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Pseudonym
06/08/2015, 00h26
es-selèmou 3aleykoum

À juste titre, on peut penser que la religion juive est, en dehors de l'Islam bien entendu, la religion la plus proche de la vérité et celle qui a le mieux théorisé le dogme fondamental de l'unicité divine. Ehad dit le juif en hébreu lorsqu'on le force à pratiquer le paganisme, de la même façon que nous dirions en telle circonstance Ahad. Bien supérieure à celle très païenne des chrétiens, leur compréhension du monothéisme les a amené à reconnaître, de la bouche même de leurs rabbins, que l'Islam professe un monothéisme impeccable. En conséquence, la loi juive ne permet pas à ses adeptes d'entrer dans une église, assimilée à un temple idolâtre, mais permet d'entrer dans une mosquée. On prendra cette loi comme un hommage reçu de la part des plus monothéistes des incroyants. Ce compliment adressé au judaïsme et ses adeptes, on passe maintenant à la critique doctrinale, idéologique, d'une religion incohérente, largement façonnée par des mains humaines, aux Textes altérés, au monothéisme finalement loin d'être aussi impeccable que le nôtre, sans toutefois jamais tomber dans ce qui pourrait être assimilé à de l'antisémitisme. Puisque la LICRA revendique publiquement le droit à l'islamophobie, j'ai le droit de critiquer non pas les Juifs mais le judaïsme lui-même. Tout en reconnaissant au judaïsme certaines qualités, je ne valide pas cette religion, de la même façon qu'eux n'aiment pas la nôtre tout en lui reconnaissant des qualités. Par ce fil, on essaiera d'amener d'éventuels lecteurs Juifs à admettre la supériorité idéologique de notre religion ; que nous sommes les véritables héritiers spirituels d'Abraham (paix à lui) ; conforter nos propres convictions ; et, pourquoi pas, soyons fous, amener un Juif à se convertir. On essaiera de traiter le sujet en le scindant en deux catégories opposées : une catégorie qui regroupe ce que le judaïsme a de conforme à la Vérité ; une autre, beaucoup plus vaste, qui regroupe ce en quoi elle s'égare. Au rayon de ses vérités, on pourra traiter tous ensemble :
- la meilleure formulation théorique du dogme de l'unicité divine après la nôtre ;
- un code de Loi rigoureux ;
- une tradition orale, que n'a pas le christianisme, où l'on retrouve des récits et principes conformes à l'Islam.
Au rayon de ses errances, on traitera :
- une tradition orale, que n'a pas le christianisme, on l'on trouve hérésies et récits mensongers à ne plus savoir qu'en faire ;
- une Loi excessivement complexe ;
- par des tours de passe-passe, les autorités religieuses rendent caduque la Loi ou, à l'opposé, y ajoutent des rites qui la complexifie ;
- une Torah remaniée qui se contredit d'une page à l'autre ;
- une religion devenue strictement ethnique, qui a cessé de convertir massivement des peuples et tribus après l'avoir longtemps fait ;
- un racialisme qui fait des non-juifs des sous-êtres, non pas pour des raisons doctrinales mais pour des raisons ethniques, y compris les convertis au judaïsme ;
- une religion tellement ethnique que la notion d'apostasie n'existe pas, ou plutôt n'existe plus, pour celui qui la quitte, car il garde toujours "une âme juive" ;
- Dieu au service d'Israel et non l'inverse ;
- la surprenante présence d'une doctrine de la réincarnation dans le judaïsme moderne ;
- la pratique de la sorcellerie implicitement acceptée par les Livres eux-mêmes ;
- selon certains rabbins, les non-Juifs ont le droit de pratiquer le polythéisme ;
- grand flou doctrinal sur le sort des âmes après la mort ;
- le paradis n'est cité que comme premier lieu de séjour d'Adam et Ève (paix à eux) ;
- une seule mention dans tout le Tanakh, très vague, de ce qui pourrait être l'Enfer ;
- une ou deux mentions très brèves du Jour du Jugement dans tout le Tanakh ;
- usage d'arguments absurdes pour accorder des Textes parfois sans queue ni tête, soit l'apport d'un supplément d'absurdité pour remédier à des absurdités originelles ;
- interprétation exotérique des Textes pour finir par leur faire dire tout et n'importe quoi ;
- pauvreté extrême des textes en glorification et louange d'Allah ;
- paroles d'Allah rapportés trop souvent en discours indirect sous la forme "L'Éternel a dit : ..."
- lire le Tanakh revient beaucoup trop à lire l'histoire d'Israel en tant que peuple élu (Israel en Égypte, Israel en Perse, Israel à Saint-Tropez, Israel fait du ski, Israel contre les extra-terrestres...) ;
- conception anthropomorphiste de Dieu qui est fourbe, cruel, enclin à regretter ;
- négation de la doctrine de la prédestination dans le judaïsme rabbinique ;
- religion qui autorise à s'emporter contre Allah, à lui faire fièrement face ;
- travail individuel et collectif pour l'avènement du messie, autour duquel tourne quasiment toute la religion juive, au point que ce messie est devenu une divinité plus grande qu'Allah lui-même ;
- etc.

Pseudonym
05/05/2017, 22h12
es-selèmou 3aleykoum

En me renseignant sur cette religion à la fois attirante et repoussante qu'est le judaïsme, plus précisément sur leurs croyances concernant la vie après la mort, je suis tombé sur une vraie perle. Une parole tellement belle et vraie que, par Dieu, j'ai été jaloux qu'elle provienne d'un rabbin et non de l'un des nôtres. Elle montre que le judaïsme repose sur une grosse part de vérité (toute entièrement contenue en Islam). Cette part de vérité s'est maintenue jusqu'à nos jours malgré les hérésies accumulées au long des siècles : racisme anti-Gentils sur une base purement ethnique ; matérialisme ; incertitudes doctrinales au sujet du Jour de la Résurrection, du jour du Jugement, de l'existence du Paradis, de l'existence de l'Enfer ; talmudisme ; cabbale ; sabbatao-frankisme ; sionisme.

Le rabbin Eliézer, sommité du Talmud, descendant de Moïse et de Lévi (paix à eux), fait partie de ces autorités juives nées après la destruction du deuxième Temple, après l'élévation de Jésus (paix à lui) au ciel, et tombées dans la mécréance pour avoir nié le caractère messianique de 3issa (paix à lui) ; mais qui, hormis ce point fondamental, gardèrent des bases doctrinales saines, au moins sur la question du repentir. C'est ce qui lui permit un jour de tenir ce propos à l'un de ses élèves : "Ne sois pas prompt à te mettre en colère et fais techouva (et-tawba) un jour avant ta mort. Mais comment peux-tu savoir le jour de ta mort ? Fais [donc] techouva chaque jour de ta vie." ». Dans une autre version, en réponse à son élève qui lui demandait, étonné, s'il existait quelqu'un qui connaissait la date de sa mort, il est ajouté comme réponse du rabbin : « à fortiori, qu’il se repente aujourd’hui par risque de mourir le lendemain et, grâce à ce procédé, sa vie aura été intégralement consacrée au repentir ». Quelle belle idée et quelle belle parole ! Le rabbin commence par prononcer une absurdité ("fais tawba un jour avant ta mort") pour surprendre son élève et attirer son attention ; puis il énonce la solution du problème : "fais donc tawba chaque jour de ta vie".

Musulman
06/05/2017, 08h50
‘Oumar ibn Al-Khattâb vint au Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم en ayant un livre qu’il trouva chez les gens de la Bible (juifs de Médine); ce qui avait mis le Prophète صلّى الله عليه وآله وسلّم en colère et avait dit : « Ô Ibn Al-Khattâb ! Est-ce que vous vous en doutez ? Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa Main que je vous ai ramené le message pur et clair. Ne demandez rien aux gens de la Bible de crainte qu’ils vous informent d’une vérité que vous nierez ou qu’ils vous informent d’une chose fausse que vous croirez. Je jure par Celui qui détient mon âme dans Sa Main, si Moïseعليه السّلام était vivant, il ne lui aurait pas été permis, sauf de me suivre. »

Rapporté par Ahmad d’après Djâbir رضي الله عنه. Ce hadith est jugébon par Al-Albâni

أتى عُمَرَ بنِ الخطَّابِ رضي الله عنه النبيَّ صَلَّى اللهُ عليه وآلِه وسَلَّم بكتابٍ أصابه مِن بعضِ أهلِ الكتابِ فَغَضِبَ النبيُّ صلَّى الله عليه وسلَّم وقال: «أَمُتَهَوِّكُونَ فِيهَا يَا ابْنَ الْخَطَّابِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَقَدْ جِئْتُكُمْ بِهَا بَيْضَاءَ نَقِيَّةً، لَا تَسْأَلُوهُمْ عَنْ شَيْءٍ فَيُخْبِرُوكُمْ بِحَقٍّ فَتُكَذِّبُوا بِهِ، أَوْ بِبَاطِلٍ فَتُصَدِّقُوا بِهِ، وَالَّذِي نَفْسِي بِيَدِهِ لَوْ أَنَّ مُوسَى كَانَ حَيًّا مَا وَسِعَهُ إِلَّا أَنْ يَتَّبِعَنِي

Pseudonym
06/05/2017, 14h28
Es-selèmou 3aleykoum

J'avais écrit un assez long message d'explications ; mais il s'est retrouvé effacé, parce que le temps après lequel on est déconnecté est trop court pour finir sa rédaction et appuyer sur "répondre". Il faut faire des sauvegardes dans un logiciel de traitement de textes puis copier-coller son texte dans le forum. La sauvegarde automatique ne m'a permis que de retrouver le premier paragraphe.

Pseudonym
09/05/2017, 00h30
es-selèmou 3aleykoum

Il y a une énorme différence entre une lecture interdite des anciens Livres, c'est à dire à but d'apprentissage, et une lecture des anciens Livres dans une démarche dite de religion comparée avec un parti-pris musulman, clairement prosélyte, avec une volonté de mieux faire connaître le judaïsme pour montrer, par contraste, la supériorité de l'Islam. Tous les savants et prédicateurs s'étant chargé de répondre aux Chrétiens et Juifs ont dû ouvrir une Torah ou les Évangiles pour retourner leurs Textes contre les gens du Livre (Jésus expliquant qu'il n'est pas le Père, qu'il fait la volonté du Père, l'annonce d'un "Paraclet" à venir après Jésus) ou situer le contexte d'un verset à partir de faits historiques notoires (la première grande transgression et châtiment d’Israël correspond en fait à la destruction du premier Temple par Nabuchodonosor ; l’élection de Saül comme roi correspond à la fin de la période dite des "Juges" pendant laquelle Israël n'avait effectivement plus de roi). La Torah et les Évangiles permettent de connaître des faits confirmés par la tradition musulmane comme le nom des 12 patriarches d'Israël ou la généalogie des Prophètes. La Torah permet aussi de situer dans le temps la naissance de Moïse (paix à lui) pour élaborer des hypothèses historiques crédibles quant à l’identité du pharaon de la fuite vers Madiane et de celui de l'Exode. J'ai appris et pris beaucoup de plaisir à lire "Manifestation de la vérité" de Rahamtoullah al-Hindi et "Moïse et Pharaon" de Maurice Bucaille. Mais si tu avais lu l'introduction de mon premier message sans parti-pris, avec ouverture d'esprit, en essayant de comprendre mon point de vue, tu y aurai trouvé annoncée la démarche et l’ambiguïté dissipée. Je note aussi que tu n'as pas passé le salut ; ce qui laisse penser que tu m'aurai étiqueté innovateur ou pire encore. Sachant que la dernière fois que tu m'as repris, c'était pour me traiter de quasi-apostat et me soumettre à un interrogatoire dogmatique très inquisiteur et hautain, ça ne m'étonnerai pas que dans ton esprit je sois étiqueté innovateur.

Pseudonym
17/01/2018, 01h07
es-selèmou 3aleykoum

Lumières et vérités du judaïsme : tous les peuples ont eu des prophètes (paix à eux) qui appelaient au culte de Dieu l'Unique. Ténèbres du judaïsme : à partir de Moïse (paix à lui), aucune nation n'a reçu de prophète. C'est évidemment faux puisque les Textes judaïques eux-mêmes parlent du prophète Abdias, postérieur à Moussa, qui était Édomite et non Israélite. Les Édomites étaient un peuple sémite descendant d'Esaü, un autre fils d'Isaac beaucoup moins connu que son frère Jacob (paix à eux). Leur territoire était situé au sud de l'actuel état d’Israël, en Jordanie. Ils laissèrent peu de traces dans l'histoire ailleurs que dans la Bible et disparurent en s'arabisant dès l'Antiquité, avant même la conquête arabo-musulmane, du fait de l'installation d'Arabes sur leur territoire. Ils sont donc les ancêtres d'une bonne partie des actuels Jordaniens. Abdias, selon le témoignage hébraïque, fût un prophète édomite, prêcha donc dans la langue aujourd'hui morte qu'était l'édomite, parmi le peuple édomite. Fait intéressant à signaler, "Abdias" est la forme francisée utilisée par les chrétiens francophones à la place de l'original biblique Ovadiah, qui veut dire en hébreu "serviteur de Dieu" ; ce prophète, si Allah avait voulu nous raconter son histoire dans le Coran, aurait été nommé Abdallah pour respecter son étymologie d'origine. Selon le Livre de Jonas, livre sacré juif racontant le récit de cet Envoyé en des termes quelquefois différents de ceux du Coran, le prophète Jonas (Younous), bien qu'israélite lui-même, prêcha l'Islam à Ninive, importante ville située dans l'actuel Kurdistan irakien, auprès d'un peuple non-israélite. Jonas était lui aussi bien postérieur à Moïse. En utilisant les textes hébraïques eux-mêmes, après Moïse, on a donc au moins deux prophètes envoyés parmi les Gentils, l'un des deux n'étant même pas Israélite. Bien avant Moussa, le livre de Job (paix à lui) raconte plus ou moins fidèlement l'histoire de ce prophète (paix à lui) en le décrivant comme Édomite, descendant d'Esaü. Sa généalogie remontant très vite à son ancêtre Abraham, il a vécu à une période antérieure à Moïse et respecte donc leur règle erronée selon laquelle, après la révélation de la Torah, il n'y a plus eu de prophètes ailleurs qu'en Israël. Mais ça nous fait tout de même deux prophètes non-israélites pour le seul peuple d'Édom, l'un précédant chronologiquement Moussa, l'autre lui succédant. Toujours sur la base des récits juifs, comment le judaïsme explique t-il le monothéisme (autrement appelé "Islam") du roi perse Cyrus II, dont le caractère admirable lui a valu par eux-mêmes le surnom de "Messie du Seigneur", si celui-ci n'avait pas eu, dans sa propre nation perse, dans sa propre langue, un prophète qui leur enseigna le Livre et la Sagesse ? Entre parenthèses, je mets ma main à couper que Cyrus II est Dhoul Qarneyn. Mon autre main à couper que Zoroastre était un authentique prophète ; sinon comment expliquer que les Livres sacrés zoroastriens contiennent des références au Paradis (le mot français "paradis" vient lui-même du perse), à l'Enfer, à Satan, aux anges, à l'âme, au Jugement, à la Résurrection, à l'unicité de Dieu, et ce à tel point qu'il y a eu débat entre nos savants pour savoir si on devait considérer les zoroastriens comme des Gens du Livre ?

Ténèbres du judaïsme encore. La religion juive voulant Dieu pour elle seule, elle jalouse le monothéisme quand il se trouve ailleurs que chez elle. Cette religion n'aime pas voir d'autres peuples se repentir et pratiquer un culte exclusif du Très-Haut. C'est pourquoi, selon certains doctes juifs, les Ninivites ne se sont pas repentis de leur polythéisme mais seulement des autres péchés de moindre gravité ; et, bien que ne s'étant pas repentis du pire péché, Dieu leur a pardonné et levé la sanction qui allait s’abattre sur eux. C'est là une invention de pure circonstance, motivée par la jalousie, qui leur fait contredire la règle coranique, pourtant de bon sens, selon laquelle seul l'abandon du polythéisme permet l'obtention du pardon des péchés de moindre importance et l'annulation du châtiment. Dieu aurait-il accordé un pardon global à un peuple obstinément païen grâce à leur seul repentir pour les petites bricoles ? Comparé au chirk, tous les péchés ne sont que des petites bricoles, du pipi du chat, de la gnognote. Les offenses faites au Créateur sont infiniment plus graves que celles faites aux créatures. Le moindre ne peut pas être excusé si on regrette pas d'abord le pire. C'est comme si, après avoir giflé quelqu'un, vous lui plantiez un couteau dans le bras et reveniez vers lui, la mine contrite, pour lui dire « Bien fait pour le coup de canif dans le bras ; par contre, je te prie de bien vouloir accepter mes excuses pour la gifle ». Il est peu probable que cette personne vous accorde son pardon. C'est encore par jalousie que le judaïsme ne considère pas Job l'Édomite comme un prophète mais simplement comme un homme pieux. Pire encore, certains de leurs savants vont plus loin en affirmant que Job n'a tout simplement pas existé, donc que son histoire n'est qu'une fable moralisante. Poussant cette « logique » jusqu'au bout de son absurdité, certains rabbins considèrent que Dieu permet aux non-juifs d'être idolâtres. En fait, dans le judaïsme, le chirk et le koufr ne sont pas graves tant qu'ils sont commis par des non-Juifs. Mais alors pourquoi, si le polythéisme serait permis partout en dehors d'Israël, leurs propres Textes montrent que Dieu a envoyé des prophètes à toutes les nations ; qu'Abraham tournait en dérision le culte des faux dieux ; que tous les peuples ont eu des hommes justes (« tsidiqim ») et des Ovadiah («serviteurs de Dieu ») tels que le roi Cyrus II, le roi Melchisedek, les prophètes pré-abrahamiques comme Énoch et Noé… ? Si tous les hommes ont été crée avec une conscience du Bien, du Mal, de Dieu, une intelligence, des sentiments, une âme, pourquoi seuls les Israélites auraient reçu une Loi et une Voie ? Pourquoi le goy a t-il été crée avec une conscience religieuse si Celui-là même qui l'a crée lui autorise à se vautrer dans le culte des faux dieux ? Nous mépriserait-il après nous avoir crée ? Pourquoi donc Dieu nous aurait-il crée si ce n'est pas pour Le servir, lui l'Incommensurable ? Le judaïsme se fait une mauvaise opinion des créatures et donne, du même coup, une mauvaise opinion du Créateur. Une affirmation attribuée au Talmud, compilation plus ou moins authentique de la Sounna de Moussa, nous fournit la réponse qui expliquerait tout (dans le cas où cette affirmation serait authentique) : les goyims ont été crée sous forme humaine pour que les juifs ne soient pas servis par des animaux. Ce qui est absolument certain car prononcé par un Israélien à la télévision, c'est que, dans la littérature rabbinique, quand le messie d'Israël arrivera, événement selon eux imminent, les non-juifs serviront les juifs. J'ai hâte d'y être, hâte de sucrer le café de Benyamine Netanyahou, hâte d'offrir mon dos en guise de marche-pied à Bernard Henri-Lévy, hâte de cirer avec amour les chaussures d'Éhoud Barak. Vivement le Messie pour que je puisse enfin réaliser ce pour quoi j'ai été crée. Ma vie aura enfin du sens.

Pseudonym
10/06/2018, 21h45
es-selèmou 3aleykoum

Avant qu'un lent travail de sape des autorités religieuses n'en fasse une religion matérialiste et raciste, le judaïsme était originellement un Islam spécifique aux fils d'Israël. Exprimé en langues sémitiques proches de l'arabe (majoritairement en hébreu, secondairement en araméen), enseigné par des prophètes ayant tous tenu le même discours musulman, c'est sans surprise que le judaïsme, dans son vocabulaire théologique, présente de frappantes ressemblances avec lexique théologique arabo-musulman. À titre de preuve, voici quelques termes hébraïques cultuels au côté de leur équivalent arabe. La transcription n'est pas garantie étant donné qu'il s'agit de mots d'une langue qui comporte des sons inexistants en français. Pour cette raison, il y a une ambiguïté sur la prononciation de la lettre « h » que tous les Juifs prononcent « kha », sauf les Juifs du Yémen, arabisants, qui la prononcent « ha » comme dans « rahmane ». Cette lettre "h" est ici rendu par le chiffre 7 comme le veut le standard officieux maghrébin en usage pour l'envoi de textos en arabe avec un clavier français. De la même façon, les accents n'ont pas été mis sur les « e ». Enfin, le déterminant qui précède le nom n'est pas noté, même s'il semble n'y en avoir qu'un seul en hébreu : le « ha » qui se prononce comme dans l'arabe « mouhim » (« important »). Le premier mot est celui en français, suivi de son équivalent hébraïque, suivi de son équivalent arabe. Chaque entrée est numérotée et peut renvoyer à une note explicative ; notes qui seront publiées en plusieurs fois, incha'Allah. On pare au plus pressé en privilégiant des interventions courtes et nombreuses plutôt que des interventions longues et plus rares, quitte à étaler la rédaction d'une même idée sur plusieurs messages.

1 - foi : emouna/imane
2 - Jour du Jugement : Yom ha dine/Yawm eddine
3 - enfer : guehenom/djahannam
4 - paradis : gan/djenna
5 - charité : tsedaka/sadaqa
6 - sérénité : chekhina/es-sekina
7 - prophète : navi (pluriel "nevim")/nabi (pluriel "anbiya")
8 - livre : kitav (pluriel "ketouvim" ou "ketoubot")/kitab (pluriel "koutoub")
9 - Satan (signifie"adversaire", "ennemi") : chatane/ech-cheytane
10 - sacré, saint : kodèch/qodsi
11 - le saint des saints : kodesh hakodeshim
12 - paix : chalom/salam
13 - paix à vous : chalom 3aleykhem
14 - adoration, culte : 3abodah/3ibada
15 - âme, esprit : "nefesh" ou "rouakh"/"nefs" ou "ro7"
16 - repentir : techouva/tawba
17 - jeûne : tsowm/çawm
18 - miséricorde : racham/ra7ma
19 - pèlerinage : 7ogg/7ajj
20 - bénédiction : berakha/baraka
21 - malédiction : 3alah/na3ala
22 - Maître absolu ou enseignant : rabb/rabb ("moché rabbenou" pour "Moïse, notre maitre" comme on dirait "Seyyidouna Moussa")

Notes explicatives.
2, 3, 4, 9. Devenue une religion purement terrestre, les concepts de Jour du Jugement, du Paradis, de l'Enfer sont très rares et flous dans le judaïsme,. Cette religion est maintenant toute tournée vers l'avènement du Messie, qui doit amener un nouveau monde où l'humanité sera uniformisée, pacifiée, acceptera Yahvé comme Dieu unique et le peuple d'Israël comme peuple-prêtre de l’Éternel (avec Jérusalem pour capitale mondiale d'un gouvernement mondial comme explicitement formulé par Jacques Attali à la télévision). Le sort de l'âme après la mort fait même l'objet de divergences dans le judaïsme moderne, certains doctes professant même la réincarnation des âmes. L'essentiel du culte hébraïque consiste, pour ceux nés d'une mère juive, à hâter les temps messianiques et accomplir les 613 commandements (« mitsvot »). En somme, cette religion est passée d'un Islam spécifique et ponctuel à une philosophie ethno-raciale, suprémaciste, où le culte de Yahvé est réduit à l'accomplissement de rituels excessivement formalisés et accomplis sans la présence du cœur. C'est avant tout pour rétablir l’équilibre entre le spirituel et le rituel, c'est-à-dire remettre à l'honneur les actes du cœur, que Jésus fût envoyé. Autrement dit, Jésus (paix à lui) vînt pour rétablir la bonne articulation entre la Loi et la Foi. Ainsi, selon les Évangiles, le véritable Messie a dit : « Le chabbate est fait pour l'homme et non l'homme pour le chabbate ». Quelle belle parole et quelle excellente synthèse ! Malheureusement, sous l'impulsion du taghout Paul de Tarse, les Chrétiens ont abusé en basculant dans l'autre extrême : abolir la Loi de Moïse au prétexte que seule la Foi sauve. C'est pour cette raison que la religion chrétienne n'a quasiment pas d'interdits. De fait, l'Islam représente le juste milieu entre, d'une part, une religion juive où seule la naissance et les Actes sauvent et, d'autre part, une religion chrétienne ou seule la Foi sauve. L'Islam, c'est la Foi ET la Loi, le Cœur ET les Actes.

7. Le judaïsme moderne a décrété abusivement que, en dehors d'Israël, plus aucune nation n'a reçu de prophète après la révélation de la Torah à Moïse, et que le prophète Malachie est le dernier des prophètes d'Israël. Le rabbin Ron Chaya déclare que le judaïsme dénombre 80 prophètes. Très peu sont cités dans nos sources. Mais, sans même considérer le hadith disant que les Israélites n'ont jamais connu d'interruption de la prophétie entre Moïse et Jésus, on peut démonter l'affirmation rabbinique en rappelant que Jean (Yahya), Zacharie et Jésus sont trois prophètes d’Israël qui furent bien postérieurs à Malachie. Si le judaïsme orthodoxe ne reconnaît aujourd'hui aucun des trois prophètes cités, Flavius Joseph, historien juif, affirme que Jean, en son temps, était tenu pour prophète parmi les fils d'Israël.

Pseudonym
20/06/2018, 22h31
es-selèmou 3aleykoum

Grâce au témoignage des Évangiles, de la Torah, du Coran (S2 V183), on sait que les Israélites pratiquaient le jeûne ("tswom"). Comme en Islam, ce jeûne pouvait être surérogatoire. Ainsi, dans la très jolie et juste parabole du publicain (très impopulaire percepteur d'impôts pour l'empire romain) et du pharisien (« sage » israélite empli d'orgueil, aimant parader, cherchant les honneurs et, pire que tout, ayant ajouté aux à la Loi ce qu'Allah n'a jamais révélé) se trouve la preuve du jeûne surérogatoire de deux jours par semaine comme il peut se faire, chez nous, les lundis et jeudis. Voici les paroles attribuées à Jésus (paix à lui) telles qu'elles sont consignées dans l’Évangile selon Luc.

« Il dit encore cette parabole, en vue de certaines personnes se persuadant qu’elles étaient justes et ne faisant aucun cas des autres : deux hommes montèrent au temple pour prier ; l’un était pharisien et l’autre publicain. Le pharisien, debout, priait ainsi en lui-même : "O Dieu, je te rends grâces de ce que je ne suis pas comme le reste des hommes, qui sont ravisseurs, injustes, adultères, ou même comme ce publicain. Je jeûne deux fois la semaine ; je donne la dîme de tous mes revenus" [très certainement un équivalent israélite à notre zakèt el-mèl]. Le publicain, se tenant à distance, n’osait même pas lever les yeux au ciel ; mais il se frappait la poitrine en disant : "O Dieu, sois apaisé envers moi, qui suis un pécheur. Je vous le dis, celui-ci descendit dans sa maison justifié au contraire de l’autre. Car quiconque s’élève sera abaissé, et celui qui s’abaisse sera élevé. ».
Entre parenthèses, on retrouve un principe islamique bien connu selon lequel le pécheur repentant vaut mieux que le dévot empli de fierté. En termes arabo-musulmans, le pharisien de cette parabole souffrait du mal appelé « i3jèb », que l'on traduit par « auto-satisfaction ».

Pseudonym
24/06/2018, 00h21
es-selèmou 3aleykoum

Toujours dans l'optique de démontrer par ses propres Textes que le judaïsme a été dénaturé au fil du temps, dénaturé dans un sens raciste, formaliste et matérialiste, voici quelques éléments qui prouvent que, contrairement à la pratique actuelle du rabbinat qui transforme la conversion au judaïsme en parcours du combattant, les prophètes d'Israël convertissaient à l'Islam et pouvaient même se marier en dehors d'Israël, même si leur mission principale était de prêcher au sein de leur ethnie. Les prophètes d'Israël (paix à eux) ne rejetaient évidemment pas ceux qui voulaient se purifier. Quelques exemples numérotés (pour s'éviter de rédiger des transitions entre les différents points et ainsi écrire plus vite).

1. Moïse convertit les Égyptiens qui voulurent adorer l'Unique tant et si bien que le Talmud mentionne leur grand nombre au moment de la fuite d'Égypte. En plus de ces Égyptiens, le Coran nous parle du "Samiri" qui, selon l'hypothèse la plus solide, était un Sumérien (pays de Sumer dans l'actuelle Irak) qui a suivi Moïse pendant l'Éxode. De fait, une partie des Israélites véritables - c'est-à-dire la majeure partie des Juifs Sépharades et Mizraïm, certainement pas les Ashkénazes d'origine turque, encore moins les Falashas aux physiques typiquement éthiopiens - ont du sang égyptien. Mieux, selon le témoignage de la Torah comme du Coran, lors de sa fuite au pays de Madiane, Moïse a épousé une madianite ("Tsipora" ou "Séforah") décrite comme une bergère timide. Non seulement, il convertissait les non-Hébreux mais il les épousait.

2. Le prophète-roi David (paix à lui), selon les Textes juifs, avait un soldat d'origine hittite (actuelle Turquie) dans son armée ; peut-on imaginer une seule seconde que ce soldat aurait pu être incorporé sans avoir d'abord embrassé la foi d'Israël ?

3. Salomon (paix à lui) avait épousé des princesses étrangères dans le cadre de mariages diplomatiques qui servent à faire progresser l'Islam parmi les sujets des princesses en question. La plus célèbre d'entre elle est la reine de Saba. Peut-on imaginer une seule seconde qu'un tel prophète-roi aurait pu épouser des femmes sans qu'elles ne se soient d'abord converties à l'Islam ?

4. Toujours selon les Textes juifs (et chrétiens), au moment où Israël s'était détourné d'Allah au profit de Baal, faux dieu phénicien invoqué pour faire tomber la pluie (Coran, S37, V124 à 126), le prophète Elie s'est rendu chez une veuve non-israélite, originaire de Sarepta en pays phénicien (actuel Liban), pour accomplir le miracle de la résurrection de son fils. Le fait aurait été rappelé par Jésus (paix à lui) dans l’Évangile selon Luc :
Mais, ajouta-t-il, je vous le dis en vérité, aucun prophète n'est bien reçu dans sa patrie. Je vous le dis en vérité : il y avait plusieurs veuves en Israël du temps d'Élie, lorsque le ciel fut fermé trois ans et six mois et qu'il y eut une grande famine sur toute la terre ; et cependant Élie ne fut envoyé vers aucune d'elles, si ce n'est vers une femme veuve, à Sarepta, dans le pays de Sidon.
Preuve supplémentaire que le prophétat pouvait s'étendre au-delà des fils d'Israël, les Textes Juifs racontent qu'Elie défia publiquement 450 prêtres de Baal. Eux et lui devaient faire une offrande pour voir laquelle sera consumée par un feu descendu du ciel en guise d'acceptation. Sans surprise, c'est celle du prophète qui fut acceptée. Élie réclama alors la mise à mort des 450 taghouts. D'une manière peu crédible, le Livre des Rois raconte qu’Élie les égorgea lui-même.