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Afficher la version complète : Être et rester concentré quand on est en prière



Avant l'Heure
05/10/2010, 23h04
As salamu 'alaykum

Chers frères et chères soeurs,

On connaît tous la valeur de prière. Elle est la première chose qui sera jugée dans l'Au-delà, l'acte qui distingue le croyant et le mécréant. Ne pas la faire suffit, pour certains savants, pour sortir de l'islam. La faire est le seul acte, en dehors de la Chahâdah, qui suffit pour qu’on atteste qu’une personne est bien musulmane. Comme c'est un acte, nous dit le Coran, qui purifie le comportement et les pensées de l’être humain, la vie entière de l'homme est à l'image de sa prière. Aussi toute information concrète, pratique qui nous permettra d'être concentrés et pieux durant la prière à sa place dans ce post.

La première chose pour être au point dans sa prière, c'est de considérer qu'on est face à Allâh et qu'on Lui parle, qu'on s'adresse à Lui. Et quoi de mieux pour cela que de savoir qu’Il nous répond.

C’est exactement l’objet d’un hadith qudciyy (une parole dite par Allâh et transmise par le Prophète, 'alayhi salam, mais qui n'est pas dans le Coran) authentique qu’on devrait avoir à portée de main pour le lire à chaque fois qu’on se prépare pour aller prier. C’est un hadith qui exprime clairement que lorsqu’on prie on est dans un dialogue intime avec le Seigneur des mondes. Et dans le détail.

Ce hadith est rapporté par Muslim et le compagnon qui le rapporte est Abu Hurayrah, qu'Allah l'agrée. Il dit en substance qu’Allâh a distribué la « prière » entre Lui et nous. Une partie est dite par Lui, une partie est dite par nous. La prière ici signifie la Fâtihah, car sans la Fâtihah il n’y a pas de prière.

Qu’est-ce qu’Allâh me dit quand je récite la Fâtihah ?

Cette sourate comprend trois moment distincts qui sont autant de types d’échanges avec le Maître, Ar-Rabb : (1) des glorifications, puis (2) l’expression d'un engagement, enfin (3) des demandes. Quand le serviteur glorifie Allâh dans la Fâtihah, Allâh reconnaît que Son serviteur L’a pris pour seule Divinité. Quand le serviteur exprime son engagement et le contrat qui le lie à Allâh, Allâh affirme qu’Il en remplira Sa part. Quand le serviteur demande à Allâh, Allâh affirme qu'Il l’exauce.

* Premier temps : le temps de la glorification.

Quand le serviteur dit « al-hamdu lillahi rabbil ‘alamin », Allâh dit « Mon serviteur a reconnu Ma perfection et Ma majesté et M’a montré sa gratitude ».
Quand le serviteur dit « Ar-Rahman Ir-Rahim », Allâh dit : « Mon serviteur a reconnu que le bien ne vient que de Moi et que de Moi ne vient que du bien. Il a vanté Mes mérites ».
Quand le serviteur dit « Maliki yawm-id-din », Allâh dit « Mon serviteur a reconnu que Mon pouvoir et Ma décision englobent toute chose. Il a vanté l’ensemble de Mes mérites et M’a accepté comme le Seul à décider de sa rétribution ».


Le temps de la glorification, c’est le moment où face à Allâh l’homme et la femme se mettent en état de serviteurs, à la disposition d’Allâh. Et Allâh reconnaît que celui qui est devant Lui s’est présenté, humble et petit, et a reconnu Sa grandeur, Son importance et Sa perfection. Ces versets indiquent ce qu’Allâh est le seul à être, ce qu’Il est le seul à faire, à pouvoir faire.

* deuxième temps : le temps du contrat


Quand le serviteur dit « iyyaka na’budu wa iyyaka nasta’in », Allâh dit « Cela représente ce qu’il y a entre Moi et Mon serviteur, et Mon serviteur aura ce qu’il a demandé ».

Ce verset pivot entre ce qui précède et ce qui suit est l’expression de l’engagement que le serviteur a pris envers Allâh de Lui obéir. C’est le seul espoir qui vit en lui. L’homme est désespéré et faible. Il a besoin de l’aide d’Allâh et sait que le seul moyen de l’obtenir c’est de L’adorer. Et Allâh confirme que cet engagement le lie à Lui, qu’aucun autre moyen d’obtenir Son aide n’existe et que ce moyen est nécessaire est suffisant. S’il respecte son engagement, l’homme sera aidé. Ce verset indique à la fois ce qu’Allâh est le seul à pouvoir faire et ce que l’homme a l’obligation de faire et de ne faire que pour Allâh.

* troisième temps : le temps de la demande

Quand le serviteur dit « Ihdina-s-siratal mustaqima siratalladhina an’amta ‘alayhim ghayril maghdhubi ‘alayhim wala-dh-dhallin », Allâh dit « Cela est pour Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande ».

C’est le temps des invocations, et l’invocation principale du croyant est d’être guidé, d’être accepté parmi ceux qui ont été guidés et qui ont reçu tous les bienfaits d’Allâh, pas parmi ceux qui ont été égarés, qui n’ont pas voulu se soumettre, qui n’ont pas voulu invoquer et qui n’ont pas été aidés. Et Allâh affirme que telle est la voie du succès et qu’Il exauce Son serviteur. Ces versets indiquent tout ce dont a besoin l’homme et que seul Allâh peut lui fournir.

Ainsi la Fâtihah, et donc la prière, est un échange avec Allâh. Un dialogue entre le serviteur petit, écrasé sous le poids de la majesté et de la grandeur de Celui qui lui répond et son Créateur. En soi, déjà, c’est un bienfait énorme. Parler avec Allâh !

Mais le point critique, le maillon faible de ce dialogue, c’est la faiblesse de l’homme. Allâh dit la vérité, tient Sa parole. C'est une certitude. Ce qu’Il dit va se produire. Donc tout va dépendre de notre sincérité à nous, les hommes, et de notre présence consciente pendant la prière.

Barakallahu fikum

Wassalamu 'alaykum

Sanaa
05/10/2010, 23h18
Assalamu 'alaykum

Bârakallâhu fîk, très très intéressant. Un point sur lequel on peut chacun réfléchir. C'est de se dire, que certes nous avons rendez-vous avec Allâh à chaque salât, nous nous prosternons devant Sa grandeur et le prions, l'invoquons, mais comme vous le soulevez la concentration (Khushu') manque. Hors nous avons tous eu, à un moment donné dans notre vie quotidienne, un rendez-vous important ou angoissant, devant une personne, pour qui nous accordons toute notre attention. Pour le simple fait que cette personne puisse représenter une autorité. Nous avalons chaque parole et sommes prêt à répondre à chaque question que cette personne pourrait nous poser, soit par crainte, soit par respect de cette autorité. Par contre lorsque nous prions, il suffit parfois de peu, pour que nous soyons distrait, oubliant devant Qui nous nous présentons...

Il faut se dire que chaque prière peut être la dernière.

que Allâh nous guide et nous pardonne, amîn

wassalam

Avant l'Heure
06/10/2010, 10h07
Assalamu 'alaykum

Bârakallâhu fîk

Il faut se dire que chaque prière peut être la dernière.



Wa alaykum salam

Wa fik barakallah.

Ca c'est un point réellement efficace. Tout le problème est de se mettre en état pour qu'il soit efficace pour nous. Un sujet qui mérite un post et notre attention sur ummah.

wassalam

Al-Qabaylî
06/10/2010, 17h49
Un sujet très très important subhânaLlâh ! BârakaLlâhu fîk ! Cela me rappelle que `Umar ibn `Abdal `Azîz radiyaLlâhu `anhu laissait un petit temps après chaque verset, ceci pour profiter pleinement des réponses d'Allâh ta`âlâ

Avant l'Heure
08/10/2010, 09h25
Un sujet très très important subhânaLlâh ! BârakaLlâhu fîk ! Cela me rappelle que `Umar ibn `Abdal `Azîz radiyaLlâhu `anhu laissait un petit temps après chaque verset, ceci pour profiter pleinement des réponses d'Allâh ta`âlâ

As salamu 'alaykum

Subhanallah ! Vraiment ? J'avais pensé à ça quand j'ai appris ce hadith, mais je trouvais ça plutot ridicule. Barakallahu fik, je ne connaissais pas ça de lui.

Ambassadrice
08/10/2010, 13h36
salam alaikoum


Pourqoui un musulman peut-il connaitre , lire , relire, comprendre.. tout ce que vous venez d'ecrire sur la concentration.. (des bases interessantes) mais d'une façon pratique , il n'arrive pas à se concentrer dans sa prière?

Autrement dit, Quels sont les blocages qui peuvent entraver une telle concentration?

Al-Qabaylî
08/10/2010, 14h45
salam alaikoum


Pourqoui un musulman peut-il connaitre , lire , relire, comprendre.. tout ce que vous venez d'ecrire sur la concentration.. (des bases interessantes) mais d'une façon pratique , il n'arrive pas à se concentrer dans sa prière?

Autrement dit, Quels sont les blocages qui peuvent entraver une telle concentration? wa `alaykumu s-salâm

Je pense que c'est justement qu'on le comprend en dehors de la prière. Quand on entre dans la salât on repart dans le mécanisme d'auparavant. Je pense qu'il faudrait avoir très bien en tête la compréhension de ce que l'on dit. On dit, par exemple, "Allâhu Akbar" mais on va s'efforcer de réfléchir en même temps en se disant que ce takbîr va être comme un signal d'alarme concernant les mauvaises pensées et la non-concentration. SubhânaLlâh, c'est comme si à chaque mouvement dans la prière, comme on dit le takbîr, cette parole résonnait en nous pour nous dire : "Tu as dit qu'Allâh est le plus Grand, le Plus cher à tes yeux, Celui qui mérite le Plus d'attention, mais tu viens de penser à autre que Lui il y a un instant, attention à ne pas dire "Allâhu Akbar" avec ta langue et "Ad-Dunya Akbar avec ton coeur". Idem pour la fâtihah : Qu'est-ce que je dis ? Ces paroles, je les comprends vraiment ? Idem pour le tasbîh, dire subhân ça signifie quoi réellement et profondément ? Ar-Rabb ça veut dire quoi ? Al `Azîm, Al `Aliyy ?

Même si il y a certaines choses dont nous connaissons la signification en dehors de la salâh, c'est comme si au moment du takbir al-Ihrâm, on oubliait tout ! Il faut s'entraîner à ça, ça ne va pas venir d'un coup mais s'efforcer à aller au plus profond des paroles de la salâh et s'efforcer à goûter leur saveur c'est aussi goûter la saveur de la salâh !

Rien que dans le adhân, je me disais que je n'avais jamais réfléchi à une chose : Pourquoi dit-on lâ hawla wa lâ quwwata illâ biLlâh après Hayya `alâ s-salâh et Hayya `alâ l-falâh ? Quelle est la sagesse ? Franchement, j'ai médité sur ça et quand Allâh m'a permis d'entrevoir une sagesse, je peux t'assurer que rien que le adhân n'avait pas du tout la même saveur qu'avant !!

Moi, ce que je me force à faire c'est d'avoir bien en tête la compréhension des paroles, ce sur quoi j'ai réfléchi longuement etc, etc... Et si par exemple dans le sujûd ça redevient mécanique, je me force à rester dans cette position à répèter les adhkâr jusqu'à ce que la compréhension et la saveur des paroles reviennent ! Il faut être en "alerte", on fait l'effort de toujours comprendre ce qu'on dit, toujours se concentrer sur les paroles, et si les mauvaises pensées arrivent et qu'on commence à ne plus être concentré bah le takbîr de transition entre les positions est un bon moyen pour se remettre en place (comme je l'ai dit plus haut.

Je ne sais pas trop si ça répond à ta question

Al-Qabaylî
08/10/2010, 14h46
As salamu 'alaykum

Subhanallah ! Vraiment ? J'avais pensé à ça quand j'ai appris ce hadith, mais je trouvais ça plutot ridicule. Barakallahu fik, je ne connaissais pas ça de lui.wa `alaykumu s-salâm !

Oui, il faudrait que je retrouve cette parole qu'on rapporte de lui in shâ'aLlâh

Avant l'Heure
08/10/2010, 16h49
salam alaikoum


Pourqoui un musulman peut-il connaitre , lire , relire, comprendre.. tout ce que vous venez d'ecrire sur la concentration.. (des bases interessantes) mais d'une façon pratique , il n'arrive pas à se concentrer dans sa prière?

Autrement dit, Quels sont les blocages qui peuvent entraver une telle concentration?

As salamu 'alaykum oukhti

ll faut patienter, faire des efforts car l'adoration demande des efforts et invoquer Allâh. Comme l'athlète qui au fil du temps va réussir à faire un grand écart, le croyant à force de réfléchir au moment de prier à ce qui va aider sa concentration va acquérir des automatismes. C'est la même chose que de se lever au Fajr. Il ne suffit pas de le vouloir sincèrement pour y arriver sans souci. Il faut s'y habituer et petit à petit prier à l'heure devient indiscutable pour le nafs.

L'islam n'est pas illumination, la force de la foi et l'intensité de la patience ne vient pas par magie, mais avec les efforts. des efforts dans la réflexion et la méditation et dans la mise en pratique.

Allah isahhal

wassalam

Hârith
08/10/2010, 17h26
Il ne faut pas oublier de travailler aussi sur les causes annexes et qui en apparence n'ont pas de liens évidents avec la prière.
Je veux parler de l'évitement des péchés, de se nourrir de nourritures saines, de ne pas faire d'excès, éviter la compagnie des pervers etc..
wa Llâhu a`lam.

Al-Qabaylî
08/10/2010, 17h45
C'est vrai qu'on a tendance à oublier ça. BârakaLlâhu fîka akhî

Ambassadrice
09/10/2010, 10h56
salam alaikoum

Barak Allah fikoum. J'ai bien assimilé.

Abou anfel
09/10/2010, 11h49
Il ne faut pas oublier de travailler aussi sur les causes annexes et qui en apparence n'ont pas de liens évidents avec la prière.
Je veux parler de l'évitement des péchés, de se nourrir de nourritures saines, de ne pas faire d'excès, éviter la compagnie des pervers etc..
wa Llâhu a`lam.


Assalamu aalaykum

et surtout veillez à faire le prière en groupe , et ton manque de concentration sera compensé par la prière en groupe

Avant l'Heure
09/10/2010, 12h18
Assalamu aalaykum

et surtout veillez à faire le prière en groupe , et ton manque de concentration sera compensé par la prière en groupe

Wa alaykum salam

Oui, c'est exact. A ce propos, maintenant, je choisis avec soin les gens à côté desquels je prie.

Handhala
09/10/2010, 13h19
Assalam 3alaykom

Je me rappelle d'un frère, qui avant de se présenter devant Allah pour la prière, se préparait mentalement comme quand on s'échauffe avant un entrainement par exemple, il lisait le coran ou faisait du dhikh avant d'entamer sa prière, mais se retrouvait toujours seul avant de la faire sans discuter avec quelqu'un avant pour ne pas être distrait par cette discussion qu'il venait d'avoir.

Bon c'est vrai qu'il était dans une situation d'enfermement , ce ne serait pas évident pour nous de faire ca pour chaque salat.

Abou anfel
16/03/2011, 16h19
Assalamu aalaykum

à coté de la concentration ou khouchou' il faut pas oublier la quiétude lors de la priére ou itmi'nane ce qui fait partie des piliers les plus importants et des obligations de la prière.



Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit à celui qui avait mal accompli sa prière et n’y avait pas fait preuve de quiétude : « Retourne d’où tu viens et prie, car tu n’as pas prié » trois fois de suite, jusqu’à ce que l’homme s’exclame : « Ô Prophète d’Allah, par Celui Qui t’a envoyé avec la vérité, je ne sais prier que de cette façon-là ! Instruis-moi donc. » Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lui dit alors : « Si tu t’apprêtes à prier, accomplis les ablutions, dirige-toi vers la Qibla, prononce le Takbîr, lis ce que tu connais du Coran, puis incline-toi jusqu’à t’être immobilisé en marquant une pause (Itmi’nân) dans ta position d’inclinaison. Relève-toi ensuite jusqu’à t’immobiliser en station debout, puis prosterne-toi jusqu’à t’immobiliser en marquant une pause, puis fais cela durant toute ta prière (i.e. pour chaque Rak’a). »


Ce hadith authentique montre que la quiétude est un pilier de la prière, et une grande obligation sans laquelle la prière ne peut être valide. Ainsi, quiconque prie à la manière de l’oiseau qui picore, sa prière n’est pas valable ; d’ailleurs, l’humilité et la concentration sont le cœur et l’âme de la prière. Il convient donc au musulman d’y accorder de l’importance, et de s’en soucier.

wassalam

Avant l'Heure
16/03/2011, 16h23
Assalamu aalaykum

à coté de la concentration ou khouchou' il faut pas oublier la quiétude lors de la priére ou itmi'nane ce qui fait partie des piliers les plus importants et des obligations de la prière.



Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, a dit à celui qui avait mal accompli sa prière et n’y avait pas fait preuve de quiétude : « Retourne d’où tu viens et prie, car tu n’as pas prié » trois fois de suite, jusqu’à ce que l’homme s’exclame : « Ô Prophète d’Allah, par Celui Qui t’a envoyé avec la vérité, je ne sais prier que de cette façon-là ! Instruis-moi donc. » Le Prophète, prière et salut d’Allah sur lui, lui dit alors : « Si tu t’apprêtes à prier, accomplis les ablutions, dirige-toi vers la Qibla, prononce le Takbîr, lis ce que tu connais du Coran, puis incline-toi jusqu’à t’être immobilisé en marquant une pause (Itmi’nân) dans ta position d’inclinaison. Relève-toi ensuite jusqu’à t’immobiliser en station debout, puis prosterne-toi jusqu’à t’immobiliser en marquant une pause, puis fais cela durant toute ta prière (i.e. pour chaque Rak’a). »


Ce hadith authentique montre que la quiétude est un pilier de la prière, et une grande obligation sans laquelle la prière ne peut être valide. Ainsi, quiconque prie à la manière de l’oiseau qui picore, sa prière n’est pas valable ; d’ailleurs, l’humilité et la concentration sont le cœur et l’âme de la prière. Il convient donc au musulman d’y accorder de l’importance, et de s’en soucier.

wassalam

wa 'aylaykum salam

Akhi

Le khuchu' exprime deja cet notion.

Abou anfel
16/03/2011, 16h31
wa 'aylaykum salam

Akhi

Le khuchu' exprime deja cet notion.

Assalamu aalaykum

es-tu certain akhil karim ?

la non quiétude annule la prière alors que le manque de khouchou" diminue le degré d'acceptation et ne l'annule pas .

on peut afficher une quiétude apparente avec une prosternation complète et aussi une génuflexion réglementaire alors que le khouchou' qui réside dans le cœur est non complet et Allah sait mieux .

wassalam

Avant l'Heure
16/03/2011, 16h32
Assalamu aalaykum

es-tu certain akhil karim ?

la non quiétude annule la prière alors que le manque de khouchou" diminue le degré d'acceptation et ne l'annule pas .

on peut afficher une quiétude apparente avec une prosternation complète et aussi une génuflexion réglementaire alors que le khoucou' qui réside dans le cœur est non complet et Allah sait mieux .

wassalam
As salamu 'alaykum

Ce que je voulais dire c'est que le mot khuchu' englobe deux notions : la crainte et la tama-ninah.

Abou anfel
16/03/2011, 16h53
As salamu 'alaykum

Ce que je voulais dire c'est que le mot khuchu' englobe deux notions : la crainte et la tama-ninah.


Assalamu aalaykum

Baraka Allahu fik akhi .

permet moi tout de même de te passer ces 2 liens pour enlever toute equivoque et tu me diras ce que tu en conclut .

http://www.islamweb.net/ver2/Fatwa/ShowFatwa.php?lang=a&Id=111725&Option=FatwaId


http://www.islam-qa.com/ar/ref/books/37#%D8%A7%D9%84%D8%B7%D9%85%D8%A3%D9%86%D9%8A%D9%8 6%D8%A9


wassalam

Abou anfel
17/03/2011, 09h42
Assalamu aalaykum

donc pour préciser les choses la quiétude ou touma'nina fait bel et bien partie de la concentration ou khouchou' comme l'a si bien rappelé notre cher frère Avant l'heure hafidahu Allah .

et pour déjouer le plan de satan qui ne désespère pas pour éloigner de notre cœur toute concentration à cause de sa jalousie quand il nous voit prier chose qu'il a refusé de faire , la preuve est que dés qu'on dit Allahu akbar on se rappelle plein de choses qu'on a oubliées !! et si tu oublies où tu as mis tes clés satan te le dira dés que tu dis Allahu akbar pour prier .

alors que le geste qu'on fait en disant Allahu akbar est de monter les mains jusqu'au niveau des oreilles et les rabattre après ,des savants ont dit que ce geste signifie qu'on jette la dounya à l'arrière et on entre en communication directe avec l'au delà et avec le seigneur des mondes .

alors si on sait effectivement qu'on est entrain de communiquer avec le créateur de l'univers comment peut-on laisser notre esprit penser aux futilités liées à ce bas monde !!

pour commencer il faut choisir de prier dans un endroit calme loin de tout vacarme ni audio visuel ni autre moyen qui pourrait nous perturber .

notre regard doit etre fixé sur l'endroit de notre soujoud et éviter de tourner le regard vers autre endroit au risque qu'Allah se détourne de nous ; imaginez vous en face juste d'un pdg de votre boulot et que vous êtes en face de lui ,déjà pour commencer vous avez passer une mauvaise nuit en pensant à ce vous portez et ce que vous direz et une fois devant lui vous vous tenez convenablement et avec grand respect et même humilité .

et pourtant ce n'est qu'un être humain qui ne peut se passer de faire ses besoins !!!

alors que quand on dit Allahu akbar on entre en relation des directe avec le créateur de l'univers ya soubhana Allah .



pour le coté fiqh des savants ont dit que le khouchou' est un fard mais la prière sans lui ne s'annule pas ,alors que d'autres ont dit que sans ce khouchou' la prière est invalide .

donc pour ceux qui disent qu'elle n'est pas annulée c'est que la personne n'est pas tenue à refaire sa prière et se voit privé de la rétribution conséquente .



حديث صحيح، (ليس للإنسان من صلاته إلا ماعقل منها)

selon ce hadith sahih ,l'homme a de sa prière que ce dont il se souvient .

wassalam

Reverentia
17/03/2011, 10h02
salamou alaykoum,

Excellent sujet :)

Ca me fait penser aux conditions dans lesquelles on rentre en prière, on a un peu parlé plus haut des conditions mentales mais je me demande que dit la tradition sur les prières accomplies chez soi ?
... certains on un tapis , d autres non, certains on installé un coin prière chez eux, d autres prient n importe ou chez eux du moment qu ils posent une soutra, certaines soeurs on "la tenue" consacrée a la prière toujours a disposition etc... chacun a ses petites routines pour faire de ces moments un "break" avec le quotidien, se "déconnecter" du profane pour se "reconnecter" avec Allah (même si j ose penser qu on ne se deconnecter jamais réellement d avec Allah quand même ^^ )

J aime beaucoup ce sujet en tout cas.

Abou anfel
31/05/2011, 10h57
Assalamu aalaykum

(صحيح لغيره) وعن أبي قتادة رضي الله عنه قال قال رسول الله صلى الله عليه وسلم:
أسوأ الناس سرقة الذي يسرق من صلاته
قالوا يا رسول الله كيف يسرق من صلاته قال
لا يتم ركوعها ولا سجودها أو قال لا يقيم صلبه في الركوع والسجود
رواه أحمد والطبراني وابن خزيمة في صحيحه والحاكم وقال
صحيح الإسناد
525(4) (صحيح لغيره)
Le pire des voleurs est celui qui vole dans sa prière (selon le hadith authentifié par al albani rahimahu Allah dans sahih atarghib wa tarhib 525


cette vidéo donnera un petit aperçu :


http://www.dailymotion.com/video/xcriew_le-pire-des-voleurs-est-celui-qui-v_lifestyle


wassalam

Avant l'Heure
27/11/2014, 11h02
As salamu 'alaykum

Dans la continuité, bi idhniLLah. Etudier la cohérence de l'organisation de la prière a un double effet : cela fait prendre conscience que l'organisation vient d'Allah et cela fait prendre conscience de ce qu'on fait vraiment quand on prie.


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Le grand savant Al ‘Izz ibn AbdiSsalam dans une risalah sur les objectifs et les raisons d'être de la prière dit que la prière est la plus importante des adorations, après la connaissance et l’îmâne.
En raison de son statut et de ses vertus, la prière a été décrite comme :


- un acte qui prévient les turpitudes et les méfaits, comme dans la sourate L’Araignée, verset 45 ;
- un acte qui élève la valeur de celui qui l’accomplit, comme dans la sourate Le Voyage, verset 79 ;
- un acte qui efface les erreurs et les péchés, comme dans la sourate Hûd, verset 114.


C’est un acte dont la raison d’être la plus grande est de renouveler le pacte passé avec Allâh. C’est un acte complet qui engage le cœur, la langue et le corps, de façon obligatoire ou juste recommandée, comme aucun autre acte d’adoration. C’est un acte dans lequel des choses sont interdites, des actes et des paroles qui sont pourtant permises aux autres moments et pour les autres adorations, comme parler, manger... Tout ces spécificités multiplient les possibilités pour celui qui a l’obligation de prier de se rapprocher de la prière, de l’aimer et de la faire. Tout cela conduit à la prière et à l’amour de la prière chez le serviteur.

Car on le répète la raison d’être de la prière c’est de renouveler le pacte passé avec Allâh. La prière est un rappel d’Allâh, un dhikr. C’est pourquoi les prières doivent être faites à leur heure et que ces heures sont rapprochées, pour que le pacte soit renouvelé par un rappel d’Allâh fréquent et que l’espace de temps entre deux rappels ne soit pas trop grand. Allâh dit en effet dans la sourate Tâ Hâ au verset 14 : Et accomplis la prière pour Me mentionner et te souvenir de Moi.

Le savant Al ‘Izz ibn AbdiSsalam explicite ensuite la prière en temps que dhikr, dont le siège est représenté par les actes du cœur. Il y a des actes du cœur obligatoires et des actes du cœur fortement recommandés dans la prière.
Les actes du cœur obligatoires durant la prière sont d’avoir l’intention de prier, d’avoir l’intention de plaire à Allâh uniquement et uniquement comme Il le veut, et l’imâne.
Les actes du cœurs recommandés :


se faire petit face à Allâh, s’effacer (dhull), se rendre compte de son état de serviteur (khudhu’), la crainte et le calme (khuchu’), être dans un état de conscience du fait qu’on parle à Allâh.
remarquer, noter, prendre conscience du sens des paroles et des mentions d’Allâh dans la prière, ainsi que de la lecture du Coran.


Ensuite les droits de la prière sont classés :


- les droits d’Allâh sont dans la première partie de la Fatihah car cette partie est louanges, gratitude, reconnaissance de perfection
- les droits du serviteur sont dans la deuxième partie de la Fatihah car elle est demande de secours auprès d’Allâh unique et invocations.


Ces deux parties sont obligatoires, selon la grande majorité des savants, et la Fatihah est obligatoire. Allâh dit en effet dans un hadith qudsiyy authentique de chez Muslim : « J’ai partagé la prière (la Fatihah) en deux parties entre Moi et Mon serviteur et Mon serviteur aura ce qu’il demande… ».

Dans la prière, le tawhid est distribué dans le takbir, dans la position debout, dans l’inclinaison et le tasbih qu’on y fait, dans la modération et le calme dont on y fait preuve, dans le souvenir et la mention d’Allâh ainsi que dans la prosternation.

Quant à l’invocation entre les deux prosternations, des demandes de pardon, c’est un moment où l’invocation n’est pas obligatoire, contrairement au premier takbir mais c’est un moment réservé au serviteur où il demande pour lui la chose la plus importante, notamment le pardon.

Puis les deux tachahhud englobent les droits d’Allâh, les droits du Prophète, ‘alayhi salam, les droits du priant et les droits des gens de l’imâne :


- le droit d’Allâh réside dans la perfection et le droit à recevoir toute gratitude ;
- le droit du Prophète, ‘alayhi salam, réside dans le témoigne qu’il est prophète et la prière sur lui dans les deux tachahhud et la prière sur sa famille ;
- le droit du priant et des croyants réside dans la demande de salam dans le tachahhud.


La demande de salam c’est la demande de protection contre tout le mal qui existe. C’est pour cela que la salam est le cœur du tachahhud, car il n’y a rien de mieux que la protection d’Allâh contre tous les maux. Et c’est pour cela qu’Allâh en a fait la salutation des croyants en Allâh. c’est pour cela qu’on demande le salam pour le Prophète, ‘alayhi salam, pour le priant lui-même ainsi que pour les musulmans et les croyants de la terre et du ciel par-delà l’espace et le temps. Et ainsi aussi la sortie de la prière par le salam, qui devient une invocation spécifique cette fois-ci au temps et à l’espace, adressée pour les présents à la prière.

Quand on regarde la prière ainsi on comprend tous les biens et des bénédictions qu’elle contient. Elle commence par Allâh et Ses attributs, se poursuit par la demande de ce qui est le plus fondamental, la guidée sur le sirat al mustaqim, la voie de la droiture pour Allâh, et elle se termine par les louanges à Allâh et le tawhid dans les salutations (Attahiyyat liLLah) puis par les salutations au plus important après Lui, le Prophète,‘alayhi salam, et le serviteur lui-même ainsi que sa communauté, présentes à l’instant de la prière et par-delà le temps et l’espace.


La prière englobe ainsi toutes les bonnes œuvres liées :


- À la reconnaissance vis-à-vis d’Allâh : dans la Fatihah, au retour de l’inclinaison. Dans les deux cas c’est l’ensemble des attributs de perfection (la gratitude envers Allâh est d’abord une reconnaissance de Sa perfection). Al hamdu lillah, liman hamidahu, lakal hamd sont des expressions qui indiquent que c’est tout ce qui mérite une louange qui revient à Allâh et que seul Allâh mérite des louanges.
- Au tasbih qui indique qu’on a reconnu la perfection absolue d’Allâh qui englobe l’absence absolue du moindre défaut sous quelque forme que ce soit.
- Au takbir qui indique l’excellence dans tous les attributs de perfection
- Au témoignage du tawhid avec la parole : la ilaha illAllâh. Le tawhid est l’unicité d’Allâh dans le fait de mériter l’adoration obligatoire (mériter l’obligation de l’adoration) par l’ensemble de la création et cela ne peut être mérité que par celui qui a toutes les qualités précédemment citées.

A suivre in cha Allah.

UmmSawsane
23/06/2018, 08h30
Assalam alaykum,

La base :)