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Sujet : Abbas Ibn Firnas raconté aux enfants

  1. #1
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    Abbas Ibn Firnas raconté aux enfants

    Assalâmu 'alaykum wa rahmatullâh wa barakatuh


    Je viens à vous avec un petit texte ci-dessous sur l'histoire de Abbas Qassim Ibn Firnas.
    Je l'ai écrit pour mes enfants, ainsi que 4 autres textes similaires, dans l'idée d'en faire une série appelée "Je suis... (Abbas Ibn Firnas)" "Je suis...(Abu Ali Ibn Al Haytham)" (etc.).
    C'est aussi destiné à la lecture en direction d'autres enfants de 4 à 11 ans, par la suite.

    J'ai commencé ce travail pour 3 raisons :

    -leur proposer des lectures utiles à leur âge qui se basent sur du concret (pas du mensonge ou des héros imaginaires) mais qui leur permette de rêver en même temps ;
    -comme moyen de les faire entrer dans l'histoire de la civilisation islamique ;
    -trouver une alternative aux romans historiques jeunesse que l'on trouve en France mais contre-productifs par certains aspects : la manière dont est racontée la campagne d'Egypte de Napoléon ou l'Histoire de "Soliman le Magnifique" dénote toujours d'un parti-pris qui ne me convient pas, et qui, de toute manière, est raconté avec des yeux d'occidentaux. Je parle là de la collection "Je lis des histoires vraies" pour les 8-12 ans et à ce jour, je n'ai pas trouvé "mieux" que cela.

    J'aimerais donc proposer de courts romans historiques que je lis ou qu'ils peuvent lire eux-mêmes (une version courte comme ci-dessous pour les 6/8 ans et une plus longue et complète pour les 9/11 ans), attrayants, basés sur des vérités historiques et surtout racontés avec l'oeil du musulman.

    Je prends un exemple simple : celui d'Ibn Battouta. Raconter son histoire est, pour moi, riche d'enseignements pour un enfant. Contrairement à d'autres navigateurs dont on rabâche l'histoire (à l'école notamment) avec des visées marchandes, commerciales, territoriales ou missionnaires, le grand voyage d'Ibn Battuta part de l'intention pure de faire le Hadj.

    Concernant les scientifiques musulmans, idem, ce serait le bon moyen selon moi, wallâhu a3lem, de faire passer certains messages par leur propre histoire :
    pourquoi ont-ils acquis la Science ; et pourquoi aujourd'hui on (doit) acquiert (acquérir) la Science ? Comment on l'acquiert ? Avec quelle(s) intention(s) ? Quelles ont été les motivations des Anciens et quelles doivent être les nôtres aujourd'hui ? Dans quels buts ? Quels ont été leurs difficultés ? Et les nôtres ?
    A quoi mène une bonne éducation islamique ?


    Dans tous les cas, j'ai 2 questions :

    1/ a-t-on le droit (islamiquement) comme je l'ai fait dans ce texte de parler avec le "Je" càd que le narrateur se substitue au personnage historique alors que celui-ci n'a jamais raconté lui-même sa biographie ? En gros, est-il autorisé de parler à la place de Abbas Ibn Firnas pour des visées éducationnelles alors même que l'on sait que ces mots ne sont jamais sortis de sa bouche ? Ou bien peut-on se placer d'un point de vue d'un narrateur fictif qui aurait vécu du temps d'Abbas Ibn Firnas ? Ce type de "fiction" est-il autorisé ? Quelle est notre marge de manoeuvre dans un récit qui mêle Histoire et "fiction" ?

    2/ cela peut-il être envisagé pour narrer la vie des Compagnons (ra) ? Par exemple : Je suis Abû Ayyûb Al-Ansârî et je...

    Il faut savoir aussi que ces histoires sont suivies d'activités pour prolonger le sujet :
    lapbook, jeu ou sortie en rapport.

    Le lapbook est ce qui est envisagé pour suivre l'histoire d'Ibn Firnas sous la forme de :

    "Qui est-il et que reste-t-il d'Abbas Ibn Firnas aujourd'hui ?"

    A partir de ces éléments, de photos, d'images et d'une vidéo :

    En Lybie, un timbre-poste a été fabriqué à son effigie. En Irak, un aéroport de Bagdad porte son nom et une statue le représentant portant ses ailes de bois a été érigée.

    Les Algériens ont quant à eux construit un avion léger à hélice basé sur le modèle du Zlin Tchèque baptisé Firnas-142.

    Un cratère sur la Lune porte son nom.


    BârakaLlâhu fîkum pour vos réponses à mes deux questions ci-dessus et vos avis sur le texte lui-même (intérêt pour des enfants, style, syntaxe, grammaire, etc.).
    Vos propositions d'améliorations tant sur le texte que sur les activités qui suivent la lecture sont les bienvenues.


    Voici le texte. Il compte 603 mots.



    Je suis Abbas.

    Abbas Qasim Ibn Firnas, عباس بن فرناس. En Europe on a décidé de m'appeler Armen Firman.

    Je suis né en 810 à Izn Rand Onda (Ronda), dans le Sud de l'Andalousie, dans l'Espagne musulmane, sous le califat des Omeyyades.

    Petit garçon, mon terrain de jeux favori était la nature. J'aimais vagabonder à l'extérieur et je passais des heures à observer le cycle des fleurs et des cultures, des après-midis entiers à noter les habitudes des oiseaux et des soirées à contempler la perfection du ciel. La Création de mon Seigneur me fascinait et ses merveilles sans borne me subjuguaient SubhannaLlâh !

    Adolescent, j'ai continué à aimer les Sciences : chimie, physique ou astronomie, tout me passionnait. Mais mon passe-temps favori restait la poésie. Grâce à mes connaissances dans divers domaines, j'ai travaillé pour des manufactures et, surtout, j'ai été introduit à la Cour de Abd Al-Rahman II puis Muhammad Ier pour y partager mon savoir et mes découvertes.

    Parce que des découvertes, j'en ai faites ! Pas mal même ! Avec d'autres frères scientifiques andalous, j'ai redécouvert, réinterprété et compilé avec un oeil neuf les sciences qui nous venaient de l'Antiquité.

    La Clepsydre, Al-Maqata, pour commencer. En m'appuyant sur des travaux grecs, j'ai pu mettre au point un système qui servait à mesurer le temps. Aujourd'hui on pourrait dire que c'est une sorte d'horloge à eau.

    Toujours d'après des textes anciens, j'ai élaboré une nouvelle technique de taille du cristal de roche, ce qui a permis à mes frères andalous de ne plus importer de quartz taillés en Egypte, mais de les tailler eux-mêmes sur place.

    Mon atelier de travail était en ébullition constante et mes trouvailles me portaient à faire toujours mieux par la Grâce d'Allâh !
    Ainsi, mon goût pour l'Astronomie m'a conduit à imaginer un planétarium : une sorte de maquette du ciel représentant le Soleil, la Lune, les planètes et les étoiles, mais je ne me suis pas arrêté là. J'ai également créé une astrolabe sphérique pour montrer le mouvement des étoiles autour de la Terre et du Soleil. Toute ma vie, j'ai aimé apprendre, construire, imaginer. Ma foi et mon éducation islamique m'ont amené à creuser tous les domaines mêmes les plus incongrus.

    Le vol gracieux de l'oiseau par exemple. C'est un phénomène qui m'intriguait depuis mon plus jeune âge et que je souhaitais percer. Alors, un jour, après avoir réfléchi à différentes techniques, j'ai décidé de tester des ailes de bois que j'avais fabriquées.

    A 65 ans, j'ai ainsi mis au point ma première machine volante. J'ai rassemblé différentes plumes de rapaces dont j'ai recouvert ma paire d'ailes. J'ai prévenu mes frères et soeurs de cette expérience hors du commun et je les ai invités à venir y assister aux pieds du minaret de la grande Mosquée de Cordoue, la Mezquita. Je ne savais pas ce qui m'attendrait en tentant mon premier vol : alors je me suis bien préparé et je me suis enveloppé dans un énorme manteau pour amortir ma chute, si Allâh en avait décidé ainsi. La foule est venue en nombre.

    Ce jour-là, j'avais peur mais je disposais de la chose la plus importante : une entière confiance en Allâh . Et je me suis lancé. Mon Seigneur m'a permis de rester en vol plané quelques instants mais mon atterrissage fut un échec. Al hamdulillâh, Louange à Allâh, ce vol m'a permis d'améliorer mon engin pour lequel j'ai compris qu'il manquait une queue, modification que j'ai eu le temps de retranscrire dans mes notes avant mourir en 887.

  2. #2
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    Wa 'alaykum salam

    Ma cha Allah, continuez à bosser comme ca, on en a besoin. Je m'interroge sur le choix des personnages : ) et sur le choix de faire quelque chose de synthétique. Je reste persuadé que même à cet âge, les enfants peuvent avaler des doses de détails impressionnantes (voir les bibliothèques roses qu'on lisait). Aussi, à travers le choix des personnes et de la longueur, le problème de l'objectif est posé. Ces questionnements viennent peut-être du fait que moi je n'arrive pas à faire court mais je pense que ce n'est pas la seule raison : ) Mais c'est un sujet intéressant.

    Pour répondre à la première question

    1/ a-t-on le droit (islamiquement) comme je l'ai fait dans ce texte de parler avec le "Je" càd que le narrateur se substitue au personnage historique alors que celui-ci n'a jamais raconté lui-même sa biographie ? En gros, est-il autorisé de parler à la place de Abbas Ibn Firnas pour des visées éducationnelles alors même que l'on sait que ces mots ne sont jamais sortis de sa bouche ? Ou bien peut-on se placer d'un point de vue d'un narrateur fictif qui aurait vécu du temps d'Abbas Ibn Firnas ? Ce type de "fiction" est-il autorisé ? Quelle est notre marge de manoeuvre dans un récit qui mêle Histoire et "fiction" ?
    D'un point de vue formel, les savants ont autorisé à raconter des histoires, pourvu qu'elles ne parlent pas de créatures qui n'existent pas (des personnes aux pouvoirs extraordinaires comme superman...) et que les lecteurs sont informés du caractère fictif. Donc selon cet avis, l'utilisation du " je " est possible si les enfants sont au courant que cet aspect du récit n'est pas la réalité. Pour autant, je préfère la troisième personne (comme dans le texte par exemple que j'ai écrit sur Abû Bakr An-Nâbulusiyy, rahimahullah, et que j'ai testé sous cette forme à des enfants encore plus jeune. La 3e personne est une façon naturelle de raconter les histoires et le " je " n'apporte, selon moi, rien.

    Pour la deuxième question, l'utilisation de ce procédé pour les compagnons est à prendre avec des pincettes parce que les actes des compagnons et leurs paroles sont souvent la source de la sunnah ou le mention de la sunnah et dans tous les cas une partie intégrante de la sira du prophète, 'alayhi salam.

    Allah vous préserve et vous aide à aller au bout de ce projet pour qu'il soit rentable. Comme je n'ai pas le temps de le faire, je suis heureux que vous le fassiez et bien sûr ca m'intéresse beaucoup.

    Wassalam

  3. #3
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    As salamu 'alaykum

    Question ici, une dizaine d'année : s'il était mort, c'est pas comme s'il s'était tué ?
    Je n'ai pas de réponse à cette question.

  4. #4
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    Assalâmu 'alaykum

    BârakaLlâhu fîk pour vos premières impressions et questions

    Je m'interroge sur le choix des personnages : ) et sur le choix de faire quelque chose de synthétique
    Il est vrai que j'aurais peut-être dû commencer par là. Il y a plusieurs raisons qui expliquent le choix de personnages comme Ibn Firnas mais cela aurait tout aussi bien pu être Khalid ibn Yazid, Al-Khwarizmi, Al-Farghani, Jaffar ibn Muhammad Abu Mashar al-Balkhi, Thabit ibn Qurra ou d'autres.

    1/ d'une part beaucoup d'enfants francophones étudient l'histoire à travers le matériel disponible pour eux : des romans ou albums ou livres-documentaires élaborés très majoritairement par des non-musulmans et qui mettent donc en lumière, dans cette Histoire, les évènements selon leur propre point de vue, qui est évidemment très éloigné du nôtre. Ca me paraît particulièrement problématique notamment quand il s'agit d'aborder les périodes marquées par les "rencontres" entre occidentaux et musulmans : Croisades, invasions et colonisations diverses, fouilles archéologiques en Egypte, période d'Al Andalous,...
    Par ailleurs l'âge d'or de l'Islam, de ses scientifiques, de son rayonnement sur d'autres civilisations n'est traité, au mieux, que par quelques pages dans les livres scolaires.
    --> on a donc l'impression, et j'ai eu cette impression, que TOUT est arrivé en Europe après le Moyen-Age, après que leurs brillantes lumières aient intégré tout le savoir issu de l'Antiquité Grecque et Romaine (et uniquement elles).
    Ainsi, on sait que les "Arabes" ont développé certains pans des mathématiques ou de l'Astronomie, mais ça s'arrête aux astrolabes et aux algorithmes, à peu de choses près.
    J'exagère à peine quand je dis cela.

    Mon idée est tout le contraire : faire ressortir comment l'Islam, comment notre foi et notre pratique peuvent être source d'excellence, de création, d'inventions scientifiques, de connaissances.
    Vous me direz : ben oui, mais ça se voit mieux en étudiant les histoires de Prophètes ou de Compagnons.
    Oui, c'est vrai, mais il existe déjà des gens qui travaillent dessus et de toute façon je n'ai pas le bagage nécessaire pour parler d'eux avec toute la rigueur nécessaire. En sus, raconter l'histoire de scientifiques, de personnes "presque lambda" dont la Foi les a portées à l'excellence dans leur domaine me paraît un angle intéressant pour étudier toutes les époques de l'Histoire sous un prisme islamique à la fois sain et inspirant.

    Pour résumer mes motivations pour le choix de personnages qui se sont illustrés dans la Science profane sont :

    - liées au point de vue du narrateur historique : il doit être musulman avec des préoccupations et des objectifs de musulmans donc intimement liés à sa foi.
    - liées au rétablissement d'une vérité historique occultée (intentionnellement ou non) : j'ai envie que mes enfants sachent que ce n'est pas avec les frères Wright qu'à commencé l'histoire de l'aviation par exemple.
    - liées à la valeur de l'exemple : j'ai envie de montrer ce à quoi on peut aboutir, bi-idhnillâh, quand on vise l'Ihsan en tant que musulman "lambda".


    2/ Sur le fait que ce récit soit synthétique, je dois dire que je suis assez d'accord avec votre remarque : les enfants peuvent parfaitement comprendre un texte qui ne leur est pas spécifiquement destiné, long et avec un langage soutenu. Mais pour la période andalouse, je me voyais quand même assez mal leur lire du Lévi-Provençal :/
    J'ai lu avec eux des livres-documentaires sur le sujet mais je cherchais spécifiquement des biographies et je n'en ai pas trouvées.
    Dans les textes que j'ai rédigés j'ai par contre pris le parti d'utiliser du vocabulaire "tous-publics" et pas spécifiquement adapté aux enfants... là aussi je crois qu'ils peuvent écouter et s'imprégner d'une histoire et d'un niveau de langage même si tous les mots ne leur sont pas accessibles.
    Quand le public d'enfants est divers, un texte unique avec un langage soutenu permet aussi de tenir en haleine ou de contenter tout le monde, chacun comprendre à son niveau.

  5. #5
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    Assalâmu 'alaykum

    Citation Envoyé par Avant l'Heure Voir le message
    As salamu 'alaykum

    Question ici, une dizaine d'année : s'il était mort, c'est pas comme s'il s'était tué ?
    Je n'ai pas de réponse à cette question.
    Je n'avais pas vraiment pensé à cela sous cet angle :/
    bârakallâhu fîk ça fait partie des questions que je devrais me poser pour les prochains !

  6. #6
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    Assalâmu 'alaykum

    Citation Envoyé par Avant l'Heure Voir le message
    D'un point de vue formel, les savants ont autorisé à raconter des histoires, pourvu qu'elles ne parlent pas de créatures qui n'existent pas (des personnes aux pouvoirs extraordinaires comme superman...) et que les lecteurs sont informés du caractère fictif. Donc selon cet avis, l'utilisation du " je " est possible si les enfants sont au courant que cet aspect du récit n'est pas la réalité. Pour autant, je préfère la troisième personne (comme dans le texte par exemple que j'ai écrit sur Abû Bakr An-Nâbulusiyy, rahimahullah, et que j'ai testé sous cette forme à des enfants encore plus jeune. La 3e personne est une façon naturelle de raconter les histoires et le " je " n'apporte, selon moi, rien.

    Pour la deuxième question, l'utilisation de ce procédé pour les compagnons est à prendre avec des pincettes parce que les actes des compagnons et leurs paroles sont souvent la source de la sunnah ou le mention de la sunnah et dans tous les cas une partie intégrante de la sira du prophète, 'alayhi salam.

    Allah vous préserve et vous aide à aller au bout de ce projet pour qu'il soit rentable. Comme je n'ai pas le temps de le faire, je suis heureux que vous le fassiez et bien sûr ca m'intéresse beaucoup.

    Wassalam
    Bârakallâhu fîk ! c'est très clair ! Pour le "je" vous avez sans doute raison et je modifie la chose pour coller à la réalité in châ-a-Llâh.

  7. #7
    Membre habitué Avatar de Hârith
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    بسم الله الرحمن الرحيم
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    Ca faisait longtemps wa l Hamdulli Llâh
    Sinon pour ma part, les références choisies m'interpellent aussi. Sûrement que la période andalouse n'a pas spécialement ce côté "âge d'or" dans ma conception. Si vous travaillez sur cette période (chose compréhensible vu que c'est une ère géographique proche), je pense qu'il faut différencier l'aspect "technologique-scientifique" de l'aspect religieux. Si effectivement les avancés sur les aspects technico-scientifiques sont réelles, niveau religieux ce n'était pas la panacée.
    L'Andalousie d'antan, c'est un peu le Dubaï actuel pour moi

    wa Llâhu a`lam.



    و السلام عليكم ورحمة الله وبركاته


  8. #8
    Membre actif Avatar de Tâliba
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    السلام عليكم ورحمة الله وبركاته


    Quel plaisir de te lire Fatoum ! Le texte est très accrochant, je découvre le personnage avec mes enfants !! Baraka'Llâhu fiki pour ce noble travail.


    و السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

    "En vérité, Allah ne modifie point l'état d'un peuple, tant que les [individus qui le composent] ne modifient pas ce qui est en eux-mêmes."

  9. #9
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    Assalâmu 'alaykum

    bârakallâhu fîkum pour vos remarques Hârith et Tâliba, qu'Allâh vous préserve.

    Pour en revenir à ce fameux "âge d'or" : comme je ne peux pas encore lire de textes compliqués en arabe, j'ai lu principalement des historiens/orientalistes français sur la question (comme Evariste Lévi-Provençal justement) et quelques livres-documentaires en anglais comme ceux qui sont vendus ici :

    http://1001inventions.com/


    La seule fois où j'ai également eu l'impression que vous décrivez à savoir "le Dubaï actuel", c'est dans un roman historique d'A. Maalouf qui s'intitulait Léon l'Africain... je passe sur les détails, c'était pas très glorieux en effet.

    Maintenant, je me demande comment on peut faire dans ce cas pour faire découvrir l'Histoire islamique jusqu'à nos jours, à nos enfants et quelles lectures vous pouvez conseiller, mais pour cela j'ouvre un autre sujet dans "Education"

  10. #10
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    salam alaikoum

    Fatoum, je sens de ce post un parfum que je sentais petite mais provenant de Baghdad.. ce sont les histoires que je lisais et écrites d'un arabe simple.. Le renouveau islamique va t-il venir de France?????? Ce n'est pas etonnant puisque je viens d'acheter une revue islamique écrite en arabe qui provient d'Istanbul..

    Toutes mes encouragements.. !! je suis optimiste .. et fière de lire ton post...

    Vivement une histoire de Fatima al Fihriya ...qui a construit la mosquée al Quaraouiine à Fes ..

    Je ne sais pas mais Abbas ibn farnas... avait " une mauvaise reputation chez le monde des enfants"... quand on voulait se moquer de quelqu'un, on lui disait : " qoui! tu veux être Abbas ibn farnas"..et je ne sais pas si c'est parce qu'il a tenté de voler plusieurs fois en vain.. mais j'apprécie comment tu as expliqué "l'echec" comme une experience positive . C'est une bonne leçon à donner aux enfants.. Peut être qu'on lisait ou on nous expliquait son histoire en parlant , tout simplement de son echec à ne pas pouvoir voler (point)..

    wa alaikoum salam

  11. #11
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    Citation Envoyé par Fatoum Voir le message
    Maintenant, je me demande comment on peut faire dans ce cas pour faire découvrir l'Histoire islamique jusqu'à nos jours, à nos enfants et quelles lectures vous pouvez conseiller, mais pour cela j'ouvre un autre sujet dans "Education"
    Moi je pars des livres arabes. Ensuite j'essaie de synthétiser et de rendre attractif (et audible) le récit pour l'enfant. J'essaie de travailler avec des cartes (et un globe) pour qu'ils puissent avoir des repères géographiques. En amont, il faut savoir que j'ai expliqué aux enfants que nous étions dans une discipline particulière qui est l'Histoire. Nous ne sommes pas dans la sirah qui se nourrit du waHî (Qur'an et Hadith). C'est d'après moi important de le préciser et de l'expliquer.

    Pour l'Histoire, ce ne sont pas les oeuvres qui manquent. Voici par exemple des ouvrages dont certains sont des références: http://www.almeshkat.net/books/list.php?cat=13
    Vous y trouverez pas mal d'oeuvres traitants de l'Andalousie. Pour l'Andalousie, il y a aussi "tarîkh `ulama' al andalus" qui est bien. J'ai ce livre en version e-books, je peux éventuellement vous l'envoyer si besoin.

    Je me sers aussi des travaux de frère comme celui du Dr Sarjânî que je retravaille à ma façon : http://www.islamstory.com/تاريخ-الاندلس/
    Le site existe en version anglaise (moins riche il va s'en dire). Tu peux trouver des sources d'inspiration ici par exemple: http://en.islamstory.com/muslim-scholars/ (certains choix sont aussi ici perfectibles wa Llâhu a`lam)

    Perso, j'avais travaillé sur ce personnage: http://www.islamstory.com/%D9%81%D8%...AF%D9%84%D8%B3
    Il faut noter que ce sont des régions que nous traversons en voiture pour nous rendre au Maroc. C'est tout de suite plus ludique et interactif. Quand un enfant lit un panneau signalant [Cordoba - 200 kms] ou [Gibraltar - 80 kms] et qu'il te dit "Papa il est passé par là Tariq ibn Ziyad ra" (et que je lui réponds "oui mais pas pour du tourisme "), l'enfant participe. Mais au dela de la connaissance historique et géographique, j'insiste pour enseigner d'autres valeurs comme l'esprit de conquète (synonyme de da`wa). Sur le fait que la désobéissance et l'éloignement des préceptes divins peut mener une nation glorieuse aux portes de la mendicité * etc..

    wa Llâhu a`lam.



    و السلام عليكم ورحمة الله وبركاته



    * Parce que si c'est pour choisir un scientifique sans `aqida, autant prendre comme exemple Einstein

  12. #12
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    @ Ambassadrice : BârakaLlâhu fîki ! C'est amusant cette "réputation" d'Abbas Ibn Firnas aurpès des enfants au Maroc... moi on ne m'en a jamais parlé de ce personnage carrément.


    Je reviens sur ce post après plusieurs mois. Mais ce temps m'a été nécessaire et bénéfique.


    @ Hârith : encore et encore et encore une fois, bârakallâhu fîk. Ca doit faire plus d'une décade que je vous lis, vous et d'autres sous différents pseudos et sur différents forums (mais "Hârith" précisément ça fait 5 ans il me semble) et à chaque fois, vos conseils et remarques me remettent dans le chemin "droit" wal hamdulillâh.
    En vous ayant lu, la fois dernière, sur ce fil, je me suis dit : "oui, tu perds ton temps, encore une fois ! Abbas Ibn Firnas (et d'autres du même style que j'ai trouvé dans le livre 1001 Inventions), c'est bien beau mais il y a bien plus important avant cela".
    Et je me suis recentrée, comme souvent je me recentre suite à vos conseils mâ châ-a-Llâh.


    Je cherche depuis longtemps ce à quoi peut servir un forum.
    Je le sais maintenant.
    Je n'y viens plus quotidiennement, même pas hebdomadairement.
    Mais je sais que les bons forums (me) servent à cela : me mettre une bonne claque de temps de temps, peu importe la forme de la claque d'ailleurs, pour repartir de plus belle. Ca sert à me détacher des mauvaises choses, des mauvais chemins, et des activités "perte de temps" auxquelles je me suis trop longtemps consacrée. Ca (me) sert à m'orienter, à me concentrer sur ce qui doit être prioritaire dans ma vie, pour mon bien et pour mon Salut in châ-a-llâh.

    Merci, JazakAllâhu Kheyran, du fond du coeur.

  13. #13
    Citation Envoyé par Hârith Voir le message

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    Moi je pars des livres arabes. Ensuite j'essaie de synthétiser et de rendre attractif (et audible) le récit pour l'enfant. J'essaie de travailler avec des cartes (et un globe) pour qu'ils puissent avoir des repères géographiques. En amont, il faut savoir que j'ai expliqué aux enfants que nous étions dans une discipline particulière qui est l'Histoire. Nous ne sommes pas dans la sirah qui se nourrit du waHî (Qur'an et Hadith). C'est d'après moi important de le préciser et de l'expliquer.

    Pour l'Histoire, ce ne sont pas les oeuvres qui manquent. Voici par exemple des ouvrages dont certains sont des références: http://www.almeshkat.net/books/list.php?cat=13
    Vous y trouverez pas mal d'oeuvres traitants de l'Andalousie. Pour l'Andalousie, il y a aussi "tarîkh `ulama' al andalus" qui est bien. J'ai ce livre en version e-books, je peux éventuellement vous l'envoyer si besoin.

    Je me sers aussi des travaux de frère comme celui du Dr Sarjânî que je retravaille à ma façon : http://www.islamstory.com/تاريخ-الاندلس/
    Le site existe en version anglaise (moins riche il va s'en dire). Tu peux trouver des sources d'inspiration ici par exemple: http://en.islamstory.com/muslim-scholars/ (certains choix sont aussi ici perfectibles wa Llâhu a`lam)

    Perso, j'avais travaillé sur ce personnage: http://www.islamstory.com/فتوحات-طار...لس
    Il faut noter que ce sont des régions que nous traversons en voiture pour nous rendre au Maroc. C'est tout de suite plus ludique et interactif. Quand un enfant lit un panneau signalant [Cordoba - 200 kms] ou [Gibraltar - 80 kms] et qu'il te dit "Papa il est passé par là Tariq ibn Ziyad ra" (et que je lui réponds "oui mais pas pour du tourisme "), l'enfant participe. Mais au dela de la connaissance historique et géographique, j'insiste pour enseigner d'autres valeurs comme l'esprit de conquète (synonyme de da`wa). Sur le fait que la désobéissance et l'éloignement des préceptes divins peut mener une nation glorieuse aux portes de la mendicité * etc..

    wa Llâhu a`lam.



    و السلام عليكم ورحمة الله وبركاته



    * Parce que si c'est pour choisir un scientifique sans `aqida, autant prendre comme exemple Einstein

    ahsana Allahou ilayk, pas mal le coup du, oui mais pas pour du tourisme ... j'ai eclaté de rire

    hafidhakoum Allah

  14. #14
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    483
    es-selèmou 3aleykoum

    Même si le sujet est vieux et ses participants depuis longtemps inactifs, j'appuie les propos des frères Avant l'Heure et Hârith par rapport au choix étonnant d'Abbas Ibn Firnas. On voit que beaucoup de musulmans ont un complexe d’infériorité par rapport à l'état technique et scientifique très avancé de la civilisation occidentale. Pour en guérir, certains commettent quatre fautes : 1) placer la comparaison "civilisation contre civilisation" sur le même terrain technico-scientifique, alors que, dans ce domaine, aucune civilisation ne fait le poids face à l'Atlantique Nord, pas même l'Extrême-Orient ; 2) minorer l'aspect presque exclusivement occidental du développement des arts et des sciences ; 3) conséquence du point précédent : majorer l'apport des musulmans à cette embellie savante ; 4) lier ce ponctuel et révolu surcroît d’intérêt musulman pour les sciences exactes à l'Islam lui-même. Sauf si c'est historiquement établi, l'auteure du texte - qui, parole d'amateur de belles-lettres, a une jolie plume -, force l'islamité de la quête scientifique d'Abbas Ibn Firnas en profitant des largesses permises par le genre biographique. Autrement dit, le récit paraît romancé dans le but de faire d'un scientifique un dévot mû par sa piété. Premier exemple : La Création de mon Seigneur me fascinait et ses merveilles sans borne me subjuguaient SubhannaLlâh ! Deuxième exemple : Mon atelier de travail était en ébullition constante et mes trouvailles me portaient à faire toujours mieux par la Grâce d'Allâh. Ça reste à vérifier.
    Dernière édition par Pseudonym; 26/04/2018 à 22h08
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

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