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Sujet : Le statut de celui qui commet un acte de mécréance sans conscience

  1. #1
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    Le statut de celui qui commet un acte de mécréance sans conscience

    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Nous savons que celui qui rencontre Allah 'azza wa jalla en étant coupable de mécréance ne peut espérer Son pardon.

    Qu'en est-il d'une personne qui commet un acte de mécréance sans s'en rendre compte puis demande sincèrement le Pardon d'Allah général concernant tout acte de kufr/chirk apparent comme caché dont il aurait pu se rendre coupable ? Peut-il espérer Son pardon bien qu'il ne se repente pas pour un acte en particulier ne sachant pas ce qu'il a commis ?

    Je parle ici d'actions "subtiles" (à mes yeux, donc à ne pas prendre à la lettre) impliquant la mécréance, pour exemple :
    -un homme rit d'une parole de kufr, il ne s'en rend pas compte sur l'instant présent puis ne sait juger si il a rit par satisfaction ou étonnement.

    Je m'interroge également sur une personne qui doute d'avoir commis ou non un acte de mécréance, il cherche dans les livres et après avoir lu les explications des shuyukh à ce sujet en conclu qu'il n'a pas apostasié. Malgré cela il se trompe et son estimation est fausse auprès d'Allah 'azza wa jalla. Peut-il espérer le pardon d'Allah ta'ala lorsqu'il Lui fait la demande présente dans ma première question ?

    Bien que consciente que notre véritable sort n'est connu que de notre Seigneur , je me demande si les savants ont pu répondre à travers le Qu'ran et la Sunnah sur ce thème.

    Je m'excuse également d'avance si cette question n'est pas clair, et demande à Allah ta'ala de récompenser toute personne prenant le temps de s'y intéresser.

  2. #2
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Vous aurez bientôt réponse à vos questions in chaâ Allah, qui sont très clairs et permettent de détailler des sujets, parfois trop confus et flous, dans une vague de généralités trompeuses, qui sont utiles dans un cadre exhortatif, pas dans un cadre scientifique et statutaire - pour affirmer les statuts religieux aux actes et individus-.

    Un ami me disait- qu'Allah le Préserve- :

    L'ancien défi était de faire connaitre les notions de kouffr, tahakoum, mouwala- l'alliance-, udr bi jahl- excuse ou non par ignorance-,ect. Maintenant le défi est plus grand, car ces notions se sont libérées comme des tempêtes.

    Maintenant, il faut lutter pour leur bonne assimilation et compréhension.

    La mention de règles générales, sans les spécificités qui les régissent, sans dégager les implications, les exceptions, les subtilités modernes,ect, est une voie d'égarement dans laquelle tout le monde s'enfoncent.
    هُم إخوةٌ سَكنُوا الفُؤادَ و بَلْسمٌ يَشْفي الحَزينَ
    Des frères qui habitèrent nos coeurs et les guérirent d'une profonde tristesse...http://www.youtube.com/watch?v=dhf9mv3ra1g

  3. #3
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    DjazaakAllahu khayran pour l’intérêt que vous portez à mes questions.

    Je suis entièrement d'accord à vos propos et rajouterais que ce dont il est question est un problème très préoccupant pour moi et par conséquent, je l'imagine, pour beaucoup de musulmans.

    Cette fatwa saurait-elle répondre en partie à mes interrogations ?

    Celui qui se repent du chirk doit il se rappeler toutes les formes de chirk qu'il a pratiquées pour pouvoir s'en repentir ou une telle idée résulte d'une instigation satanique visant à détourner l'homme de se repentir et d'embrasser l'islam ou faut il se contenter de professer les deux attestations pour se reconvertir?

    Celui qui tombe dans des formes du chirk ou d'autres péchés n'est pas tenu de s'en souvenir en détail car il lui suffit d'être sincère avec Allah Très haut en procédant à un repentir général remplissant toutes les conditions requises pour son exaucement.Cheikh al-islam Ibn Taymiya dit dans ses al-Fatwa al-koubra (5/281): «Il suffit que le fidèle croyant procède à un repentir général pour obtenir le pardon de tous ses péchés, même s'il ne précise pas les péchés, à moins que s'oppose à la généralisation un facteur qui nécessite la spécification. Par exemple c'est le cas quand la spécification de certains péchés ne l'empêcherait de continuer de les commettre en raison d'une forte volonté de les perpétuer ou sa croyance qu'ils constituent de bonnes choses et non de mauvaises choses. Les péchés qu'il ne cesserait pas, même s'il les mentionnait précisément, ne sont pas concernés par le repentir. Quant à ceux qu'il cesserait même s'ils ne s'en souvient pas au moment de se repentir, celui, formulé en termes généraux, les engloberait.»

    L'imam Ibn al-Qayyim dit dans Madaridj as-Salikine (1/283) : «S'empresser à se repentir des péchés est une obligation immédiate qu'il n'est pas permis de retarder. Celui qui le retarde commet un acte de désobéissance envers Allah. S'il se repent d'un péché, il lui restera de se repentir d'un autre consistant à retarder son repentir. Ceci vient rarement à l'esprit de celui qui veut se repentir. Bien plus, il croit que dès qu'il se repent d'un péché, il en est quitte. Or il doit se repentir d'avoir retardé le repentir. Seul un repentir général portant sur les péchés connus et les péchés non connus peut permettre au fidèle de sortir de cette situation. En effet, les péchés que le fidèle croyant ne connait pas sont plus nombreux ceux qu'il connait . Le fait de les ignorer ne l'en décharge pas, si tant est qu'il est en mesure de les connaître. Car il reste en état de désobéissance à Allah du fait de son abandon de la recherche du savoir et son application. Sa désobéissance envers Allah est plus grave que celle des autres.

    On lit dans le Sahih d'Ibn Hibban que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui)a dit: «le chirk commis par des membres de cette communauté est plus subtil que la marche de la fourmi..» – Abou Baker dit : comment en échapper alors?- il dit : c'est en disant: Mon seigneur! Je te demande de me protéger contre le fait de te donner un associé sciemment. Je Te demande de me pardonner ce que je fais sans le savoir.» Voilà une demande de pardon portant sur des choses qu'Allah connait et que le fidèle serviteur ignore.

    Il est rapporté dans le Sahih que le Prophète (bénédiction et salut soient sur lui) disait au cours de sa prière: Mon seigneur! Pardonne moi ma faute et les actes que je commets par ignorance, les excès dans les quels je verse dans mes affaires, ce que vous savez mieux que moi. Mon seigneur! Pardonnez moi ce que j'ai déjà fait et ce que je vais faire, les actes secrets et les actes publics, notamment ce que vous savez mieux que moi. Tu es mon Seigneur! Il n' y pas de divinité en dehors de Toi.» On trouve dans un autre hadith: «Mon seigneur! Pardonne moi tous mes péchés, les subtils comme les évidents, ce qui est commis par erreur comme ce qui est commis délibérément, ce qui est caché comme ce qui est manifeste, les premiers comme les derniers.» Cette généralisation et cette globalisation s'appliquent aux péchés du fidèle croyants connus ou pas.»

    Allah le sait mieux.

    Islam Q&A
    Je pense que détaillé cette question pourrait être très enrichissant, et si Allah ta'ala le veut bien nous éclaircir par la même occasion sur d'autres cas.

    Qu'Allah ta'ala vous récompense.

  4. #4
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Wa antoum Jazâkoum Allahou khayra.

    Je pense procéder de la même manière, que pour la question du frère TaqiyDin, afin de répondre à cette question in chaâ Allah. En sachant, que la réponse est en grande partie terminée, mais je ne la posterai pas en une seule fois. Je posterai le contenu selon le besoin et en fonction des réponses in chaâ Allah.

    Cela me semble plus utile in chaâ Allah et ça permettra de mettre la lumière sur la réelle signification et le champ d'application des citations et explications qui seront postés in chaâ Allah.

    Place aux questions :

    Que pensez-vous, de votre côté, sur les sujets précités ?
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  5. #5
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Qu'Allah ta'ala vous récompense pour le temps passé à cette réponse.

    Je ne sais pas. Je suis ici pour apprendre et dans le cas de mon ignorance je pense qu'il est meilleur pour moi de ne pas me prononcer.

    Néanmoins si vous le demandez et si cela peut influencer dans la bonne compréhension des réponses qui vont suivre, bismiLlah :

    Plusieurs points me semble démontrer la non-condition de la connaissance du chirk/kufr commis pour espérer le pardon particulièrement celui mis en exemple dans mes questions. Parmi ceux-ci le Hadîth dans lequel le Prophète 'alayhi salat wa salaam nous enseigne cette invocation : « Allâhumma innî a'ûdhu bika an ushrika bika wa anâ a'lamu, wa astaghfiruka li-mâ lâ a'lam » qui fut une des premières causes m'ayant amenée à ces interrogations. Le chirk dont il est question dans ce Hadîth est-il asghar, est-il invisible (aux yeux de tous ou seulement du commun des Hommes n'ayant pas la science ?) ou concerne-t-il le chirk sous toutes ses formes, je n'en ai pas connaissance.

    L'être humain de part sa nature oublie et est déficient dans ces souvenirs, il est facile de se souvenir d'un acte de kufr clair, cela l'est moins pour un acte dans lequel les intentions priment, encore plus pour une parole devenu habituel au commun des gens mais qui dans sa signification réelle est du kufr.

    Je ne m'avancerais pas plus car je n'en suis capable, par conséquent je ne sais si j'ai réellement répondu à vos questions.

    Baarak'Allahu fiikum.

  6. #6
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Qu'Allah vous Récompense vous et " la science s'acquière et se stabilise par la révision / Innamâ Al'Ilmou bil Moudhâkara ".

    L'être humain de part sa nature oublie et est déficient dans ces souvenirs, il est facile de se souvenir d'un acte de kufr clair, cela l'est moins pour un acte dans lequel les intentions priment, encore plus pour une parole devenu habituel au commun des gens mais qui dans sa signification réelle est du kufr.
    Si je comprend bien, le Koufr Akbar/ la mécréance majeure ou le Shirk Akbar / le Shirk majeur, excluant tout deux de la sphère de l'Islam, ne sont pas uniforme, ne sont pas une seule et même entité indivisible. Mais aussi bien le Koufr Akbar, que le Shirk Akbar, sont composés de plusieurs catégories ? Certaines plus graves que les autres ? Et chacune ayant des normes qui lui sont propres. Elle se distingue donc de par sa nature, son contenu, ses implications et normes qui la gèrent ?

    Si oui, quelles sont ses catégories à vos yeux ?

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  7. #7
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Amine wa iyyaka.

    "Mais aussi bien le Koufr Akbar, que le Shirk Akbar, sont composés de plusieurs catégories ?" Leur base est commune mais le kufr akbar et shirk akbar se manifeste de différentes façons.
    "
    Certaines plus graves que les autres ?" Je ne sais pas si l'on peu parler de gravité plus ou moins grande.
    "
    Et chacune ayant des normes qui lui sont propres. Elle se distingue donc de par sa nature, son contenu, ses implications et normes qui la gèrent ?" Oui.

    "Si oui, quelles sont ses catégories à vos yeux ?" Leurs catégories sont très nombreuses descendantes du cœur, des paroles, et des actes.
    Si j'ai bien compris votre question, je ne saurais sans doute pas les nommer dans leur entièreté.






  8. #8
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    "Mais aussi bien le Koufr Akbar, que le Shirk Akbar, sont composés de plusieurs catégories ?" Leur base est commune mais le kufr akbar et shirk akbar se manifeste de différentes façons.
    Ce à quoi vous faites allusion ici sont :

    A. Les causes du Koufr / Asbâbou Al Koufr, qui sont : l'ignorance, l'orgeuil, le refus, le détournement, etc.

    B. Ou les manifestations du koufr / Madhâhirou Al koufr : Le Shirk dans l'invocation, le Shirk dans l'obéissance, le Koufr dans l'insulte, le Koufr dans le dénigrement, etc.

    Et ce dont je parle sont : les catégories de koufr selon :

    A. leur clarté et leur subtilité

    B. Et de la possibilité ou non que ceux-ci, se retrouvent, chez une personne, sans qu'elle ne perde sa Foi.

    "Certaines plus graves que les autres ?" Je ne sais pas si l'on peu parler de gravité plus ou moins grande.
    L'insulte d'Allah est plus grave que d'abandonner la prière, et malgré ça les deux sont du Koufr Akbar, selon l'avis le plus juste. La réelle question est de savoir :

    Comment savoir qu'un acte de koufr et de Shirk est plus grave que l'autre ? Quand au fait, que certains actes soient plus graves, que les autres, ceci fait l'unanimité.

    "Si oui, quelles sont ses catégories à vos yeux ?" Leurs catégories sont très nombreuses descendantes du cœur, des paroles, et des actes.
    Si j'ai bien compris votre question, je ne saurais sans doute pas les nommer dans leur entièreté.

    Vous faites allusion ici, aux causes du koufr ou ses manifestations. Voir le commentaire précédent à ce sujet.
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  9. #9
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Et ce dont je parle sont : les catégories de koufr selon :

    A. leur clarté et leur subtilité

    B. Et de la possibilité ou non que ceux-ci, se retrouvent, chez une personne, sans qu'elle ne perde sa Foi.
    Pourriez-vous m'informer de celles-ci dans leur totalité ?

    De même pourriez-vous m'informer de ce dont je n'ai connaissance en m'informant sur la façon de classifié la gravité d'un acte de kufr ou de shirk.
    Bien que consciente des différentes classifications/niveaux concernant les actes de kufr ou de shirk, je ne savais si le terme "gravité" était le bon. Baarak'Allahu fiik.

    « Deux personnes n'apprennent pas: le timide et l'orgueilleux. »

    DjazaakAllahu khayran.

  10. #10
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Je le ferais sous peu in chaâ Allah wa Rafa'a Allahou qadra al moutawâdi'în liLlah / et qu'Allah Honore et Élève le rang de ceux qui, pour Allah, font preuve de modestie.

    " Celui qui emprûnte un chemin pour apprendre une science, Allah, lui fera prendre, par ce chemin qu'il a emprunté, un chemin vers le Paradis ". Bokhari

    Qu'Allah nous Fasse de leur nombre
    Dernière édition par Muslim; 19/09/2014 à 22h00
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  11. #11
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Qu'Allah ta'ala me pardonne mon retard à vous remercier. DjazaakAllahu khayran.

    Allahûma amine.



  12. #12
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    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Vous n'avez pas à vous excuser, Jazâkoum Allahou khayra.

    Nous savons que celui qui rencontre Allah 'azza wa jalla en étant coupable de mécréance ne peut espérer Son pardon.
    Ceci est valable dans deux cas de figures :

    A. La mécréance explicite et formelle/ Al Koufr Assarîh.

    B. Les actes de mécréance, mais qui acceptent dans certains cas, l'excuse par ignorance et mauvaise interprétation. Et ce lorsque l'ignorance disparait et que la mauvaise interprétation est dissipée, de sorte à ne laisser place qu'à l'arrogance et le refus des Législations Divines.(1)

    Qu'en est-il d'une personne qui commet un acte de mécréance sans s'en rendre compte puis demande sincèrement le Pardon d'Allah général concernant tout acte de kufr/chirk apparent comme caché dont il aurait pu se rendre coupable ? Peut-il espérer Son pardon bien qu'il ne se repente pas pour un acte en particulier ne sachant pas ce qu'il a commis ?
    Il est connu que le statut d'une chose dépend de sa conception / Al Houkmou 'ala Achay'i far'oun 'an Tasawwourihi .

    Il est donc important de se poser les questions suivantes :

    1. Quel est cet acte ?

    2. Et dans quel catégorie se classe-t-il ?


    -un homme rit d'une parole de kufr, il ne s'en rend pas compte sur l'instant présent puis ne sait juger si il a rit par satisfaction ou étonnement.
    L'imâm Châtibî- Rahimahou Allah - dit :

    " Et l'acte apparent(4) sera déterminé par les objectifs qui accompagnèrent ces faits matériels. (L'objectif sera déterminé par les preuves contextuelles et verbales.) "

    Réf: Al Mouwâfaqât 1/149


    Cet acte est forcément accompagné d'indices contextuels, qui permettront de déterminer l'indication apparente du rire :

    3. Quel est donc ce contexte ?



    Ps:

    a.Selon vos réponses aux questions, je posterai la suite de la réponse et introduirais les citations in chaâ Allah. Cela aura plus d'impact dans la compréhension du sujet et la portée des citations chaâ Allah.


    b. Vous pouvez répondre en numérotant vos réponses conformément aux numéros des questions.

    ----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
    (1) Ce qu'on appelle " Iqâmatou Al Houjja = wa Izâlatou Achoubha = Atta'rîf.

    Revoir Al Haqâ'iq fi Attawhîd d'Al Khodeir- Fakka Allahou asrah-.
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  13. #13
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    1-2 : L'action de rire est un acte muhtamal, de part ses différentes significations je ne sais où le placer dans les catégories que vous avez citées.

    Une fois l'établissement des indices permettant de statuer la catégorie à laquelle appartient le rire de la personne concernée, celui appartient-il à la catégorie de kufr assarîh ?

    3 : Les indices contextuels sont-ils visibles sur la personne ou le contexte dans lequel elle se trouve ?

    Doit-on comprendre des paroles de l'imam Chatibi, rahimahuLlah, que le rire rentre dans la même catégorie que les paroles et les actes liés à des objectifs et que pour déterminer ceux-ci nous regardons l'extérieur de la personne concernée. Ainsi celui connut pour sa dévotion et ses actes de piété envers Allah ta'ala, se verra être reconnu ainsi intérieurement (dans la situation ci-présente jugé de ne pas avoir rit par satisfaction) tandis que celui connut pour sa perversité et désobéissance envers Allah ta'ala, se verra être reconnu ainsi intérieurement ?

    Si ce n'est pas impoli et exagéré de ma part, j'aimerais ajouter d'autres interrogations :

    Quels sont les qualificatifs du fait de se moquer d'Allah ta'ala, de Son Messager 'alayhi salat wa salaam, ou de Sa religion.

    Le seul fait de rire en fait-il partit, ou doit-il être accompagné de paroles / actes ?

    Sont-ils égaux celui qui se moque de la prière, et celui qui se moque d'un homme accomplissant par ex. la prière très rapidement ?

    Enfin, pour ne pas vous surcharger de questions j'aimerais connaître vers quels livres se diriger pour trouver explications à ce types interrogations. Je n'ai pas trouvé le PDF du livre du Shaykh, qu'Allah ta'ala le libère, et mon niveau d'arabe ne me permet pas de comprendre les audio disponibles.

    Qu'Allah ta'ala nous donne la bonne compréhension de Sa religion et que celle-ci soit une cause pour la guérison de nos cœurs.

    Djazaak Allahu khayran.

  14. #14
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    Et ce dont je parle sont : les catégories de koufr selon :

    A. leur clarté et leur subtilité

    B. Et de
    la possibilité ou non que ceux-ci, se retrouvent, chez une personne, sans qu'elle ne perde sa Foi.

    Est ce possible de clarifier ce point, ou peut être citer un exemple, j'ai du mal à comprendre. Barak Allahou fik

  15. #15
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    Assalaamu 'alaykum wa raHmatuLlahi wa baarakatuh,

    Je désirais rajouter à ces questions le cas d'une personne qui se souvient des actions de mécréance commises. Doit-elle seulement faire le ghusl et les deux attestations de Foi ou doit-elle demander précisément pardon oralement pour les actes de mécréance commis ? une demande de pardon générale est-elle acceptée ?

    Djazaak Allahu khayran.

    Qu'Allah nous accorde de vivre jusqu'à avoir le cœur, la science et la pratique nécessaire pour être croyant.

  16. #16
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    Assalâm alaykoum,

    Une grande partie de la réponse est prête, mais dans le souhait de la parfaire et en traiter sous tout les angles possibles, afin d'éviter les généralités et par amour du détail. Mais je pense que ca risque de tarder, et comme disait Ibn Hajar- Rahimahou Allah- :

    " Nul n'a écrit dans une matière sans regretter plus tard le manquement dans sa première oeuvre ".

    Fathou Al Bâri

    Je posterai donc l'intervention comme elle est, laissant les sujets à détailler en suspens, dans l'espoir qu'Allah nous Guide vers La Vérité et Mette la Baraka dans notre temps.


    Place à la réponse :


    Wa alaykoum Assalâm wa Rahmatullah wa Barakâtuh wa Maghfiratuh,

    Nous savons que celui qui rencontre Allah 'azza wa jalla en étant coupable de mécréance ne peut espérer Son pardon.
    Ceci est valable dans deux cas de figures :

    A. La mécréance explicite et formelle / Al Koufr Assarîh

    B. Les actes certes de mécréance, mais qui acceptent, dans certains cas, l'excuse par ignorance et mauvaise interprétation.

    Dans ce genre d'acte, lorsque l'ignorance disparait et que la mauvaise interprétation soit dissipée, de sorte à ne laisser place qu'à l'arrogance et le refus des Législations Divines.(1)

    Qu'en est-il d'une personne qui commet un acte de mécréance sans s'en rendre compte puis demande sincèrement le Pardon d'Allah général concernant tout acte de kufr/chirk apparent comme caché dont il aurait pu se rendre coupable ? Peut-il espérer Son pardon bien qu'il ne se repente pas pour un acte en particulier ne sachant pas ce qu'il a commis ?
    Quel est cet acte ? Et dans quel catégorie se classe-t-il ? Car il est connu que le statut d'une chose dépend de sa conception / Al Houkmou 'ala Achay'i far'oun 'an Tasawwourihi .

    -un homme rit d'une parole de kufr, il ne s'en rend pas compte sur l'instant présent puis ne sait juger si il a rit par satisfaction ou étonnement.
    L'imâm Châtibî- Rahimahou Allah - dit :

    " Et l'acte apparent(4) sera déterminé par les objectifs qui accompagnèrent ces faits matériels. (L'objectif sera déterminé par les preuves contextuelles et verbales.) "

    Réf: Al Mouwâfaqât 1/149

    Remarque importante : L'objectif n'est pas une chose abstraite qu'on ne peut connaitre. L'objectif peut être connu par les indices contextuelles et verbales.

    Parmis les preuves, qu'aux yeux des gens de science, le contexte peut avoir un impact sur le statut de mécréance, nous avons la citation suivante :

    نحكم بكفر من تردد إلى الكنيسة أو لبس الزنار في بلاد الإسلام أو ألقى المصحف في القاذورات أو لطخ الحجر الأسود بالنجاسة


    تبصرة الحكام في أصول الأقضية ومناهج الأحكام 4 / 220

    Ibn Farhoûn Al Mâlikî ayant vécu au huitième siècle de l'hégire - Rahimahou Allah - dit :

    " Nous statuons de la mécréance de toute personne qui se rend fréquemment à l'eglise ou porte le Zinâr(3) en terre d'Islam "

    Réf : Tabsiratou Al Houkkâm fi Ousoûli Al Aqdiyati wa Manâhiji Al Ahkâm


    Dans cette citation, on peut voir ce qui suit :

    Le statut de mécréance dépend de :

    a. La fréquence et la présence en terre d'Islam pour : celui qui se rend à l'église(4). Celà ne concerne donc pas, celui qui ne s'y rend qu'une seule fois ou rarement, en terre d'Islam.

    Et ce statut ne concernera pas non plus :

    1. le musulman que l'on connait pour son Islam,

    2. qui par crainte pour sa personne et des difficultés qui découleraient de la manifestation de sa conversion, dissimule sa religion. comme c'était le cas à cette époque ou il n'y avait pas de communauté musulmane avec des lieux de cultes comme aujourd'hui.(2)

    3. Et que l'on voit se rendre à l'eglise.

    4. En terre de koufr.


    ----------------------------------------------------------


    (1) Ce qu'on appelle " Iqâmatou Al Houjja = wa Izâlatou Achoubha = Atta'rîf, ndt. Revoir Al Haqâ'iq fi Attawhîd d'Al Khodeir- Fakka Allahou asrah-.


    (2) Pour le point numéro 2 : Comme chacun de vous le sait- qu'Allah vous Préserve- les statuts légaux et normes de la Shari'a dépendent de leurs causes. Lorsque celles ci sont sont présentes, le statut est présent. Et en leur absence, le statut est absent.
    الحكم يدور مع علته وجودا و عدما

    Quelques exemples de cette règle :

    Premier exemple : . L'abstention de Omar Ibn Al Khattâb de donner une part de la Zakât aux nouveaux convertis, alors que le Verset les mentionne. Voir Sunan Al Bayhaqî -12978.

    Allah Ta'âla dit :

    " Les Sadaqats ne sont destinés que pour les pauvres, les indigents, ceux qui y travaillent, ceux dont les coeurs sont à gagner (à l'Islam), l'affranchissement des jougs, ceux qui sont lourdement endettés, dans le sentier d'Allah, et pour le voyageur (en détresse). C'est un décret d'Allah! Et Allah est Omniscient et Sage ."

    La raison est que :

    Ce statut était basé sur la situation des musulmans de cette époque et leur faiblesse. Mais après leur force la cause a disparue, Omar mis donc en suspens ce droit contextuel et leur interdit toute part dans la Zakât, en raison de leur seule conversion. Mais s'ils sont pauvres, endettés, esclave cherchant à se libérer ou combattant dans la voie d'Allah, ils la mériteront.

    Voir : Introduction à la politique religieuse du Dr. Abdal'Âli 'Atwa P48 et la politique religieuse - Assiyâsa Achar'iya- du Dr. Fou'âd Abdal Moun'im P 36.



    Explication importante au sujet des causes légales / les 'Illa et leurs catégories et dans quel cas devons-nous ou pouvons nous chercher la raison derrière la législation d'une loi et son rapport avec l'acte précédent de Omar Ibn Al Khattâb ?

    Le statut précédent - le droit des nouveaux convertis à la Zakât-n'est pas dépourvue de raison que l'on puisse connaitre et comprendre. Ce statut possède une 'Illa Ma'qoulatou Al Ma'nâ / Une cause dont le sens est compréhensible perceptible.

    Et lorsqu'un statut possède une cause dont le sens est perceptible, la présence de ce statut dépendra alors de la présence de cette cause.

    J'ajouterai, in chaâ Allah, dans la version amélioré de cette explication plus de détails dont les conditions d'application de cette règle.

    Mais en attendant voici quelques règles permettant d'y voir plus clair in chaâ Allah.

    L'imâm Chatibî- Rahimahou Allah- dit :

    «الأصل في العبادات بالنسبة إلى المكلف التعبد دون الالتفات إلى المعاني، وأصل العادات (المعاملات) الالتفات إلى المعاني»

    " L'être responsable ne doit observer que le seul " culte ", dans le domaine des " adorations- tel qu'embrasser la pierre noire et le Tawâf autour de la Ka'ba,ndt- ", sans chercher les significations- causes et sagesses, ndt- . Quand aux " coutumes et relations - sous toutes leurs formes financières soient elles ou autres,ndt- le Asl/ la règle est de se tourner vers les significations - chercher les causes pour lesquelles elles ont été établis,ndt-"

    Réf: la question numéro 18- P513. La citation est tirée d'une autre source, mais vous pouvez trouver le sujet ici :

    http://library.islamweb.net/newlibra...k_no=99&ID=269

    En résumé, on ne doit chercher les causes qui nous indique la présence des statuts légaux que lorsque ce statut est d'ordre relationnel, coutumier. Et lorsqu'on dit " relationnel et coutumier ", on vise ce qui s'oppose aux statuts d'ordre " purement cultuel " appelé Atta'bboudiya التعبدية.

    Ce qui a précédé concerne les statuts légaux présentes dans les textes, que dire des avis prononcés par les savants, sur base de déduction, elles sont bien plus méritoire de pouvoir être restreint et contextuels.


    (3) Ceinture portée à la taille propre aux chrétiens, comme le dit Ibn Mandhoûr Rahimahou Allah.

    (4) Ici on ne parle que du simple fait d'aller à l'Eglise, sans bien évidement y commetre du Shirk. Quand à celui qui commet du Shirk dans une église, sa mécréance sera causée par ce Shirk et non la simple entré dans une Eglise. Médites donc bien sur la différence..
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    Dernière édition par Muslim; 24/02/2015 à 22h30
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  17. #17
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    Assalâm alaykoum,

    Suite :

    Le statut précédent concernant le statut en apparence de la personne. 

Est-ce que ce statut fait l’unanimité ? Je ne sais pas.

    

Le but n’étant pas de traiter de ce sujet en particulier, je ne m’arrêterais pas dessus. 

 Quand au statut réel de celui qui est coupable de ce genre d’actes, nous pouvons constater une divergence:

    1. Certains verront en cet acte une mécréance claire, qui l'exclue de l'Islam. Il recevra à leurs yeux, le statut de mécréant, aussi bien en apparence / Houkman que dans la réalité des faits/ Haqîqatan.

    2. Et d'autres statuerons de sa seule mécréance en apparence, en rejetant le fait que cet acte soit une preuve explicite de l'indication de mécréance réel.
    

(ولو علم أنه شد الزنار لا لتعظيم دين النصارى واعتقاد حقيته لم يحكم بكفره فيما بينه وبين الله ) كتاب المواقف للإيجي -
 (3 / 546)


    
« Si nous avons la certitude - en apparence,ndt- qu’il ne porta pas le Zinâr par respect du christianisme et conviction de sa véracité, on ne statuera pas de sa mécréance, entre lui et Allah- dans la réalité des faits,ndt-. »

Réf: Kitâb Al Mawâqif d’Al Îjî 3-546

    ويكفر بوضع قلنسوة المجوسي على رأسه على الصحيح، إلا لضرورة دفع الحر أو البرد، وبشد الزنار في وسطه إلا إذا فعل ذلك خديعة في الحرب. البحر الرايق 5/133

    " Celui qui porte sur la tête un chapeau propre au majoûs sera, selon l'avis le plus juste(1), mécréant, sauf s'il le fait en vue de se protéger de la chaleur ou contre le froid. Pareil pour celui qui porte le Zinâr, exception faite de la tromperie durant la guerre".

    Al Bahrou Arrâyiq 5/133.



    Dans cette citation on peut constater ce qui suit :



    1. De part nature, un chapeau peut protéger contre le froid. Il est donc possible dans l’usage commun qu’il soit porté dans le seul but de protéger contre le froid. 

Se protéger contre le froid est un objectif permis, qui peut être obligatoire ou recommandé selon le contexte.



    2. En règle générale, seul l’adhérant à une religion, en porte les emblèmes = Il en découlera que le port de cette emblème sera qualifié de « Koufr » en raison de cette indication probante.



    3. Les règles de la Shari’a sont basées sur le « Dhâhir » et ce Dhâhir peut être :

    
a. Explicite/ Qat'î : dans ce cas, seule la présence de contrainte empêchera d’appliquer le statut apparent.

    
b. Probant/ Dhannî : dans quel cas, à moins d’une preuve certaine ou plus forte que l’indication première de l’acte, nous ne pouvons délaisser cette indication probante.

    
4. Il n’y a pas de contradiction entre le fait que le « Koufr » ne soit permis qu’en cas de contrainte, et entre le fait que le port d’un chapeau propre aux adeptes d’une autre religion, afin de se protéger du froid, soit permis selon cet avis. 
Mais pourquoi n’y a t il pas de contradiction ? Là est la question !
 Et le Fiqh, le véritable Fiqh, et la science, la véritable science, consiste à trouver ce qui distingue réellement deux choses qui " semblent " communes, comme l'ont dit les savants. Voir les ouvrages sur Al Fouroûq / les différences et dictinctions juridiques.

    La réponse est que l’acte dépourvuu de l’objectif qui en a fait du « Koufr » n’est tout simplement plus du « Koufr ». Celui donc qui le permet, aura permis un acte qui n’est pas du « Koufr ».

    5

. Mais par « méthaphore » et seule considération du sens premier de l’acte, certains savants ont permis ces actes de « koufr » par nécessité.

    6. La qualification de ces actes, d’actes de « koufr » est donc relative et non absolue. Ces savants visent un sens bien précis et une catégorie bien particulière et non l’ensemble des actes de « koufr » et ce même s’ils emploient un terme général.


    
Ce procédé étant bien connu chez les gens de science(2). C’est ce qu’on appelle « Al’Ahdou Addhinî ».

    
Donc lorsqu’en réponse à ces savants, on leur dit qu’Allah n’a permis le Koufr qu’en cas de contrainte et qu’on cite le Verset révélé sur Ammâr ibn Yâsir qui dût prononcer du Koufr explicite, on sera bien loin de la vérité.

    Et le resterons aussi longtemps, que nous continuerons à baigner dans cet esprit binaire, et voir les choses comme « complètes » ou « absentes ».



    Retour à la « lecture » de cette citation :



    7. Le port de ce chapeau ou autre emblèmes religieux, sans indice qui nous permettrait de comprendre que celui qui le porte, ne vise pas le sens premier de l’acte, qui est l’adhésion et l’admiration pour cette religion = sera du koufr Akbar qu’Allah nous en Préserve.

    Et son auteur sera accusé de « Koufr » et inviter à s’en repentir.

    Et ce en raison du fait, que dans « l’usage général » il soit impossible qu’une personne porte l’emblême d’une religion, sans aucune raison valables, sans avoir un penchant pour cette religion.


    Et je vise par « raison valable » : les raisons qui dans « l’usage général » pourraient avoir une autre signification que ce penchant vers le Koufr.


    8. Et c’est pourquoi, on voit que cet imâm n’a exclus du statut de koufr, pour port du Zinâr, que celui qui le fait par tromperie, en vue de soutenir la Religion d’Allah et la faire triompher. Car le Zinâr, ceinture se portant à la taille, ne peut être portée pour se préserver du froid par exemple. 



    Mais imaginons qu’un homme soit blessé et qu’il ne trouve qu’un Zinâr pour bloquer la coulée de sang, peut-on statuer de son Koufr ?! Ou même prétendre qu'il aurait commis du Koufr mais vu qu'il était blessé, il serait excusé car contraint ?!!

    

On voit donc l’impact du contexte dans le statut de ce genre d’acte.



    Et au même titre que nous faisons appel à une réflexion saine pour empêcher le Takfir de celui qui agit de la sorte sans se limiter à une lecture « biaisée » basée sur un soit disant sens " littéral " des textes. On ne fera pas dire à cet imâm, que celui qui à deux chapeaux préservant tout deux du froid, et préfère porter ce chapeau religieux, ne sera pas mécréant à ses yeux..





    A suivre in chaâ Allah..

    _____________________________________

    (1) J'évoquerais ulétieurement- dans la version améliorée- ce que signifie " Assahîh "/ le plus juste, dans ce contexte, in chaâ Allah, ndt.

    (2) Il sera détaillé dans la version complêtée in chaâ Allah,ndt.
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  18. #18
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    Assalâm alaykoum,

    Suite :

    'Alâ'ouDîn 'Ali b. Khalîl Attarâboulsî - décédé en 844 - dit : " Et s'il porte le Zinâr autour de sa taille et entre en terre de harb :
    



    (ولو شد الزنار على وسطه ودخل دار الحرب قال القاضي أبو جعفر الْأُسْرُوشَنِيُّ : إن فعل لتخليص الأسارى لا يكفر ولو دخل للتجارة يكفر) .
    معين الحكام فيما يتردد بين الخصمين من الأحكام – 2 / 303


    . Le Qâdî Abou Ja'far Al Asroushanî dit : S'il le fait afin de libérer les prisonniers, il ne sera pas mécréant, mais s'il le fait juste pour commercer, il aura mécru ".

    Réf : Mou'în Al houkkâm fîmâ Yataraddadou bayna Al Khasmayni mina Al Ahkâm 2/ 303.


    Donc pour revenir au sujet de la question, le rire, et après avoir prouvé que le contexte pouvait jouer un rôle dans le statut final pour les actes qui ne sont pas explicites dans leur indication, voici la question qui s'impose :

    Cet acte étant forcément accompagné d'indices contextuels, qui permettront de déterminer l'indication apparente du rire. Quel est donc ce contexte ?

    Je m'interroge également sur une personne qui doute d'avoir commis ou non un acte de mécréance, il cherche dans les livres et après avoir lu les explications des shuyukh à ce sujet en conclu qu'il n'a pas apostasié. Malgré cela il se trompe et son estimation est fausse auprès d'Allah 'azza wa jalla. Peut-il espérer le pardon d'Allah ta'ala lorsqu'il Lui fait la demande présente dans ma première question ?



    S'il a cherché, c'est que forcément la demande de pardon est précise, car elle ne saurait être imprécise et vague, que dans le cas de l'ignorance de l'interdiction de l'acte. Or la recherche s'oppose à cette ignorance, ce qui prouve la connaissance.

    Le seul cas de figure ou la recherche n'indiquerait pas la connaissance de l'interdiction est le cas ou il croit qu'une chose soit permise, par suivi de certains savants, alors que d'autres la qualifie de Koufr. Dans ce cas :

    1. Si les savants auxquels, il fait référence, sont des savants d'Ahl Assounnah :

    A. Soit, il a mal interprété leur propos et n'a pas joint entre le Moutlaq/ l'absolue et le Mouqayyad/ restreint. Se trompant ainsi dans la compréhension de leurs propos. Les deux parties liant le statut de Koufr à un élément externe à l'acte en lui même, maais que cette restriction eut été détachée des propos, car ces savants s'adressent à un public averti. Inutile donc de répeter l'aquis.

    Mais étant donné, que les bases du public d'antant ne sont plus les bases du public d'aujourd'hui, en raison de la propagation de l'igniorance et la confusion, il est amené à croire que ces derniers ont statués de la mécréance de cet acte- en tant qu'acte sans aucune considération d'élements externes et contextuels-.

    Et dans ce cas, la réalité est qu'il n'y a pas de divergence. Il suffit de placer chaque parole dans son contexte, pour constater que la réalité des faits, aucun d'eux ne considère cet acte, en lui même, comme étant du Koufr Akbar.


    B. Soit la divergence existe réellement, est que certains savants considèrent réellement cet acte comme du Koufr Akbar, alors que les autres permettent.

    Dans quel cas, si les deux parties font partie d'Ahl Assunna, après vérification, il s'avère que cette forme de divergence ne peut exister sur les actes de Koufr explicite, qui n'acceptent aucune excuse, mais seulement dans la seconde catégorie de Koufr qui aux yeux de certains est Dhâhir/ probant et aux yeux des autres :

    a. Soit cet acte ne mérite pas le statut de Koufr probant/ Koufr Dhâhir, il ne qualifie donc pas de Koufr.

    b. Soit il le qualifie de Koufr, mais considère que le Manât Al koufrî est absent dans le cas de la personne à laquelle, ils ont permis cet acte.



    La définition du probant / Al Koufr Adhâhir :

    Et lorsqu'on dit probant, c'est-à-dire que dans la majorité des cas de figures, ou cet acte est commis la cause légale/ Al Manât qui indique la présence du statut de Koufr est présente.



    Et lorsqu'on médite l'une des divergence existant à ce sujet, à savoir le fait d'avoir recours aux tribunaux mécréants, en vue de réecupérer un bien ou se préserver d'un mal, ou garantir un droit, en se contenant de faire la demande de ce seul bien, sans aucune manifestation de la soumission aux loins des hommes, comme on se soumettrait à la Loi d'Allah : on peut constater que les savants qui sont d'avis que cet acte est du Koufr Akbar, comme Cheikh Abou Mohammad Et Abou Al Moundhir- Hafidhahouma Allah-, ne font le takfir ni de celui qui le fait, ni de celui qui le permet.

    Ce qui prouve, qu'au moins aux yeux de Cheikh Abou Mohammad, cet acte ne s'inscris pas dans les annulatifs catégoriques et explicites de l'Islam. Et ce, car le Cheikh est connu, pour son avis sur la question de l'excuse par ignorance dans le Shirk Akbar et qu'il ne d'excuse, ni dans ce bas monde ni même dans l'au delà, ignorance ou non.

    Et ceci, est une réplique à quelques illettrés, qui ne sont pas fatigués à lire les ouvrages du Cheikh, ses Fatawis et ses Mouqaddimâts - entre autre celle au livre du Cheikh Abou Annît Al Mourrâkouchî (2)ou Al Marrâkchî comme on le prononce plus usuellement, j'espère qu'il connaisse le Cheikh au moins... -, et qui accusent le cheikh- Hafidhahou Allah- de juger musulman les Râfidas- shiites- qui divisent 'Ali ibn Tâlib . Mais bon, l'injustice et l'ignorance vont de paires malheureusement..

    Allah dit :
    {إنه كان ظلوما جهولا }

    " Certes il- l'homme- est très injustes et très ignorant ".


    qu'Allah Guérisse leurs coeurs et Préserve le Cheikh.


    Retour au sujet, après cette parenthèse :

    Et la raison pour laquelle, il ne juge pas celui qui le fait, comme mécréant, est que celui-ci entre dans les cas minoritaires et peu probables, que l'acte pouvait indiquer.

    La cause légale qui indique la présence du statut de Koufr est donc absente dans son cas.

    C'est pourquoi, Cheikh Abou Al Moundhir- Hafidhahou Allah- dit au sujet du port de la croix chrétienne en cas de nécessité :

    باعتبار أن العلة في التكفير بلبس الصليب هي كونه علامة على الكفر والرغبة عن الإسلام فلا إشكال في إباحة لبس الصليب للضرورة والحاجة لأن العلة معدومة في هذه الحالة

    Si l'on considère que la cause/ Al 'illa de mécréance dans le port de le croix chréienne est le fait qu'il soit un signe prouvant la présence de mécréance -intérieur, ndt- et le délaissement de l'Islam, il n'y aura alors aucun problème - pour justifier la permission de le porter- dans cette nécessité et dans le besoin, car la cause légal est absence dans ce cas de figure.



    A suivre in chaâ Allah..

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  19. #19
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    barak Allahou fikoum pour vos interventions

  20. #20
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    salam 3alaykoum akhi al karim,
    J'ai une question qui va peut être choqué, mais quel est la différence entre l'action de Omar ibn al Khatab(radi Allah 3anhou), et qui est son abstention de donner une part de la Zakât aux nouveaux convertis, alors que le Verset les mentionne ,par déduction (disparition de la cause) et le cas de Tariq Ramadan (qu'Allah le guide) concernant le fait de ne pas donner à la femme la moitié de la part d un homme dans l héritage mais la même part, les 2 cas touches aux "coutumes et relations" si je ne me trompe .
    La seule difference que je vois est que l homme a l obligation de subvenir aux besoins(nourriture, logement , vetements) de sa famille alors que la femme non, mais est ce vraiment la 3ila? si oui comment en être sûr alors que le verset ne le mentionne pas?

    Barak Allahou fik, à bientôt in chaa Allah
    Dans l impatience de lire la suite de ton étude, Salam 3alaykoum

  21. #21
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    Wa alaykoum Assalam wa Rahmatullah

    Pour ta réponse je ne reprendrai qu'un seul élément :

    Medites sur le terme employé dans le cas des nouveaux convertis et compare le aux termes employés au sujet de l'héritage? Que constates-tu ?
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