'a poussée à ne pas poser la question, même si dans le cas que je t'ai cité, akhi l karim, je n'ai pas appliqué de jugement.

    Ensuite pour l'enseignement de l'histoire et de la sciences politiques, je n'y suis pas opposé en principe. Je crois que l'enseignement n'est pas une prêche par le fait même qu'on soit dans un cadre de propos rapportés. Et aussi longtemps que le cours ne s'inscrit pas dans une volonté d'adhésion, directe ou indirecte, cela me semble licite.

    Mais là encore, pour qui ? Car enseigner ces matières à des étudiants en droit, promis statistiquement à des emplois de koufr, me semble très douteux.

    Au final, grand frère, je n'ai pas vraiment de réponse.

  4. #4
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    J'ai eu à l'esprit que l'enseignement du droit (en fait des règles juridiques de bas niveau) aux élèves de sociologie avait pour but de leur donner une culture générale. Comme les cours d'économie pour les étudiants en droit.
    Le problème c'est surtout les implications de la science que je n'arrive pas à cerner.


    Barak Allahu fik.
    Dernière édition par Taqiyedine; 18/09/2014 à 01h06

  5. #5
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    Assalâm alaykoum wa Rahmatullah,

    Tu dis- qu'Allah te Préserve- :

    Les questions me semblent complexes, surtout pour quelqu'un qui ne connait pas les règles de fiqh comme moi, et qui ne sait pas comment traiter la question des implications - en gros quand celles-ci doivent-elles prise en compte ?

    Mais alhamdulilah.

    Le point que j'ai écarté, c'est celui de l'enseignement du droit à des gens du droit. J'avais lu une fatwa conditionnant l'enseignement du "droit positif" (càd, le droit en vigueur) à :
    -présenter en quoi cela contredit la char'ia
    -ne pas vouloir l'utilisation de ce droit.
    -et probablement, pas à une assise de futurs avocats (je présume). Elle était signée Ibn Baz.

    Je sais d'expérience, que la majorité pour ne pas dire la quasi-totalité, des étudiants en droit aspirent à des fonctions comme celle d'avocat - interdite dans notre religion du fait d'avoir recours de manière récurrente à des lois forgées. C'est la raison qui m'a poussée à ne pas poser la question, même si dans le cas que je t'ai cité, akhi l karim, je n'ai pas appliqué de jugement.
    Au delà de traiter, de manière exhaustive du statut d'avocat en Islam, je ne reviendrai que sur le cas de la plupart des étudiants en droit. En sachant que comme tu le précises, la fonction d'avocat n'est que l'une des fonctions à laquelle l'étudiant à accès.

    Voici une intervention passée au sujet du vote :

    http://www.ummah.fr/showthread.php/4...=5256#post5256

    Je te laisse chercher dans la première intervention les citations qui renforceraient et prouveraient la validité de la justification que tu as cité.
    je voudrais que tu exposes le lien entre cette intervention et le sujet actuel.

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  6. #6
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    Wa 'alaikoum assalam wa rahmatullah wa barakatuh akhi l karim;

    J'ai relevé les citations suivantes :

    Le but de cette citation est de montrer que nos actes doivent être observés selon le contexte dans lequel ils oeuvrent et les effets qu'ils produiront. Et que la permissivité d'un acte, ou sa recommandation dans l'absolue ne permet de statuer de sa permission ou le recommander dans tous les cas de figure. Et que le contexte est primordiale afin de déterminer du statut final d'un acte donné. Notre observation doit prendre en compte, l'ensemble dans lequel nos actes agissent et le sens qui leur seront données. Ainsi, pourra déterminer la valeur juridique d'un acte donné.
    Les actes et délaissement ne sont considérés que selon les objectifs. Et dans le cas ou ces actes sont dénudés d'objectifs, ils seraient comparables aux actes des êtres inertes.... ne pouvant être assimilé à aucun acte juridique(2).
    Nous avons ( par exemple,ndt) un même fait matériel qui peut revêtir la forme de différent actes juridiques en fonction de l'objectif et selon le contexte et les indices entourant ce fait il peut revêtir diverses formes juridiques et être assimilé a différents actes juridiques. Et l'acte apparent(4) sera déterminé par les objectifs qui accompagnèrent ces faits matériels. (L'objectif sera déterminé par les preuves contextuelles et verbales.)
    De même qu'un fait accompagné d'un objectif sera lié à un statut légal donné, et en son absence il en sera dénudé, comme pour es actes de l'endormi, l'insouciant ( qui se trompe, ndt) et de l'hanicapé mentale. (CHATIBI):


    Peut-on dire que dans l'absolue expliquer les lois n'est pas interdit car la transmission en elle même n'est pas une preuve d'adhésion auxdites lois. Mais il faut aussi regarder le contexte de cette transmission. En effet, l'enseignement du droit à des étudiants qui en général se destine à professer sous le règne de la loi s'accompagne d'un autre objectif : former ces derniers.

    Qu'en penses-tu akhi l karim ?

  7. #7
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    Assalâm alaykoum,

    Bâraka Allahou fik. Cherches plûtot dans la première citation de Châtibî - Rahimahou Allah -. Car le premier passage que tu as cité, est un commentaire et une conclusion de ma part. Or ce que je cherche est que tu argumentes, en te référant aux propos de l'imâm Châtibî.

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  8. #8
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    La première : Qu'il soit au service de l'un des principes Darouri (1), Hâjjî (2) ou Takmilî/ complémentaire (3).

    La deuxième : Qu'il ne soit pas au service de l'un des ces principes.

    Dans le cas ou le Moubâh/licite est au service de l'un des trois principes, on se devra de prendre en compte le principe auquel il servira. Aussi il sera demandé de l'accomplir et cet action sera aimé (par Allah, ndlt).

    (On peut voir cela dans le cas suivant, ndlt) profiter des nourritures, boissons et autres choses licites est permis en soit, et sa permission dans ce cas dépendra d'une observation limitée à l'acte en lui même/ Moubâhoun bil Jouz². Mais d'un autre côté, il est au service d'un principe de nécessité première/ Daroûrî, qui est la stabilité de la vie. Et sous cet angle, il sera l'objet d'un ordre (4). Et selon cette considération générale/ Al koullî dont la réalisation est demandée (aux être responsables, ndlt), l'acte sera aimé( par Allah, ndlt).

    Et en fonction de cette réalité Koulliya ( qui prend en compte le contexte dans lequel les actes permis agissent et ne se limite pas au simple statut de l'acte, ndlt), cet acte entre dans le cadre des actes ordonnés ( et non simplement permis, ndlt), et ce n'est pas la considération partielle ( qui n'observe que l'acte lui même sans son contexte, ni l'objectif voulu de cet acte, ndlt) qui permet de l'y classer ( c'est a dire au rang des actes ordonnés, ndlt).

    Et dans le cas ou le licite n'est pas au service de l'un des trois principes, soit il servira à ce qui les contredit, ou ne servira à rien. S'il est au service de ce qui s'oppose aux trois principes ( Addarouriyât, Al Hâjiyât, Atahsiniyât), il sera détesté par le Législateur. Et il sera préférable de le délaisser que de le faire.

    Un exemple iilustratif : Le divorce, divorcer aide à contredire le principe Koullî qui est de préserver la descendance, lequel est une nécessité. De même qu'il aide à remettre en cause, la base de l'entente, la fréquentation et.... et si la situation du divorce est de la sorte, le délaisser sera préférable, sauf si un facteur plus important intervient qui contredirait ce qui a précédé, tel que la désobéissance et l'irrespect des limites d'Allah.

    le divorce en tant qu'élément à part entier, concernant une personne donné, à une époque donnée est permi et licite.

    Maintenant dans le cas, ou le licite n'est au service d'aucun de ces trois principes, ou de ce qui les contredit, il restera alors dans le cadre du permis pour lequel ( on dira, ndlt) que le faire ou le délaisser sont au même niveau.
    Si je comprends bien, il faut se demander si enseigner le droit est au service des principes que tu as cités (darouri/hajji/takmili) ou pas.

    J'hésite sur comment prendre le problème, ici s'il est question d'emploi (1) de manière générale ou de l'enseignement du droit (2) par lequel on tire un bénéfice pécuniaire.

    1) Peut-on dire que travailler dans l'absolue est permis en soi, en plus d'être au service d'un principe de nécessité première qui est la stabilité de la vie ; que dans cette mesure il peut être l'objet d'un ordre dont l'accomplissement est récompensé. On a donc distingué l'acte en lui même de la réalité koulliya.

    2) Peut-on dire que la transmission des règles juridiques est permise en soi ; que cette considération doit être vue dans son contexte global, ici notamment la formation de juristes ; qu'au vu de cet objectif déterminé par "par les preuves contextuelles et verbales" cet enseignement n'est pas permis.

    Je ne sais pas si cette transmission répond ou non aux trois principes.

    Qu'en penses-tu ?

  9. #9
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    Assalâm alaykoum wa Rahmatullah,

    Je suis malade ces derniers temps, j'espère reprendre très bientôt in chaâ Allah ce sujet et les autres.


    Et Seul Allah est en mesure de nous Donner la force de débuter et parfaire nos œuvres.
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  10. #10
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    Wa 'alaikoum assalam wa rahmatullah,

    Rétablis toi bien akhi l karim, Allahi chafik. Ameen, ameen, ameen.

  11. #11
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    Assalâm alaykoum,

    Amîn !

    Jazâka Allahou khayrane akhi al karîm !
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