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Sujet : Le petit lexique de l'obscur parler franco-musulman

  1. #91
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    es-selèmou 3aleykoum

    Expression franco-musulmane de saison, découverte en se renseignant sur la très actuelle question du calcul des heures de çala en été : "l'entrée de l'heure" (et "l'entrée de la prière/du temps)".
    Googler la question des heures légales des calawèt d'el fajr et d'el 3icha' nous fait souvent tomber sur cette franco-musulmânerie par laquelle nos amis désignent le début de la plage horaire légale d'accomplissement d'une çala ou plus rarement le début d'un mois du calendrier musulman. Ils disent et écrivent "l'entrée du mois de Ramadhane" par exemple. Non, en français, une période, un créneau horaire ou une heure n'"entre" pas. S'il s'agit d'une période, on dira qu'elle "commence". On ne dit pas "C'est quand l'entrée du Ramadan ?", mais "Quand est-ce que le Ramadan commence ?". S'il s'agit d'une heure, on utilisera les verbes "venir" pour une heure qui n'est (justement) pas encore venue et "être" pour une heure en cours. On dira ainsi : "Il est l'heure d'el fajr", ou "quand il sera l'heure d'el 3açr" ou encore "quand viendra l'heure du repas, ...". C'est simple. C'est même tellement simple et courant que nos amis le savent tous et emploient, en dehors d'un contexte religieux, cette expression correctement. N'entendant que très peu parler d'Islam en arabe, je ne sais pas si cette langue parle d'"entrée" pour désigner le début d'un mois ; mais, sachant qu'en berbère on dit aussi d'un mois qu'il "entre" pour dire qu'il débute ; sachant que 90% des barbarismes franco-musulmans proviennent de traductions littérales ; sachant que cette expression est exclusivement utilisée par les musulmans (vérifiez avec un moteur de recherche en mettant l'expression entre guillemets), je suis sûr à 99% que l'arabe emploie aussi le verbe "entrer" (dakhala) pour parler du commencement d'une période. Est-ce qu'un arabophone pourrait nous confirmer l'existence d'une expression comme dakhala er-ramadhane pour lever ce 1% de doute laissé par précaution ?

    Variante plus absurde d'une expression franco-musulmane déjà vue : "Allah m'a facilité de...".
    Alors que l'expression "Qu'Allah facilite/te facilite" était déjà bien délirante, les locuteurs de l'O.P.F. sont allés encore plus loin en inventant cette expression dérivée. Dans les sept réponses fournies par Google pour l'utilisation de ce barbarisme sur le net, on trouve de vraies perles, ou plutôt des anti-perles involontairement drôles, telles que "Allah ma facilité de lire cette sourate tous les vendredis" ou "Allah ma facilité de trouver du travail". Ils auraient dû écrire respectivement : "Allah m'a facilité la lecture de cette sourate tous les vendredis", et "Allah m'a facilité l'obtention d'un contrat de travail". La règle à suivre pour passer de leur expression franco-musulmane à une expression française est simple : retirer le "de", garder le "facilité" et employer le nom commun qui dérive du verbe à l'infinitif qu'ils utilisent pour désigner ce qui leur a été rendu simple. Pour prendre un exemple courant parmi eux, plutôt que de dire et écrire "Allah m'a facilité de faire la hijra", on dira en français "Allah m'a rendu facile l’émigration pieuse". Le "pieuse" ajouté à "émigration" sert à distinguer l'émigration classique, généralement faite pour trouver du boulot, de celle faite pour la face d'Allah. De même, j'ajoute "pieux" à "jeûne" pour distinguer l'acte de culte musulman de la diète dans le cadre d'une perte de poids ou d'une prévention/guérison de maladies. Pour ne pas trop charger nos amis, on comptera une expression de base et toutes ses expressions dérivées comme une seule expression à ajouter au petit lexique. Parce que si on se mettait à compter séparément les expressions dérivées, les pauvres... Pas plus tard qu'hier, j'ai écouté un cours audio dans lequel le prédicateur - impeccable dogmatiquement mais laborieux dans la langue de Voltaire, soit l'exact inverse d'un Tariq Ramadan -, a utilisé "Allah est capable de tout" et "Allah t'a facilité de" dans le même enregistrement. Pour finir par un bon mot (une punchline comme on dit maintenant en franglais), on écrira au sujet des L.O.P.F qu'il est certain qu'Allah ne leur a pas facilité de bien parler la France.

  2. #92
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    es-selèmou 3aleykoum

    Expression franco-musulmane de saison, découverte en se renseignant sur la très actuelle question du calcul des heures de çala en été : "l'entrée de l'heure" (et "l'entrée de la prière/du temps)".
    Googler la question des heures légales des calawèt d'el fajr et d'el 3icha' nous fait souvent tomber sur cette franco-musulmânerie par laquelle nos amis désignent le début de la plage horaire légale d'accomplissement d'une çala ou plus rarement le début d'un mois du calendrier musulman. Ils disent et écrivent "l'entrée du mois de Ramadhane" par exemple. Non, en français, une période, un créneau horaire ou une heure n'"entre" pas. S'il s'agit d'une période, on dira qu'elle "commence". On ne dit pas "C'est quand l'entrée du Ramadan ?", mais "Quand est-ce que le Ramadan commence ?". S'il s'agit d'une heure, on utilisera les verbes "venir" pour une heure qui n'est (justement) pas encore venue et "être" pour une heure en cours. On dira ainsi : "Il est l'heure d'el fajr", ou "quand il sera l'heure d'el 3açr" ou encore "quand viendra l'heure du repas, ...". C'est simple. C'est même tellement simple et courant que nos amis le savent tous et emploient, en dehors d'un contexte religieux, cette expression correctement. N'entendant que très peu parler d'Islam en arabe, je ne sais pas si cette langue parle d'"entrée" pour désigner le début d'un mois ; mais, sachant qu'en berbère on dit aussi d'un mois qu'il "entre" pour dire qu'il débute ; sachant que 90% des barbarismes franco-musulmans proviennent de traductions littérales ; sachant que cette expression est exclusivement utilisée par les musulmans (vérifiez avec un moteur de recherche en mettant l'expression entre guillemets), je suis sûr à 99% que l'arabe emploie aussi le verbe "entrer" (dakhala) pour parler du commencement d'une période. Est-ce qu'un arabophone pourrait nous confirmer l'existence d'une expression comme dakhala er-ramadhane pour lever ce 1% de doute laissé par précaution ?
    وعليكم السلام ورحمة الله وبركاته

    En attendant qu'un arabophone confirme inchâ-a Allâh voici quelques exemples tirés du site islamqa.com qui est multilingue ce qui permet de comparer les traductions notamment en français et en anglais :

    1- Source : http://islamqa.info/fr/26865

    تأخير قضاء رمضان حتى يدخل رمضان الثاني

    - Retarder le rattrapage du jeûne du Ramadan jusqu'à l'arrivée du Ramadan suivant
    - Delaying making up Ramadaan fasts until the next Ramadaan begins

    Ici le verbe دخل (entrer) est utilisé à l'inaccompli : يدخل
    Dans la traduction en anglais ils ont utilisé le verbe commencer (begins) apparemment alors qu'en français ils traduisent par un nom (arrivée).


    اتفق الأئمة على أنه يجب على من أفطر أياماً من رمضان أن يقضي تلك الأيام قبل مجيء رمضان التالي

    - Tous les imams sont d'avis que celui qui rate le jeûne de jours du Ramadan doit les rattraper avant l'avènement du Ramadan suivant.
    - The imams are agreed that whoever does not fast some days of Ramadaan has to make up those days before the next Ramadaan comes.

    Cette fois en arabe on a مجيء (venue, arrivée, avènement...) ce n'est pas un verbe mais un nom (c'est le masdar (nom d'action) du verbe جَاءَ (venir)).
    Dans la traduction en anglais ils ont utilisé le verbe "venir" (comes) apparemment alors qu'en français ils traduisent par un nom (avènement).


    الأولى : أن يكون التأخير بعذر ، كما لو كان مريضاً واستمرَّ به المرض حتى دخل رمضان التالي
    Le premier est la présence d'une excuse; comme une maladie qui continue jusqu'à l'arrivée du Ramadan suivant.
    1-The delay is for a reason, such as being sick and the sickness lasting until the following Ramadaan begins.

    Cette fois on a le verbe دخل (entrer) à l'accompli.
    Dans la traduction en anglais ils ont utilisé le verbe commencer (begins) apparemment alors qu'en français ils traduisent par un nom (arrivée).

    2 - http://islamqa.info/fr/12616

    التهنئة بدخول شهر رمضان
    هل يجوز التهنئة بدخول شهر رمضان أو أن ذلك يعتبر بدعة ؟.
    الحمد لله
    لا بأس بالتهنئة بدخول الشهر


    Présenter des félicitations à l’arrivée du mois de Ramadan
    Est il permis de présenter des félicitations à l’entrée du mois de Ramadan ou cela relève -t-il d’une innovation ?
    Louanges à Allah
    Il n’y a pas de mal à présenter des félicitation à l’occasion de l’avènement du mois.

    Is saying Ramadan Mubarak be bidah
    Is saying "Ramadan Mubarak" or "Ramadan Kareem" considered to be bid3ah?.
    Praise be to Allaah.
    There is nothing wrong with congratulating one another at the beginning of the month.


    En arabe on a cette fois le mot دخول (entrée, commencement... ) ce mot c'est le masdar du verbe دخل (entrer)... On peut obtenir le sens du masdar en disant "le fait de + verbe" ou "l'action de + verbe" ---> le fait de/l'action d'entrer = entrée.


    3- http://islamqa.info/fr/205789

    إذا لم يعلموا بدخول شهر رمضان ، إلا في أثناء النهار ، فما الواجب عليهم ؟
    السؤال:
    إذا لم يعلم الناس بدخول الشهر إلا في النهار ، فهل يمسكون ؟ وإذا أمسكوا فهل عليهم القضاء ؟
    الجواب :
    الحمد لله
    إذا لم يعلم الناس بدخول شهر رمضان إلا في أثناء النهار ، فالواجب هو الإمساك عن المفطرات بقية اليوم .
    والدليل على وجوب الإمساك :


    S'ils ne sont au courant de l'entrée du Ramadan qu'en pleine journée, que doivent-ils faire?
    Si les gens ne savant que le Ramadan est entrée qu'au cours de la journée, doivent-ils s'abstenir de manger et de boire? S'ils le font devront-ils rattraper la journée non jeûnée?
    Louanges à Allah
    Si les gens ne sont au courant de l'arrivée du Ramadan qu'en pleine journée, ils doivent s'abstenir de tout ce qui viole le jeûne pour le reste de la journée. Ce devoir repose sur ce qui suit:


    If they did not find out that the month of Ramadan had begun until partway through the day, what should they do?
    If the people did not find out that the month had begun until partway through the day, should they stop eating and drinking? If they do stop eating and drinking, do they have to make up that day?
    Praise be to Allah.
    If the people did not find out that the month of Ramadan had begun until partway through the day, what they must do is stop all things that invalidate the fast for the rest of that day.
    The evidence that it is obligatory to stop eating and drinking is as follows:


    Là aussi en arabe c'est encore le mot دخول (entrée, commencement... ) qui est utilisé... En français on a " l'entrée", "est entrée" et l'arrivée et en anglais on a trois fois le verbe "commencer" au passé : had begun


    Wa Allâhu a'lam.
    Dernière édition par Ibn Nacer; 25/05/2015 à 21h21

  3. #93
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    es-selèmou 3aleykoum

    Barak Allahou Fik. Comme les exemples que tu rapportes le montrent, la langue arabe dit bien d'un mois qu'il "entre" pour dire qu'il commence. On remarque aussi que les anglophones sont de meilleurs traducteurs de l'arabe, puisque dans aucun des exemples cités ils ne traduisent dakhala par enter. Cette fois aussi, j'ai bien deviné l'origine de la franco-musulmânerie ; ce qui est très facile, puisqu'une expression tordue, lorsqu'elle est employée exclusivement par des musulmans dans un cadre musulman, provient neuf fois sur dix d'un calque de la langue arabe. En linguistique, on dit d'une expression typique d'un langue, intraduisible par un mot-à-mot, qu'elle est une locution adverbiale. Dakhala er-ramadhane est un exemple de locution arabe définie ainsi par le Wiktionnaire : Les locutions sont des modes d’agencement privilégiés des mots au sein d’une langue et d’une grammaire données. À ce titre, ce sont des composants de la phraséologie et plus généralement de la stylistique de la langue.

  4. #94
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    Wa fîka bâraka Allâh.

    Oui les traductions en anglais sont meilleures d'une manière générale (pas seulement pour le cas qui nous occupe), je l'avais déjà constaté sur plusieurs fatwas.


    Wa Allâhu a'lam.

  5. #95
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    Nouvelle expression involontairement blasphématrice : « Allah ne ressemble à rien ».
    Traduction littérale de l'expression arabe coranique leyssa ka-mithlihi chay'oun par laquelle Allah dit ne ressembler à rien parmi sa création. Encore une grossière faute bien prévisible dont j'avais prédit l'existence avant de la confirmer par Google. La faute vient du fait qu'ils ne savent pas que « ne ressembler à rien » est une expression qui n'a pas son sens littéral, mais le sens d'être laid, complètement raté, mauvais. Les locuteurs de l'OPF n'ont-ils jamais entendu une phrase comme « ton truc, il ressemble à rien ! » ? Pour donner un exemple plus précis et parlant, on dira d'une coupe de cheveux totalement foirée qu'elle ne ressemble à rien. Avec l'exemple « son tableau ne ressemble à rien », le Larousse en ligne donne her painting looks like nothing on earth. Notez le on earth (« sur terre ») qui vient en supplément, absent de la littéralité française, pour rendre correcte la traduction. De la même façon, rendre en français correct cette expression typiquement arabe nous oblige à placer des mots absents du Texte arabe pour la traduire ainsi : « Dieu est totalement unique dans Son être » ; ou « Dieu ne ressemble en rien à Sa création » ; ou beaucoup plus simplement « Rien ne ressemble à Dieu ».

    C'est là leur quatrième blasphème involontaire, totalement dû à leur méconnaissance anormale et inexcusable de la langue de Molière. En les enchaînant tous dans une phrase tirée par les cheveux, nos amis disent : « Il faut avoir honte d'Allah, parce qu'Il est capable de tout, ne ressemble à rien et qu'Il est le retourneur des cœurs ». Ils ont dit en réalité : « Allah fait honte, est capable des pires coups tordus pour atteindre ses objectifs, est physiquement très laid, donne envie de vomir ». Ils auraient dû dire : « Il faut avoir honte devant Allah, parce qu'il a un pouvoir absolu sur tout, ne ressemble à rien de ce qu'Il a crée et qu'Il peut peut changer radicalement notre personnalité ». Locuteurs de l'O.P.F., je retourne vos barbarismes contre vous en vous disant que la seule chose qui ne ressemble à rien, c'est votre façon de parler français. J'ai honte de votre français qui me donne quelquefois envie de vomir. Linguistiquement, vous êtes capables de tout.

  6. #96
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    Citation Envoyé par Pseudonym Voir le message


    Nouvelle expression involontairement blasphématrice : « Allah ne ressemble à rien ».
    Ça donne des leçons de français à tout le monde, genre "chui le big boss de l'orthographe game", et ça écrit "blasphématrice" au lieu de "blasphématoire". Je m'en suis rendu compte seulement le lendemain. http://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv...0qmihrWvQ.html

  7. #97
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    السلام عليكم ورحمة الله وبركاته

    Akhî, aurais-tu abordé la question de l'usage du verbe "désavouer" ?

    Il y a par exemple l'expression الولاء والبراء qui est souvent traduite par "l’alliance et le désaveu"... Dans cette expression c'est le mot براء qui est traduit par "désaveu" mais le sens de cette racine (برء) ne semble pas vraiment tourner autour du sens "désavouer" du moins d’après les dictionnaires que j'ai consultés pour l'instant...


    J'en suis venu à me demander ce que signifie "désavouer" en français...


    Par exemple je me demandais si ce n'était pas une faute d'utiliser le verbe "se désavouer" pour quelque chose (une parole, un acte...) qui n'est pas à soi ? Genre on ne devrait pas dire : "Je me désavoue des propos/agissements de telle personne" ou encore "Je me désavoue de telle personne".

    J'ai l'impression que le sens voulu par ceux qui utilisent ce verbe dans ce genre de phrase est : désapprouver, condamner, blâmer, se désolidariser, se démarquer, se détacher...

    Mais peut-être que pour ces sens il faudrait utiliser le verbe "désavouer" : Je désavoue les propos/agissements de telle personne.

    Wa Allâhu a'lam.

  8. #98
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    assalamou alaikoum,

    Citation Envoyé par Ibn Nacer Voir le message
    اAkhî, aurais-tu abordé la question de l'usage du verbe "désavouer" ?

    J'en suis venu à me demander ce que signifie "désavouer" en français...
    Je suis heureuse de rendre service à un croyant avec un simple clic :
    http://www.cnrtl.fr/definition/d%C3%A9savouer

    DESAVOUER
    A.− Refuser de reconnaître comme vrai ou d'approuver. Quasi-synon. blâmer, condamner, renier.
    1. [L'obj. désigne un acte ou une attitude du suj.] Nier quelque chose, ne pas le reconnaître. Ne jamais me repentir de mes actions ou de mes paroles en désavouant le passé (Ponson du Terr., Rocambole,t. 2, 1859, p. 197).− Emploi pronom. réfl. Se dédire, se renier. Je prends honte de moi, me désavoue, me renie (Gide, Si le grain,1924, p. 581):1. ... on a rarement le cœur de se désavouer et de crier sur les toits qu'on a cru un jour les menteurs sur parole; il faut être bien fort pour ces aveux publics, on aime mieux avoir été complice que naïf. Nizan, La Conspiration,1938, p. 48.


    2. Infliger un démenti ou un blâme.
    a)
    [L'obj. désigne une pers. ou son attitude] Désavouer une démarche; désavouer formellement, ouvertement. Il [Poil de Carotte] sait Madame Lepic capable de le désavouer en public (Renard, Poil carotte,1894, p. 94)
    En partic. Refuser d'entériner la conduite d'un mandataire. Il [l'empereur] ne voulut pas ratifier les préliminaires du traité et désavoua même son agent à Paris, comme ayant dépassé ses pouvoirs (Erckm.-Chatr., Hist. paysan,t. 2, 1870, p. 538).Dupleix fut désavoué dans l'Inde où il nous taillait un empire (Bainville, Hist. Fr.,t. 1, 1924, p. 293).
    b) [L'obj. désigne un inanimé abstr.] Désavouer publiquement cette spéculation (Bloy, Journal,1893, p. 75).Qu'est-ce que l'Église attend pour désavouer la guerre? (Martin du G., Thib.,Épil., 1940, p. 1006).− P. anal. Certains jugements spontanés (...) que la raison désavoue (Cournot, Fondem. connaiss.,1851, p. 227).



    B.− Refuser de reconnaître comme sien. Synon. renier.1. [L'obj. désigne une pers.] Désavouer un enfant; désavouer qqn pour son parent (Ac.1798-1932).Ignorant si mon père ne m'avait pas désavoué et ne me repousserait pas pour jamais (Constant,Cahier rouge, 1830, p. 65)

    2. [L'obj. désigne une chose, gén. un ouvrage] Je n'ai pas à désavouer mes œuvres de jeunesse (Gide, Journal,1910, p. 308):3. − Tant mieux, reprit Dominique, cela me prouve qu'en bien comme en mal vous m'estimez ce que je vaux. Il y a là deux volumes de pareille force. Ils sont de moi. J'aurais le droit de les désavouer, puisqu'ils ne portent point de nom;... Fromentin, Dominique,1863, p. 31.
    Ne pas désavouer. Reconnaître digne de soi. Une de ces symphonies naturelles que n'eût pas désavouée un compositeur de l'avenir (Verne, Enf. cap. Grant,t. 1, 1868, p. 150).



    http://www.cnrtl.fr/definition/d%C3%A9saveu
    DESAVEU

    A.− Parole ou action par laquelle on désavoue quelque chose. J'abjure tout enfin, j'en fais le désaveu (Borel, Rhaps.,1831, p. 131).− P. méton. : 1. Il adressa au journaliste une lettre indignée, où il lui reprochait sa conduite en termes blessants, désavouait l'article et rompait avec le parti. Le désaveu ne parut pas. Rolland, Jean Christophe,La Révolte, 1907, p. 500.

    B.− Parole ou action par laquelle on désavoue quelqu'un. 1. Refus de reconnaître une personne comme étant de sa famille. C'était le désaveu de son père qu'on lui demandait (Hugo, Misér.,t. 2, 1862, p. 247).− DR. Désaveu de paternité. ,,Action intentée par le mari et qui tend à faire reconnaître qu'il n'est pas le père de l'enfant dont sa femme a accouché`` (Cida 1973).

    2. Refus d'approuver la conduite d'un mandataire qui a mésusé du crédit qu'on lui avait accordé. Un désaveu de leur décision [des ministres] par leur gouvernement (Pt manuel Conseil Eur.,1951, p. 23).− DR. Désaveu d'un avocat, d'un officier ministériel. Procédure engagée par une partie contre un avocat, un officier ministériel qui ne s'est pas effectivement conformé à son mandat.


    Synonymes du verbe "désavouer"
    http://www.cnrtl.fr/synonymie/d%C3%A9savouer

  9. #99
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    Bâraka Allâhu fîki.

  10. #100
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    es-selèmou 3aleykoum

    Une éternité que je ne m'étais pas dégourdi les doigts en publiant un message dans un forum musulman.La bizarrerie franco-musulmane du jour : "la religion de l'Islam".

    Traduction au mot-à-mot de l'expression arabe din el-islèm. La littéralité a encore piégé nos amis. Dans la langue de cheb Khaled, l'appartenance d'un nom par rapport au nom qui le précède se fait par la simple juxtaposition du possédé au possesseur, avec un possesseur qui perd son déterminant (alif+lam) que garde par contre le possédé. Dans notre langue, on utilise un "de" pour lier les deux en disant, par exemple, "le chat de ma voisine". Appliqué à la franco-musulmânerie du jour, traduire littéralement la possession en intercalant un "de" entre les deux noms "religion" et "Islam" revient à dire "la religion qui appartient à l'Islam". C'est absurde. L'Islam, qui est elle-même une religion, ne comporte pas en elle d'autre religion ni n'en détient une à côté. L'erreur est en fait toute bête : nos amis ont vu une syntaxe de possession en arabe qu'ils ont traduit par une syntaxe de possession en français. Mais ça ne marche pas comme ça. Les concepts ne sont pas rendus de la même façon dans toutes les langues. Ce serait trop beau. Pour respecter la syntaxe française et le sens voulu par la langue arabe, la notion arabe de possession devait être complètement éliminée au profit d'une notion de qualification, c'est à dire par un adjectif qui vient préciser quelle est cette religion. La traduction correcte est "la religion musulmane" où "musulmane" est l'adjectif dit relationnel qui s'accorde avec "religion". On dit la "religion chrétienne" et non "la religion du christianisme", la "religion juive" et non la "religion du judaïsme".

    Deuxième franco-musulmânerie proche et presque aussi absurde : "l'Islam, la religion de Dieu"
    Toujours la même histoire du "de" qui marque la possession, l'appartenance. Dire que l'Islam est la religion de Dieu revient à dire que Dieu appartient au monde musulman, qu'Il est musulman lui-même. Dieu se ne voue pas de culte, ne prie, ni ne jeûne ni se repend. Seuls les humains et les djinn-s ont une religion. Celle du Dalaï-Lama est le bouddhisme ; la franc-maçonnerie, celle de l’État anglais ; l'Islam, la mienne et la vôtre. Par contre, Dieu valide, veut, impose, oblige les humains et les djinn-s à n'adopter comme religion que l'Islam.
    Correction : "L'Islam, religion voulue par Dieu".

  11. #101
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    Cette fois-ci, il ne s'agit pas d'une seule mais de plusieurs franco-musulmâneries, toutes issues de la traduction systématique, mécanique et automatique de 3ala et ta7ta par, respectivement, "sur" et "sous". La langue arabe fait un usage différent de ces propositions en les accolant à des verbes pour lesquels notre jolie langue de Molière utilise souvent d'autres prépositions. Idem en kabyle.

    - "prier sur (quelqu'un)" comme traduction littérale de çalla 3ala. Désigne en franco-musulman la prière mortuaire, mais est compris dans notre langue comme étant une prière accomplie en posant ses pieds sur le mort. Non seulement il est mort, mais on prie sur lui, sur son corps peut-être encore chaud. On le piétine et profane son cadavre. Ce 3ala arabe ne sert absolument pas à introduire le lieu où se prie cette prière. Locuteurs de l'obscur parler franco-musulman, je vous en supplie, quand je casserai ma pipe, ne priez pas sur moi ; priez plutôt en ma faveur.

    - "paix sur Untel" en traduction littérale de "salam 3ala". Ah bon, la paix serait donc sorte une substance gazeuse ou physique capable d'enrober celui pour lequel on la souhaite ? En français, on souhaite que la paix se destine à une personne. On dira donc "salut à toi" mais certainement pas "salut sur toi"

    - être sur le haqq/la sunna/le tawhid. Non, le verbe "être", lorsqu'il est suivi d'une idée abstraite, s'utilise avec la préposition "dans". Correction : "être dans le droit chemin", "être dans la vérité", "être dans le vrai", "se conformer à la voie du Messager", "appliquer le monothéisme" ect... Dans d'autres contextes, on retrouve cette expression dans "être dans le dur", "être dans l'aisance", "être dans le dénuement"...

    - "être sous la volonté d'Allah". Traduction littérale de "ta7ta machi'atoullah". Se dit d'une personne qui, durant son existence terrestre, a mis en application le principe d'unicité divine et culte divin exclusif (nos amis auraient écrit "il est mort sur le taw7id"), mais qui présente un mauvais dossier où les péchés s'empilent ; cette personne se trouve alors "dépendante du bon vouloir de Dieu", qui lui pardonnera ses péchés comme pourra ne pas lui les pardonner. On peut dire également que "son sort dépendra de la volonté divine". Pour l'anecdote, j'ai entendu cette expression franco-musulmane lors d'un prône (khoutba) en me disant spontanément qu'elle était jolie, puis bizarre à bien y réfléchir, pour enfin penser qu'elle devait sans doute être la traduction littérale de ta7ta iradhatoullah. C'est seulement quand l'imam a traduit en français ce qu'il venait d'expliquer en arabe que je me suis aperçu que j'avais vu juste à 90% : ma seule petite erreur a été de penser que l'expression arabe utilisait iradha et non son synonyme mashi'a pour parler de "volonté".

    -"le paradis est sous les pieds des mères". Célèbre 7adith où la préposition arabe ta7ta n'aurait pas du être traduite par "sous" mais par "au pied" comme voulu par l'usage français. Le paradis est au pied des mères, tout comme le chien vient au pied de son maître, tout comme la vallée se trouve au pied de la montagne.

    - "des jardins sous lesquels coulent des ruisseaux". Verset très présent dans le Coran qui sert à décrire les jardins du Paradis. Parler de ruisseaux qui coulent sous un jardin laisse presque à penser que ces ruisseaux sont souterrains. Là encore, c'est "au pied" qui convenait pour faire une traduction correcte. Correction : "des jardins au pied desquels coulent des ruisseaux". La traduction, excellentissime, du Coran par Mohammed Chiadmi parle de "jardins baignés d'eaux vives" ; ce qui est encore plus poétique, plus joli et tout aussi juste.

    - "Le Livre descend sur le Messager". J'espère que les livres sacrés sont ralentis dans leur chute, depuis le septième ciel, par des anges ou par un système de freinage ; sinon, les pauvres, ils (paix à eux) mourraient complètement écrabouillés par les Livres. Correction : "le livre descend vers le prophète."

    - "Dieu ressuscite les gens sur leur dernière action". Principe bien connu mais mal traduit. Ici, une traduction correcte devra complètement éviter l'utilisation une autre préposition ; elle devra plutôt expliquer le sens en se détachant complètement de la littéralité arabe. Je propose, non j'impose : "chaque personne sera ressuscitée refaisant le dernier acte qu'elle a fait juste avant de mourir". Oui, c'est long et très détaché du mot-à-mot arabe ; mais c'est parfaitement explicatif et fidèle au texte.

  12. #102
    بسم الله الرحمن الرحيم
    السلام عليكم ورحمة الله

    Pseudonym, vous avez dit:

    - "Le Livre descend sur le Messager". J'espère que les livres sacrés sont ralentis dans leur chute, depuis le septième ciel, par des anges ou par un système de freinage ; sinon, les pauvres, ils (paix à eux) mourraient complètement écrabouillés par les Livres.

    Se moquer d'un prophète, d'Allah ou de quoi que ce soit de la religion est de l'apostasie. Même si vous n'y êtes pas parvenue, retenez vous et repentez-vous.

    Une personne utilisant mal la parole avec un cœur sain est plus juste que le savant de la langue emplie de méprit. Bienque vos interventions sur le sens de certains mots sont douteux.

    Qu'Allah fasse descendre SUR nous la sagesse et affermie nos CŒURS sur SA religion.

    Autre point, vos interventions ressembles cruellement aux interventions des mou'tazillah dans la langue arabe pour dévier le sens du Coran.
    Rassurez moi, où est Allah? Installer sur son trône? Au ciel, au dessus du ciel? Où est-il? Descend il au ciel le pus bas au dernier tiers de la nuit?

    الحمد لله وصلى الله على نبينا محمد وعلى آله وسلم
    والسلام عليكم ورحمة الله وبركاته

  13. #103
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    es-selèmou 3aleykoum

    Redémarrage d'un sujet qui est réellement un carton d'audience dans le but de jouer sur les valeurs sûres pour générer du flux. Mauvaise nouvelle : la liste, longue comme un jour sans pain, des franco-musulmâneries encore à traiter a disparu. La liste est à reconstituer de mémoire.

    Avoir les ablutions. Celle-là, je l'a kiffe. Se dit pour une personne qui a accompli le lavage rituel préalable à l'accomplissement de la çalat et qui n'a pas annulé ces ablutions par ce qui en annule les effets. Comment pourraient-on les "avoir" ? Comment donc des ablutions pourraient-elles être possédées ? Le verbe "avoir" est absurde, puisque l'idée voulue par cette expression n'est pas un acquis mais un état lié au verbe "être". Si, par contre, on veut désigner un action qui a été accomplie, c'est alors le verbe "faire" qui doit s'associer aux ablutions.
    Traduction correcte selon la nuance de sens qu'on veut lui apporter: "être en état de propreté rituelle" ou "avoir fait les ablutions".

  14. #104
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    es-selèmou 3aleykoum

    "faire l'intention". Expression absurde qu'on utilise souvent pour parler de cette intention de plaire à Dieu que l'on doit s'efforcer d'avoir avant la réalisation d'un acte religieux. Dans notre belle langue, une intention n'est pas quelque chose qui se fait. Les verbes et expressions qui conviennent sont "poser une intention", ou "émettre une intention" ou même "viser, "avoir pour objectif". Ainsi, plutôt que de dire très maladroitement qu'il faut "faire l'intention de jeûner" avant le début du mois de Ramadan, on devrait dire "poser l'intention de jeûner". Pour confirmer que ce barbarisme a été inventé par les musulmans et n'est utilisé qu'en milieu musulman, recherchez-le avec un moteur de recherche...
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

  15. #105
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    es-selèmou 3aleykoum

    "Allah ne regarde pas nos images"
    Traduction d'un hadith dont le texte complet montre clairement que l'arabe « taswir », qui y est employé, ne doit pas être rendu par "image". En effet, la fin du hadith rend le sens réel de « taswir » clair : « Certes, Allah ne regarde pas vos images ou vos biens ; mais Il regarde plutôt vos cœurs et vos actes. ». De toute évidence, Allah ne va pas regarder nos "images", puisque, le Jour du Jugement, nous nous présenterons pas devant Lui en tenant en main des portraits, ni des photos ni des dessins. Pour "taswir", le sens voulu ici est "apparence", sous-entendu « apparence physique ». Autrement dit, notre beauté, notre mocheté, le volume de nos muscles, nos éventuels bourrelets n'ont aucune importance dans l'opinion qu'Allah a de nous. Seuls comptent nos actes et la noblesse de nos sentiments. D'où vient l'erreur de traduction ? Le français, langue très riche en termes techniques et conceptuels, distingue "photographie", "façonnage", "dessin", "croquis", "caricature", "image", "portrait", "apparence", "modelage", "croquis", là où la langue arabe ne semble avoir, selon mes connaissances, que le mot "taswir" pour recouvrir tout le champ lexical de la forme et de l'apparence. Dans notre cas, il semble donc que la méprise provienne d'une traduction mécanique du mot "taswir" par son sens français le plus courant, à savoir "image". Quand, dans la langue-source, un mot est polysémique (plusieurs significations différentes) comme l'est "taswir" en arabe, le traducteur doit choisir le terme qui lui correspond exactement parmi la pluralité de termes proches proposés par la langue-cible. Malheureusement, cette erreur consistant à traduire quasi-systématiquement un terme arabe polysémique par son principal sens français est courante dans le milieu musulman. Par exemple, le verbe « akhadha » est systématiquement traduit par son sens principal de "prendre", alors que la phrase arabe peut utiliser ce verbe avec une autre signification. C'est ainsi que sont nées les bizarreries telles que « prendre pour ami/ennemi » ou, pire encore, « Allah a pris le pacte des fils d'Israël ». De même, comme déjà dit, « 3adhim » est trop souvent traduit par son sens principal de "grand", alors même que la phrase arabe visait l'un de ses sens secondaires tels que « important », « grave » ou « terrible ». Idem en kabyle ou le terme « amoqrane » recoupe exactement les mêmes sens qu'en arabe. C'est encore cette subtilité, qui n'en est pas réellement une, qui a amené l'expression "une moralité éminente" au lieu de « une grande moralité », ou "la ruse des femmes est énorme" au lieu de « la ruse des femmes est terrible ». Entre nous, je suis tout à fait d'accord avec cette vérité coranique, confirmée par cette proche parente qui me confessait que, lorsque la femme faisait preuve de vice, Satan s’asseyait, regardait et apprenait d'elle. Attention, enfin, à mettre le mot « apparence » au singulier, car ce mot désigne une réalité unique, différente selon chaque personne. Ainsi, la traduction la plus correcte est « Allah ne prend pas en considération votre apparence ».
    Al Ghazali : " Ô mon fils, que de nuits tu as passées en études te privant de sommeil ; je ne sais quel était ton but. Si c'était pour ce bas-monde, pour ses biens, pour ses dignités et pour t'en vanter devant tes égaux et tes semblables, alors malheur à toi, oui, malheur à toi ! Mais si ton intention était de vivifier la loi sacrée du Prophète (saw), de former ton caractère, de surmonter tes bas instincts, alors bénis sois-tu, oui, sois béni. "

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