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Afficher la version complète : Voyage éducatif : un mois pour vivre la fraternité en Tunisie



Fatoum
13/02/2012, 20h09
Assalâmu 'alaykum wa rahmatullah


Imaginez qu'on vous propose (vous les frères célibataires ou vos garçons dès 12-13 ans), de partir 3 semaines-1 mois dans le Sud de la Tunisie dans le cadre d'un voyage éducatif et fraternel avec des jeunes frères tunisiens des mêmes âges, voyage ayant pour buts /programme :

Quotidien :
-l'apprentissage du Qur'ân avec des gens compétents et adapté au niveau et à l'avancement de chacun ;
-la pratique de l'arabe à l'oral au quotidien avec vos frères tunisiens, avec lesquels ils feraient toutes leurs activités ;
-la consolidation ou le développement de connaissances en arabe littéral écrit par diverses activités de production d'écrits ;
-du sport (art martial, marche dans le désert, tir à l'arc, paint ball, équitation,...), des sorties (plages désertes, île peu fréquentée, sortie en mer pour voir des dauphins) et de la découverte du pays.
-des veillées fraternelles avec divers intervenants : étudiants en science du Hâdith, Cheikh spécialiste de la Sîra, conférencier en développement personnel, scientifique-naturaliste, professeur en astronomie.
Sans compter toutes les prières en commun, des veillées de prière, Qyiam al-leyl, etc.

Hebdomadaire :
-des mini-séminaires religieux ;
-des activités de type "découverte de l'astronomie" (observation, expériences, lien avec le calendrier lunaire, comment se servir concrètement de ces connaissances pour déterminer les cycles lunaires, etc.).
-découvertes de "métiers ancestraux" tunisiens liés à la pêche, à l'agriculture et au nomadisme.


Logement en "Khaïma" (tente noire des "nomades"), gastronomie locale, dépaysement, vie en communauté avec des jeunes tunisiens du même âge.



Ce type de voyage vous plairait-il ? Pour vous ou vos enfants ?
Avez-vous déjà vécu qqchose de similaire ? Si, oui, quelles sont les choses qui vous ont marquées positivement ou négativement ?

Si l'on vous demandait votre avis EN AMONT, quelles autres activités aimeriez-vous y trouver (lâchez-vous... parce que pour des filles y aurait plein d'idées autour de l'art islamique -calligraphie, travail du bois, mosaïques- mais les garçons...) ?
Pour l'enseignement religieux, qu'est-ce qui vous paraîtrait primordial dans ce voyage ?

Bârakallâhu fîkum par avance.

Hârith
22/03/2012, 13h22
Ca a l'air effectivement très intéressant.
Rapidement in shâ'a Llâh.
Même si je sais que chez les nomades, les qualités de solidarité, d'aide aux plus démunis ou aux "sans familles" & de respect des anciens sont très développés, j'insisterai néanmoins sur un travail concret autour de ces thèmes. Une des comparaisons que j'ai pu faire entre les occidentaux (que nous sommes) et nos coreligionnaires du maghreb, c'est la perte de certaines de nos valeurs.
Sans vouloir manquer de respect à nos frères et soeurs d'origine française, je nomme ça une "gwairification" des moeurs. Chez les musulmans de France, c'est flagrant et ça peut prendre plusieurs formes (des plus bénines au plus infectes). On la remarque même de plus en plus dans les pays du maghreb ou certains perdent leurs valeurs de base.
wa Llâhu a`lam.

Fatoum
23/03/2012, 09h54
Assalâmu 'alaykum wa rahmatullah


Bârakallâhu fîk Yâ Hârith :)
Je l'ai constaté avec regrets moi aussi, et y compris maintenant je fais un graaaaand travail sur moi-même pour inverser la tendance.
Je ne m'étalerai pas sur ce sujet mais quand, en France, on prépare les repas de Ramadhân pour 100 personnes tous les soirs, on est "contents". Quand, en France toujours, on a réussi à payer quelques milliers d'euros pour sauver une famille des dettes ou autre, ou plusieurs centaines de milliers pour une mosquée, quand on a donné 50 euros à une association, on est "contents"... on a bien raison d'ailleurs d'être "contents", car pour mon exemple personnel : par ma culture française individualiste, avant l'Islam, jamais je n'ai été habituée aux gros dons, aides désintéressées, etc.

Ici, au Maghreb, malgré un salaire minimum de 200 Dt soit 100 euros par mois, c'est chose quasi-quotidienne et sans que les personnes n'aient besoin de demander : quand une femme est seule avec enfants, veuve ou divorcée, quand un enfant est hospitalisé pour payer ses soins et médicaments, quand on veut faire dawaa,... ben les musulmans sont là, qu'ils soient d'ailleurs très impliqués dans le dîn ou non.
Quand les tunisiens du Nord ont souffert du froid, un industriel a offert un camion entier de manteaux neufs, tout juste sortis de l'usine. L'association dans laquelle je participe, n'avait pas de mobilier, un autre industriel a offert du mobilier neuf pour meubler le double de la surface qu'on occupe actuellement. Un autre nous paye intégralement le loyer du local, l'internet, l'électricité, le téléphone dans le meilleur et plus fréquenté quartier de la ville... le plus cher également. Un autre a entièrement fourni tout le matériel pour les manifestations (tentes, banderoles, hifi et son), un autre finance un magazine islamique tous les 2 mois à 5000 euros le tirage.
Etc.
Qu'il s'agisse de la sphère familiale où la solidarité est la plus forte, du quartier où les voisins se visitent entre eux pour des quêtes pour les familles en difficulté, ou dans l'associatif, j'ai trouvé ici un sentiment d'amour fillâh entre soeurs ou entre frères QUE JE N'AI JAMAIS CONNU en France et pourtant je n'ai pas manqué d'activités dans un cadre islamique là-bas non plus.

Kheyr in châ-a-Llâh.

************************************

En ce qui concerne le projet dont je parlais plus haut, il est mis en place pour cet été pour des enfants tunisiens de la ville qui passeront in châ-a-llâh une quinzaine de jours à la campagne dans un dépaysement total pour eux.
Une maison/villa a été mise à disposition du projet pour l'hébergement.

Hârith
23/03/2012, 15h50
Assalâmu 'alaykum wa rahmatullah


Bârakallâhu fîk Yâ Hârith :)
Je l'ai constaté avec regrets moi aussi, et y compris maintenant je fais un graaaaand travail sur moi-même pour inverser la tendance.
Je ne m'étalerai pas sur ce sujet mais quand, en France, on prépare les repas de Ramadhân pour 100 personnes tous les soirs, on est "contents". Quand, en France toujours, on a réussi à payer quelques milliers d'euros pour sauver une famille des dettes ou autre, ou plusieurs centaines de milliers pour une mosquée, quand on a donné 50 euros à une association, on est "contents"... on a bien raison d'ailleurs d'être "contents", car pour mon exemple personnel : par ma culture française individualiste, avant l'Islam, jamais je n'ai été habituée aux gros dons, aides désintéressées, etc.

Ici, au Maghreb, malgré un salaire minimum de 200 Dt soit 100 euros par mois, c'est chose quasi-quotidienne et sans que les personnes n'aient besoin de demander : quand une femme est seule avec enfants, veuve ou divorcée, quand un enfant est hospitalisé pour payer ses soins et médicaments, quand on veut faire dawaa,... ben les musulmans sont là, qu'ils soient d'ailleurs très impliqués dans le dîn ou non.
Quand les tunisiens du Nord ont souffert du froid, un industriel a offert un camion entier de manteaux neufs, tout juste sortis de l'usine. L'association dans laquelle je participe, n'avait pas de mobilier, un autre industriel a offert du mobilier neuf pour meubler le double de la surface qu'on occupe actuellement. Un autre nous paye intégralement le loyer du local, l'internet, l'électricité, le téléphone dans le meilleur et plus fréquenté quartier de la ville... le plus cher également. Un autre a entièrement fourni tout le matériel pour les manifestations (tentes, banderoles, hifi et son), un autre finance un magazine islamique tous les 2 mois à 5000 euros le tirage.
Etc.
Qu'il s'agisse de la sphère familiale où la solidarité est la plus forte, du quartier où les voisins se visitent entre eux pour des quêtes pour les familles en difficulté, ou dans l'associatif, j'ai trouvé ici un sentiment d'amour fillâh entre soeurs ou entre frères QUE JE N'AI JAMAIS CONNU en France et pourtant je n'ai pas manqué d'activités dans un cadre islamique là-bas non plus.

Kheyr in châ-a-Llâh.

************************************

En ce qui concerne le projet dont je parlais plus haut, il est mis en place pour cet été pour des enfants tunisiens de la ville qui passeront in châ-a-llâh une quinzaine de jours à la campagne dans un dépaysement total pour eux.
Une maison/villa a été mise à disposition du projet pour l'hébergement.

Wa fîk bâraka Llâh.
C'est parce que ces valeurs, les musulmans ne les portent plus intrinsèquement. Au maghreb, c'est presque culturel.
Résultat, en France, les gens (musulmans) ont du mal à se positionner entre le tout gratuit & le tout payant.
Tu as d'un côté les "gratteurs" qui veulent que du tout gratuit au nom d'une conception assez étrange du "fi sabili Llâh" (alors qu'eux reçoivent mais ne donnent jamais même quand ils peuvent donner) & de l'autre une autre forme de "gratteurs" qui prônent le tout payant au nom d'une conception assez étrange (aussi) de l'entrepeunariat version islamique (version qui est en réalité la même que la version non islamique)

Hârith
28/06/2012, 13h11
Pourriez-vous nous dire où en est ce projet ?
Bâraka Llâhu fîklum